Sommaire
Comme moi, tu as sûrement un Chromebook. Comme moi tu emploies des applications Android. Justement ouvre une application Android. Regarde en haut de la fenêtre. Tu as trois boutons. Portrait. Paysage. Redimensionnable. Trois. Pas un curseur. Pas un coin qu’on attrape à la souris. Trois cases, comme au vestiaire. Manque un numéro dessus. Or le troisième, celui qui s’appelle Redimensionnable, est justement celui que le système te présente avec des pincettes. Des grosses même.
Maintenant une question se pose : que vont devenir les applications Android dans le prochain OS de Google ? Tu sais celui qu’on appelle actuellement Aluminium OS. Mais qui demain changera de nom. Comment vont-elles s’afficher ? Va-t-on avoir ces fameux boutons de redimensionnement ? Toutes ces questions ont été posées par un auditeur lors du Ckb Show 189. Questions qui m’amènent à fouiller dans la documentation de Google. Les pages qui parlent du Googlebook ne sont pas nombreuses, mais elles donnent déjà des pistes. Alors, je t’invite à me suivre. C’est parti !
Ces trois boutons, ce n’est pas ChromeOS qui les a mis là
Comme je te disais, il y a trois boutons. Trois boutons sur toutes les applications Android utilisées dans ChromeOS. Maintenant il faut savoir que chaque application Android arrive avec une fiche d’identité. Un petit fichier de réglages1. Le développeur y écrit ce qu’il accepte et ce qu’il refuse. Ensuite, il peut y écrire trois choses. Je veux que l’application soit en mode portrait. Paysage. Je refuse qu’on la redimensionne2.
ChromeOS lit cette fiche. Il obéit. Puis il te remonte le résultat sous forme de trois boutons.
| Ce que tu vois | Ce que ça règle | Demain |
| Portrait | L’application exige d’être debout | Ignoré |
| Paysage | Elle exige d’être couchée | Ignoré |
| Redimensionnable | Elle accepte, ou non, qu’on l’étire | Ignoré |
Voilà pourquoi une application Android sur Chromebook n’est pas adaptative. Ce n’est pas une faiblesse de ChromeOS. Pas du tout. Car c’est l’application qui a le droit de dire non. ChromeOS, lui, te propose poliment de choisir dans quelle boîte tu veux la ranger. Il ne fait qu’exécuter. Petit rappel de terrain, au passage. Ces libellés ont bougé. En 2021, les trois choix s’appelaient Format Téléphone, Format Tablette et Redimensionnable. Comme quoi tout change. Comme ce qui va suivre.
Quand une application Android dit non, voilà ce qui t’arrive
Dans ce cas, le système la met en boîte. Non, il ne la déforme pas. Non, il l’enferme dans un format précis. Le terme officiel est joli : le letterboxing.3 Ton application reste au format téléphone, posée au milieu ou sur un côté. Ensuite, Google remplit le vide autour avec des bandes de couleur ou du papier peint flouté. Par ailleurs, il existe une variante encore plus parlante. Le système ajoute un bouton pour redémarrer l’application et redessiner l’affichage.
Oui, tu as bien lu. Redémarrer.
Autre cas de figure. L’application refuse carrément le redimensionnement. Résultat, elle est mise à l’échelle. Pas réagencée. Nuance capitale. Concrètement, tes boutons grossissent, ton interface reste celle d’un téléphone. Enfin, ajoute à ça l’avertissement que ChromeOS affiche depuis toujours. Le bon affichage n’est pas garanti, l’application n’ayant pas été conçue pour ce système. Au moins, c’est dit.
Bref, voilà l’état des lieux. Le système ne peut pas forcer. Alors il négocie, il encadre, il prévient. Trois boutons et un avertissement.
Tout n’est qu’une histoire de boîte
Maintenant, la question qui tue. Pourquoi au format téléphone ? Car les applications Android ont été prévues pour fonctionner sur des smartphones. Pas sur des écrans de PC, ni des tablettes. Et pendant des années, le smartphone, c’était le 16:9. L’ancien standard. C’est le format des téléviseurs. C’est aussi celui des anciens smartphones, les iPhone 5 à 8 par exemple.
Aujourd’hui, en 2026, le format employé est le 19,5:9 et le 20:9. La norme actuelle. C’est le plus répandu sur les smartphones récents. iPhone récents, Samsung Galaxy, Xiaomi et les autres. Les écrans sont plus étirés pour tenir facilement dans la main. Donc, tu auras compris que tout n’est qu’une histoire de boîte. Avant elle était petite. Demain elle sera grande. Alors comment adapter les applications Android à ce qui deviendra une norme ? C’est-à-dire l’adaptativité d’une fenêtre par rapport à l’espace où elle se situe.
600 dp
le seuil qui change tout
Android a commencé à ne plus écouter
Si tu ne le savais pas mais le basculement vers l’adaptativité a démarré il y a un an et demi. Personne n’en a parlé côté grand public. Avec Android 16, Google a décidé d’ignorer ces trois réglages sur les grands écrans. C’est écrit dans sa documentation, sans détour. Android 16 ignore les restrictions d’orientation, de forme et de redimensionnement. Objectif affiché : améliorer la mise en page sur les appareils dont la plus petite dimension atteint 600 points d’écran4.
Six cents. Retiens ce nombre, tout se joue là. En dessous, rien ne change. Au-dessus, l’application n’a plus son mot à dire. Qu’est-ce qui passe au-dessus ? Les tablettes. Les écrans internes des grands pliants. Sans oublier le mode bureau. En clair, tout sauf un téléphone. Cependant, deux exceptions demeurent, et elles sont logiques. Les petits écrans ne sont pas concernés. Les jeux non plus, dès lors qu’ils se déclarent comme tels. Un jeu de course verrouillé en paysage garde le droit de l’être. Mais Android 16 laissait une porte de sortie. Le développeur pouvait cocher une case5 et retrouver l’ancien comportement. Une case pour dire « moi, je continue comme avant ».
Puis Google a fermé la porte à clé
Cette porte, Google vient de la condamner. Or il le dit dans un encadré d’avertissement de sa propre documentation. Voici le texte exact : « orientation, aspect ratio, and resizability restrictions will always be ignored ». Soit : les restrictions d’orientation, de forme et de redimensionnement seront toujours ignorées. Toujours. Pas « par défaut ». Toujours. Et toujours, c’est toujours.
Par ailleurs, la page va plus loin. Une application ne pourra même plus demander son orientation. Ni la connaître utilement. Le droit de refuser n’est pas restreint. Il est supprimé. Traduisons en clair. Aujourd’hui, une application peut encore t’imposer sa forme sur un grand écran, à condition d’avoir coché la bonne case. Demain, non. Le système décide, l’application suit. Ainsi, un éditeur qui n’a rien touché depuis cinq ans verra son application s’étirer sans qu’on lui demande son avis. Certains vont grincer des dents. D’autres n’auront rien à faire, parce que leur travail était déjà propre. Reste un dernier recours. Toutefois, il n’appartient plus au développeur. C’est toi. Utilisateur. On y revient dans deux minutes.
La date à retenir n’est pas le 15 septembre
Maintenant autre question importante. Quand ce chantier de dimension des fenêtres Android doit-il être fini ? J’ai trouvé une date. Dans un billet du 13 février 2026, Google fixe l’échéance : août 2027. Passé ce délai, une application qui n’a pas suivi se retrouve bloquée. Plus de mise à jour normale sur le Play Store. Terminé. Au piquet l’application. Fais le calcul. Les premiers Googlebook arrivent logiquement cet automne. L’échéance tombe moins d’un an plus tard. Le parc d’applications sera donc poussé vers l’adaptation au moment précis où les premières machines fêteront leur premier anniversaire.
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Soutenir MyChromebook.frLà encore, ce n’est pas un hasard de calendrier. On appelle cela une séquence. D’abord on retire aux applications le droit de refuser. Ensuite on sort la machine sur laquelle ce refus se voyait le plus. Une précision, cependant, pour ne pas te faire peur inutilement. Rien ne disparaîtra du jour au lendemain. L’échéance bloque les mises à jour, pas les applications. Une application abandonnée par son éditeur restera installable. Simplement figée. Dans sa boîte. Sur un écran qui aurait pu l’accueillir en entier. C’est la seule différence.
Aujourd’hui, sur ChromeOS Trois boutons, et c’est l’application qui les a écrits Orientation de la fenêtreImposée RedimensionnementImposé Forme de la fenêtreImposé Si l’application refuse de s’étirer, le système la met en boîte et ajoute un bouton pour la redémarrer. Voir la preuveMasquer la preuve
screenOrientation, resizeableActivity et minAspectRatio / maxAspectRatio.
Android 16, l’an dernier Le système commence à ignorer, mais laisse une porte de sortie Orientation de la fenêtreIgnorée RedimensionnementIgnoré Forme de la fenêtreIgnoré Refus explicite du développeurEncore possible Au-dessus de 600 dp seulement. Les téléphones et les jeux ne sont pas concernés. Voir la preuveMasquer la preuve
Android 17, la prochaine version La porte de sortie est condamnée Orientation de la fenêtreToujours ignorée RedimensionnementToujours ignoré Forme de la fenêtreToujours ignoré Refus explicite du développeurSupprimé Il reste un recours, et il est à toi : le menu de rapport d’aspect, application par application. Voir la preuveMasquer la preuve
Août 2027 L’échéance de Google Play, et c’est elle qui rend la règle réelle Suivre la nouvelle règle sur le Play StoreObligatoire Application non mise à jourFigée, mais installée Les premiers Googlebook sont attendus à l’automne 2026, moins d’un an avant cette date. Voir la preuveMasquer la preuve
Le pouvoir change de mains, et il atterrit dans les tiennes
Alors, ces trois boutons, ils disparaissent pour aller où ? Chez toi. La réponse est déjà écrite. Depuis Android 14, un menu de réglages existe sur les grands écrans. Il liste toutes tes applications. Tu en choisis une. Tu lui imposes une forme. Ou le plein écran. D’ailleurs, tu peux tout remettre comme avant. Le détail qui compte est dans la suite. Si tu forces le plein écran, l’application devient redimensionnable, exactement comme si le développeur l’avait autorisé. Google l’écrit noir sur blanc : « as if the app had been configured with the manifest attribute resizeableActivity= »true » ».
Bref, tu vois le renversement ? Hier, le développeur décidait et ChromeOS te proposait trois boîtes. Demain, le système décide par défaut, et c’est toi qui garde la main pour revenir en arrière. Bref, tu deviens le maître de ton écran. Une nuance, tout de même. Le développeur peut encore se retirer de ce menu-là.6 Du coup, son application disparaît de la liste, et tu ne peux plus rien changer. Ce refus-ci n’est pas concerné par la suppression de 2027. Enfin, en mode bureau, une bonne partie du travail est déjà faite. Les applications à orientation verrouillée y sont librement redimensionnables. Le bureau n’attend pas 2027. Il applique déjà la règle.
Le partage d’écran, tu y gagnes
D’ailleurs, tu te poses peut-être une question. Si le refus disparaît, que devient ton choix de placement en multi-fenêtre ? En clair, tu en gagnes. Tu n’en perds pas. Aujourd’hui, une application qui refuse le redimensionnement n’est pas vraiment plaçable. Sur un petit écran, elle n’a même pas droit au partage d’écran. Sur un grand, elle bascule en mode de compatibilité, avec sa boîte et son bouton de redémarrage. À partir d’Android 16, ce refus est ignoré au-dessus de 600 dp. L’application devient plaçable comme les autres.
Surtout, Google ajoute une phrase pour nous. La voici : « On some larger devices, such as Chromebooks, your app might run in a resizable window ». Sur certains grands appareils, dont les Chromebook, ton application peut déjà tourner dans une fenêtre redimensionnable. Même quand le développeur l’a refusé. Autrement dit, le veto ne disparaît pas de ton côté. Il disparaît du côté du développeur. Enfin, en mode bureau, une bonne partie du travail est déjà faite. Les applications à orientation verrouillée y sont librement redimensionnables. Le bureau n’attend pas 2027. Il applique déjà la règle. (Ce chapitre a été rajouté suite à une question à retrouver dans le commentaire de David Wynot. Merci à lui)
Le Play Store a un badge. Pas pour nous.
Reste la vitrine. Parce qu’une règle technique ne suffit jamais à faire bouger un catalogue. Google a donc classé les applications adaptatives en trois niveaux. Le socle, le recommandé, le haut du panier. Sa consigne aux développeurs est claire. Viser le deuxième pour être bon partout. Viser le premier pour être remarquable sur les grands écrans, bureau compris. Pour motiver tout le monde, un badge est arrivé. Qui s’affiche dans la boutique. Google l’annonce ainsi : un nouveau badge met en avant les applications de qualité conçues pour « tablets and foldables ». C’est clair. Net. Précis.
Relis bien la fin de la phrase. Tablettes et pliants. Pas les Chromebook. Ni lle bureau. Pas le Googlebook. Ce n’est pas un détail de vocabulaire. Un badge, dans une boutique, ça oriente les clics. Autrement dit, un développeur regarde d’abord la case qu’il peut cocher. Or la case Chromebook n’existe pas. Donc rien ne pousse aujourd’hui un éditeur à soigner l’affichage sur nos machines, sinon la règle technique elle-même. Le badge existe. La catégorie qui nous intéresse n’y est pas encore. Mais je garde un œil là-dessus.
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Et le Googlebook, dans tout ça ?
Terminons par la machine. Celle que nous attendons tous. Et qui est le pivot de l’article. C’est elle qui donne son sens à l’ensemble. Google lui consacre un centre pour développeurs, hébergé chez Android. La promesse y est directe : « If you’re already building Android apps, they will work on Googlebook. » Si tu développes déjà des applications Android, elles fonctionneront dessus. Oui, tu as bien lu. Elles fonctionneront.
La page décrit ensuite ce que la machine attend. Plusieurs fenêtres d’une même application côte à côte. Du glisser-déposer entre applications. Des widgets sur le bureau. Des curseurs qui changent de forme. La gestion de fichiers et l’impression. Compare avec tes trois boutons. D’un côté, un système qui demande à l’application dans quelle boîte elle veut être rangée. De l’autre, un système qui suppose qu’elle sait se réagencer toute seule.
Deux éléments de plus, et ils ne sortent pas de la même étagère. D’abord une déclaration. Interrogé en juin par Chrome Unboxed, John Maletis, vice-président chez Google, lâche ceci : « truly native Android applications, not emulated ». De vraies applications Android natives, pas émulées. Sur un Chromebook, une application Android tourne dans une boîte virtualisée. Sur un Googlebook, non. Et ça change tout. Une application émulée ne se réagence pas librement.
Vient ensuite une fuite, et je te la donne pour ce qu’elle vaut. Le 12 mai, des captures et une vidéo d’une version interne du système ont circulé. On y voit des applications en fenêtres. Des bureaux virtuels. Des applications posées sur le bureau, ce que ChromeOS ne permet pas. Ainsi qu’un gestionnaire de tâches qui plante à l’ouverture. Version interne, instable, aucune valeur d’engagement. Alors, pour répondre à notre auditeur du Ckb Show. Oui, les trois boutons vont disparaître. Non, ce n’est pas le Googlebook qui les supprime. C’est Android qui leur a retiré ce qu’ils commandaient. Et la machine arrive juste après. Voilà, il sait tout.
Notes de bas de page :
- Ce fichier s’appelle le manifeste. Chaque application Android en possède un. Il déclare ce que l’application demande au système, des autorisations d’accès jusqu’aux contraintes d’affichage. ↩︎
- Dans le manifeste, ces trois réglages portent les noms
screenOrientationpour l’orientation,resizeableActivitypour le redimensionnement, etminAspectRatioetmaxAspectRatiopour la forme de la fenêtre. ↩︎ - Letterboxing, littéralement mise en boîte aux lettres. C’est la même technique qui met des bandes noires autour d’un film au format cinéma sur un téléviseur. La variante avec bouton de redémarrage s’appelle le mode de compatibilité de taille. ↩︎
- Le point d’écran, ou dp, est l’unité de mesure d’Android. Elle décrit une taille apparente plutôt qu’un nombre de pixels, pour qu’un même élément paraisse identique sur un écran fin et sur un écran grossier. Six cents dp, c’est à peu près la largeur d’une petite tablette. ↩︎
- Cette case porte le nom charmant de
PROPERTY_COMPAT_ALLOW_RESTRICTED_RESIZABILITY. Les versions concernées sont Android 16 pour le début du basculement et Android 17 pour la suppression du refus. ↩︎ - Là aussi il y a un nom :
PROPERTY_COMPAT_ALLOW_USER_ASPECT_RATIO_OVERRIDE. Posé à faux, il retire l’application de ton menu de réglages. ↩︎
Sources pour aller plus loin :
- Android Developers : le mode de compatibilité, la mise en boîte et le bouton de redémarrage expliqués par Google
- Android Developers : la page Android 17 qui liste les restrictions désormais ignorées et supprime le droit de refus
- Android Developers : orientation, forme et redimensionnement, réglage par réglage, avec le seuil des 600 dp
- Android Developers Blog : le billet du 13 février 2026 qui fixe l’échéance d’août 2027 sur Google Play
- Android Developers : le menu de rapport d’aspect qui remplace les trois boutons, et l’échappatoire qui reste au développeur
- Android Developers : les trois niveaux de qualité des applications adaptatives, définis par Google
- Google Play : le bilan du deuxième trimestre 2026 et le nouveau badge grand écran
- Android Developers : le centre développeurs du Googlebook et ce que la machine attend des applications
- Chrome Unboxed : le vice-président de Google explique pourquoi les applications Android tourneront en natif, sans émulation
- 9to5Google : la fuite du système de bureau, avec applications en fenêtres et bureaux virtuels
Questions fréquentes
Pourquoi une application Android ne remplit-elle pas tout l’écran de mon Chromebook ?
Parce que ce n’est pas ChromeOS qui décide, c’est l’application. Son développeur inscrit dans le manifeste ce qu’il accepte et ce qu’il refuse : une orientation imposée, une forme de fenêtre, un refus de redimensionnement. ChromeOS lit cette fiche, il obéit, et il te remonte le résultat sous forme de trois boutons. Quand l’application refuse de s’étirer, le système la met en boîte et remplit le vide autour avec des bandes de couleur ou du papier peint flouté.
Les trois boutons Portrait, Paysage et Redimensionnable vont-ils disparaître ?
Ils vont perdre ce qu’ils commandaient, ce qui revient au même. Android 16 ignore déjà les restrictions d’orientation, de forme et de redimensionnement sur tout écran dont la plus petite dimension atteint 600 dp, soit les tablettes, les grands pliants et le mode bureau. La version suivante va plus loin : Google écrit dans un encadré d’avertissement de sa documentation que ces restrictions seront toujours ignorées, et que la possibilité de refus est supprimée.
À quelle date les applications Android devront-elles s’adapter aux grands écrans ?
Août 2027. Google l’a fixé dans un billet du 13 février 2026 destiné aux développeurs. Passé cette échéance, une application qui n’a pas suivi ne peut plus être mise à jour normalement sur le Play Store. Attention toutefois, l’échéance bloque les mises à jour, pas les applications : une application abandonnée par son éditeur restera installable, simplement figée dans sa boîte.
Le Googlebook fera-t-il tourner mes applications Android ?
Oui, et Google le dit sans détour dans le centre pour développeurs qu’il consacre à la machine : si vous développez déjà des applications Android, elles fonctionneront sur Googlebook. La page décrit aussi ce que la machine attend d’elles : plusieurs fenêtres d’une même application côte à côte, du glisser-déposer entre applications, des widgets sur le bureau, la gestion de fichiers et l’impression. Autrement dit, une application qui sait se réagencer toute seule.
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Ambiguïté : il y a aussi 3 boutons en bas d’un écran android.
Si « redimensionner » disparaît, que devient le choix de l’emplacement de la fenêtre dans le multi fenêtres.
Bonne remarque sur les deux points, merci.
Pour les trois boutons du bas, tu as raison, c’est ambigu. Je parle bien des trois du haut de la fenêtre, sur Chromebook. Je vais le préciser dans le texte.
Pour le multi-fenêtre, la réponse va te rassurer, elle est à l’envers de ce que tu crains. Aujourd’hui, une application qui refuse le redimensionnement n’est justement pas plaçable. Sur un petit écran, elle n’a pas droit au partage d’écran du tout. Sur un grand, elle bascule en mode de compatibilité, dans sa boîte. Quand Android ignore ce refus, elle devient plaçable comme les autres.
Tu ne perds pas ton choix de placement. Tu en gagnes. C’est le veto du développeur qui saute, pas le tien.
Et Google écrit même cette phrase, qui nous concerne directement : « On some larger devices, such as Chromebooks, your app might run in a resizable window even if you specify android:resizeableActivity= »false » ». Sur certains grands appareils, dont les Chromebook, ton application peut déjà tourner dans une fenêtre redimensionnable même si le développeur l’a refusé.
J’ai ajouté une section au papier pour traiter ta question. Merci à toi.