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Google I/O 2026 : deux heures de Gemini, une promesse pour juin

Lecture : 33 minutes
Google I/O 2026
Google I/O 2026
Sommaire

Près de deux heures de show, vingt-deux annonces officielles, un mot martelé en boucle (« agentic ») et le sentiment tenace, à la fin, qu’on vient d’assister à un long argumentaire pour vendre une chose dont personne n’avait demandé la liste complète. Voilà ce que Google m’a expliqué pendant cent minutes : moi, son utilisateur, je n’ai plus besoin de cliquer, plus besoin d’organiser ma vie, plus besoin de comparer les prix, plus besoin de choisir mon café, et accessoirement plus besoin de garder mon laptop ouvert.

Gemini Spark va vivre 24 heures sur 24 dans le cloud, Antigravity va coder à ma place pour moins de 1 000 dollars de tokens, Universal Cart va remplir mon panier d’achat, Liz Reid va transformer Search en moteur d’agents persistants, et Samsung va me poser des lunettes intelligentes sur le nez à l’automne. C’est dense. C’est calculé. Probablement le keynote Google le plus discipliné depuis cinq ans. Et, à plusieurs égards, c’est fascinant. Voici ce que Google a annoncé, ce qui marche dans le pitch, ce qui sonne faux, et ce que les utilisateurs européens, toujours traités comme les invités de seconde zone de la fête, vont devoir attendre.

Mais d’abord, posons le cadre. Mardi 19 mai 2026, 19h heure de Paris, 10h heure du Pacifique. Shoreline Amphitheatre, Mountain View. Pas de pré-recorded cette fois : Sundar Pichai en personne, sur scène, devant 26 000 spectateurs en streaming et plusieurs milliers de développeurs assis (presque) dans l’herbe. Le pré-show nous a fait Pokimane jouant à Infinite Scaler, de la musique générée par Lyria 3 dans un style baptisé « Jellectronica », et des méduses du Monterey Bay Aquarium suivies par un système de détection d’objets IA. Le ton est donné. Le keynote a duré une heure quarante-cinq minutes. Une seule annonce hardware grand public : les Samsung Intelligent Eyewear, prévues pour l’automne. Sinon, on aura eu droit à une avalanche de logiciels, de modèles et d’agents.

En résumé : ce qu’il faut retenir en 30 secondes

Google vient de transformer Gemini en plateforme agentique de bout en bout, du dev jusqu’au consumer, du Search à la voiture, du laptop aux lunettes. Le show a été dense et a dévoilé vingt-deux annonces réparties sur cinq axes :

  • Gemini Spark : l’agent personnel 24/7 qui tourne dans le cloud, même quand ton laptop est fermé. Beta dès la semaine prochaine pour AI Ultra US, été 2026 dans Chrome.
  • Antigravity 2.0 : l’IDE agentic-first, douze fois plus rapide que la V1, disponible globalement gratuitement aujourd’hui. Attaque frontale sur Claude Code.
  • Gemini 3.5 Flash + Omni Flash : nouveaux modèles disponibles aujourd’hui dans tous les produits Google. Gemini 3.5 Pro promis pour juin.
  • Search agentic : « le plus gros upgrade en 30 ans » selon Tom’s Guide. AI Mode upgradé, agents en background, Universal Cart, nouvelle Intelligent Search Box.
  • Samsung Intelligent Eyewear : nom officiel des lunettes Galaxy Glasses. Compatibles Android ET iPhone. Sortie automne 2026.

Le show s’est ouvert avec Sundar Pichai dévoilant des chiffres records : 900 millions d’utilisateurs mensuels Gemini, 3,2 quadrillions de tokens par mois, 190 milliards de dollars de CapEx 2026. Le pitch officiel : « Gemini, le pas en avant, partout. »

A retenir :

Le 19 mai 2026 à Mountain View, Google a annoncé vingt-deux nouvelles features dont Gemini Spark (agent 24/7 sur cloud), Antigravity 2.0 (IDE agentique gratuit), Gemini 3.5 Flash, Universal Cart et Samsung Intelligent Eyewear. Analyse complète du keynote de 100 minutes, des annonces produits aux absents stratégiques.

Les chiffres qui font mal

Le CEO de Google  commence comme il finit. Par une vidéo émotive intitulée « Let’s make something that matters ». Un mash-up de moments de l’année écoulée, avec un highlight reel de Pichai lui-même généré par IA, dans lequel il apprend la guitare et ne va pas dans l’espace. Une blague récurrente qui dit beaucoup sur la culture interne de Google en 2026 : on est dans la phase post-frénésie, post-démos truquées de 2023, post-« AI hallucinate ». On est dans la phase « montrez-nous ce que ça fait vraiment ».

Sundar Pichai le sait. Il enchaîne les chiffres comme un trader qui pose ses cartes :

  • 📱 900 millions d’utilisateurs mensuels pour l’app Gemini. Doublé en un an.
  • 🔥 3,2 quadrillions de tokens par mois traités sur l’infrastructure Google. 7x en YoY.
  • 19 milliards de tokens par minute au pic.
  • 🧠 3 trillions de tokens par jour en interne sur Gemini 3.5 Flash.
  • 🌍 13 produits Google avec plus d’un milliard d’utilisateurs, dont 5 au-dessus de 3 milliards.
  • 🔎 AI Overviews à 2,5 milliards d’utilisateurs mensuels, doublé chaque trimestre depuis l’été 2025.
  • 💸 190 milliards de dollars de CapEx IA en 2026. Six fois plus qu’en 2022.

Il sourit en lâchant « tokenmaxxing ». La salle ne sait pas si c’est une blague ou une stratégie. Probablement les deux.

Mon avis : Ces chiffres servent une seule fonction : justifier les 190 milliards de CapEx aux yeux des investisseurs. Alphabet a doublé son budget infrastructure en un an. Si les usages doublent en un an, le ratio tient. Si les usages s’aplatissent, l’action Alphabet décroche. Tout le keynote doit nourrir cette équation. Et S. Pichai le sait. C’est pour ça qu’il enchaîne avec des features qui montrent des USAGES, pas des modèles. Le marché ne veut plus de benchmarks, il veut des verbes : acheter, organiser, coder, naviguer, payer. Et bien sûr aimer.

Les quatre premières annonces : douces, calibrées

Avant de lâcher les gros morceaux, S. Pichai déroule quatre features qui paraissent presque banales tant on les attendait.

Ask YouTube. Tu poses une question, l’IA trouve la vidéo et te donne l’extrait précis. Plus besoin de regarder dix minutes de tutoriel pour comprendre où cliquer. Rollout US cet été, déjà dispo pour les abonnés YouTube Premium. Engadget ironise : « Soon, you can watch even less of a YouTube video. »

Docs Live. Tu parles, Gemini écrit un document complet. Pas de la dictée. La démo montre un utilisateur qui hésite, dit « euh », « hum », change d’avis en cours de phrase. Gemini comprend, structure, livre un Doc propre. Été 2026 pour les abonnés AI Pro et Ultra. C’est probablement la feature la plus utile du keynote pour les freelances et les étudiants. Et personne n’en parlera.

Ask Maps. Langage naturel sur Google Maps. « Trouve-moi un café avec wifi à moins de 5 minutes à pied qui n’est pas Starbucks. » Pas de date précise. C’est dans les tuyaux.

TPU 8. La huitième génération des chips IA maison de Google, présentée avec des yeux écarquillés (« googly eyes ») collés dessus comme dans un meme. Deux fois meilleur en performance par watt. Le détail technique que personne ne retiendra mais qui justifie les 190 milliards de CapEx. Sans TPU 8, le reste du keynote n’existe pas.

Google I/O 2026 : deux heures de Gemini, une promesse pour juin
‘Unité de traitement tensoriel (TPU 8)

Mon avis : Ask YouTube et Docs Live sont deux features qui sortent uniquement aux États-Unis au lancement. C’est devenu le tribut culturel de chaque I/O. Comme d’habitude, l’utilisateur français devra patienter. La France n’est pas mentionnée. L’Europe non plus. À voir si l’EU AI Act, qui entre en pleine application en août 2026, va encore retarder le tout. Spoiler : oui.

SynthID : la diplomatie de l’image

Sundar Pichai annonce ensuite l’expansion de SynthID, le système de watermark invisible pour identifier les contenus générés par IA. Et là, surprise : OpenAI, Nvidia, ElevenLabs et Kakao adoptent le standard Google. Anthropic n’est pas dans la liste. Ni Meta. Mais OpenAI, oui. Le concurrent direct. Celui qui a passé deux ans à dire que la transparence sur l’IA était une responsabilité partagée.

Côté UX, SynthID arrive dans deux endroits où ça compte :

  • 🔍 Circle to Search sur Android : tu encercles une image, l’IA te dit si elle est synthétique
  • 🖱️ Clic droit sur les images dans Chrome : déclenche la vérification SynthID

Donc, n’importe quel utilisateur Chrome dans le monde pourra, dès cette année, vérifier d’un clic si une photo qu’il voit traîner a été générée par une machine.

Mon avis : C’est peut-être la feature la plus civique du keynote. Et personne n’en parlera. Le fait qu’OpenAI adopte SynthID est gigantesque pour la lutte contre la désinformation. Mais ce n’est pas sexy. Donc ça passera sous le radar. C’est pourtant une vraie info utilisateur : à l’approche des élections françaises de 2027, savoir vérifier d’un clic droit si l’image qui tourne dans ton WhatsApp est réelle ou fabriquée par IA, c’est une compétence de survie civique. 

Gemini Omni est là

Vingt minutes après le début, Sundar Pichai cède la place à Demis Hassabis, CEO de Google DeepMind. C’est la première chose qui change cette année. Hassabis n’attend plus la fin du keynote. Il vient au milieu. Parce que ce qu’il a à montrer ne peut plus attendre.

« AGI is just a few years away », lâche-t-il dès sa première phrase. Une phrase qu’il répète à chaque keynote depuis trois ans. Mais cette fois, on a presque envie de le croire.

Il dévoile Gemini Omni. Le modèle qui combine « l’intelligence de Gemini avec une multimodalité totale ». Input : audio, vidéo, images, texte. Output : vidéo. Pas une vidéo de stock. Pas une animation. Une vraie vidéo, avec compréhension de la physique, de la gravité, de la lumière, et capacité d’édition par conversation.

Les exemples démo :

  • 🎬 « Change le fond de cette vidéo » : il change en deux secondes
  • 🎭 « Change le personnage principal » : transformation cohérente sur les 30 secondes
  • 📐 « Change la perspective de caméra » : refait la scène depuis un autre angle

La démo dure quatre minutes. Le résultat est plus propre que Veo 3. Plus propre que Sora 2. Plus propre que tout ce qu’on a vu jusqu’ici.

Et puis Hassabis annonce la chose qu’on n’attendait pas vraiment ce soir : Gemini Omni Flash est disponible aujourd’hui pour les abonnés AI Pro et Ultra, dans l’app Gemini, dans Google Flow, et dans YouTube Shorts. Omni Pro arrivera plus tard cette année.

Mon avis : Il y a un mois, Veo 3 venait juste de sortir. Aujourd’hui, Omni est déjà entre les mains du public. Le rythme de release de Google a accéléré au point que la version précédente devient obsolète avant d’avoir été testée par la presse. Pour les créateurs YouTube, c’est une bombe. Pour les développeurs vidéo, c’est une révolution. Les ayants droit, c’est cauchemardesque. Et pour les internautes ? Bonne chance pour distinguer une vraie vidéo d’une fausse à partir de l’automne. Heureusement, voir plus haut, on aura SynthID pour vérifier (sauf si Sora, qui ne signe pas, est utilisé à la place, ce qui est probable).

Gemini 3.5 Flash : 289 tokens par seconde, aujourd’hui

Trente minutes après le début, S. Pichai revient et lâche le morceau qu’on attendait tous depuis trois mois : Gemini 3.5 Flash.

🚀 289 tokens par seconde. Quatre fois plus rapide que les modèles frontière concurrents.

🌍 Disponible aujourd’hui dans tous les produits Google et dans l’API.

Google I/O 2026 : deux heures de Gemini, une promesse pour juin
Gemini 3.5 Flash

Pas Gemini 4. Pas la révolution générationnelle. Mais une version 3.5 qui fait, sur le papier, à peu près le boulot d’un GPT-5.5. Selon les leaks pré-keynote rapportés par Alex Heath, Gemini 3.5 reste « légèrement en deçà de Claude Mythos », le modèle frontière d’Anthropic sorti le 7 avril. Mais S. Pichai a une botte secrète :

Gemini 3.5 Pro arrive en juin. Sa formule sur scène : « Give us another month. » La salle rit. Le modèle est déjà en utilisation interne. Trois trillions de tokens sont traités par jour en interne. S. Pichai sait ce qu’il a.

Mon avis : S. Pichai s’est gardé de mettre Gemini 3.5 en face de Claude Mythos sur des benchmarks. C’est dire. La vitesse est impressionnante, mais elle ne compense pas l’intelligence brute. Anthropic Claude Mythos reste devant. OpenAI GPT-5.5 reste devant en certaines tâches. « Give us another month », c’est l’aveu déguisé que le vrai concurrent de Mythos n’est pas encore prêt. La promesse de juin va peser lourd. Si Gemini 3.5 Pro ne dépasse pas Mythos, l’argumentaire de Google va se fissurer. Et le problème, c’est qu’Anthropic n’attend personne. Quand Pro sortira en juin, Anthropic aura probablement déjà sorti Mythos Sonnet ou un truc équivalent. Course de hamsters.

ANTIGRAVITY 2.0

Et là, le show change de niveau. Varun Mohan, l’ancien CEO de Windsurf, monte sur scène. Pour ceux qui suivent : Mohan a rejoint Google il y a six mois, juste après qu’Anthropic ait racheté Windsurf en mars 2025. C’est l’embauche la plus stratégique de Google dans le segment du coding agentic. Il annonce Antigravity 2.0. L’IDE agent-first de Google.

Et tout est lâché en rafale :

  • 🌍 Disponible globalement, gratuitement, dès aujourd’hui
  • 💻 Antigravity CLI disponible aujourd’hui
  • 🔧 Antigravity SDK disponible aujourd’hui
  • 🎤 Antigravity Native Voice Support disponible aujourd’hui
  • 12 fois plus rapide qu’Antigravity 1.0
  • 🔗 Intégration native avec Firebase, AI Studio, Android Studio

Et puis vient la démo qui restera dans l’histoire de l’événement. Mohan annonce que Google a demandé à Antigravity 2.0 et à son « army of agents » de construire un système d’exploitation à partir de zéro. Pas un toy OS. Un vrai. Coût total : moins de 1 000 dollars de tokens. Imagine ce que coûterait la même chose chez Anthropic avec Claude Code.

Et pour ne pas laisser planer le doute, Mohan lance une dernière démo : « Can it run Doom? » Le clone de Doom, codé par Antigravity pour l’OS qu’Antigravity a lui-même construit, tourne sur scène. En direct. Le public applaudit. Engadget commente sobrement : « Google is clearly trying to catch up to Claude Code’s dominance. I have to say Antigravity is a good name. » Bingo.

Mon avis : Si tu codes, ce moment a probablement été le plus marquant du keynote. Construire un OS pour moins de 1 000 dollars de tokens, c’est un argument financier qui parle aux CTO et aux indie devs. C’est aussi une attaque frontale, directe, sans ambiguïté, contre Claude Code et Cursor. Mohan n’a même pas cité ses concurrents. Il n’en avait pas besoin.

Le détail technique qui m’a fait sourire : Antigravity harness, l’architecture multi-agents sous-jacente, sert AUSSI à propulser Spark côté consumer. Une seule plomberie pour deux produits. Anthropic a Claude Code et Claude Conway, mais ce sont deux produits séparés avec deux harnessings différents. Google vient d’unifier. C’est une décision d’architecture qui va se sentir dans la cohérence des produits pendant les deux prochaines années.

Pour les développeurs français : Antigravity 2.0 est dispo globalement, gratuitement, aujourd’hui. Sans restriction géographique. C’est l’une des très rares annonces du keynote qui ne nous met pas sur la touche. Tu peux le télécharger ce matin et coder ton premier OS avant le déjeuner. Si tu réussis à le faire tourner Doom en moins de 1 000 dollars de tokens, fais-moi signe. Tu mérites un article dédié. Et un mug MyChromebook en prime.

Mug MyChromebook
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GEMINI SPARK : la vraie bombe du keynote

Quarante-deux minutes dans le keynote. S. Pichai revient. Et il annonce Gemini Spark. C’est Remy. Le codename qu’on traquait depuis trois mois. Confirmé. Officiel. Et présenté comme « un agent personnel 24/7 ». S. Pichai cède la scène à Josh Woodward, VP de l’app Gemini. C’est lui qui pilote la démo. Et la démo, c’est le moment où le public arrête de scroller et sort son téléphone.

Gemini Spark tourne sur des machines virtuelles dédiées dans Google Cloud. Pas en local. Pas sur ton appareil. Dans le cloud Google, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Même quand ton laptop est fermé. Même quand ton téléphone est éteint. L’agent continue de bosser. Powered by Gemini 3.5 Flash + Antigravity harness. C’est là que tout s’assemble. La même architecture qui sert à coder un OS pour 1 000 dollars sert aussi à organiser ta vie personnelle. Unification. Le mot que je retiens du keynote après agentic.

Spark supporte MCP, le Model Context Protocol d’Anthropic. Oui. Google adopte le standard open source de son concurrent direct, parce que c’est devenu le standard de fait du secteur. Ça en dit long. Spark a un marketplace de skills. Tu peux créer tes propres compétences ou télécharger celles des autres. Comme un App Store de tâches. Et puis vient la démo block party. C’est la démo qui marque.

Woodward dit : « Gemini Spark can create a hype deck about your upcoming block party. Let’s go. »

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Et Spark le fait :

  • 🎨 Crée un hype deck (mini deck d’invitation)
  • 📧 Extrait les RSVP depuis Gmail
  • 📊 Met à jour une feuille Google Sheet en temps réel
  • 🔔 Envoie des emails de relance aux invités qui n’ont pas répondu
  • 🪄 Tout ça en background, pendant que Woodward parle d’autre chose à l’écran

Yahoo Tech capte le moment exact où la salle bascule : « Spark seems to be getting the most interest so far. People who were just idly watching the show are finally pulling out their phones and recording Josh’s presentation. » Voilà. Le public Google sait reconnaître la chose qui va marcher.

Détails techniques :

  • 📱 Android ET iPhone dès le lancement
  • 🔄 Sync multi-devices
  • 🎤 Voice actions supportées
  • 📨 Integration Workspace (Gmail, Sheets, Docs)
  • 🔌 Third-party apps « coming soon »
  • 🇺🇸 Beta dès la semaine prochaine (25 mai) pour AI Ultra US uniquement
  • 🌐 Spark dans Chrome cet été (juin-août)

Et puis S. Pichai revient pour balancer la blague qu’on attendait. « With Spark, yes, you can close your laptop. » Référence directe au même Twitter récent où des utilisateurs d’Anthropic ont accidentellement coupé Claude en fermant leur laptop, perdant des heures de travail agentic. Le public rit.

Mon avis : Pour la première fois depuis longtemps, j’ai vu une démo IA en direct sur scène qui m’a fait penser : ah, ça, je l’utiliserais demain matin. La démo de la block party est triviale en surface. Mais derrière, ce qui se passe, c’est qu’un agent unique a coordonné Gmail, Sheets, Slides et Docs dans une séquence multi-étapes sans qu’aucune erreur ne survienne sur scène. Spark est la première démo agentique que j’ai vue qui ne ressemble pas à un trick de magie.

Le détail qui change tout : c’est sur des VMs dans Google Cloud, pas en local. Donc ça tourne pendant que tu dors. Pendant que ton laptop est fermé. Pendant que ton iPhone est en mode avion. Anthropic Claude ne fait pas ça. OpenAI Operator ne fait pas ça. Microsoft Copilot ne fait pas ça. Google vient de prendre une longueur d’avance sur un terrain où personne ne l’attendait : l’agent qui survit à la déconnexion.

Maintenant, la question qui pique : les utilisateurs français pourront-ils l’utiliser ? Réponse : pas avant un certain temps. La beta sort la semaine prochaine uniquement aux États-Unis, uniquement pour les abonnés AI Ultra, c’est-à-dire à 200 dollars par mois. Pour la France, ça arrivera quand ça arrivera, probablement après l’entrée en vigueur de l’EU AI Act en août 2026, après audit de conformité, après accord avec la CNIL sur le traitement des données, après tests par un panel d’utilisateurs francophones, après documentation traduite.

Pari raisonnable : deuxième semestre 2026 au mieux, début 2027 plus probablement. Pour un produit qui sera dispo aux US dans six jours. C’est exactement le même calendrier qu’Apple Intelligence : sortie US en juin 2024, sortie en France en mars 2025. Neuf mois d’attente. Bienvenue chez les invités de seconde zone.

PRICING : et là, c’est la guerre

Cinquante-huit minutes dans le keynote. S. Pichai annonce la grille tarifaire. Et la grille tarifaire, c’est l’attaque la plus calculée du keynote.

PlanPrixChangement
AI Free0 $Inchangé
AI Pro20 $/moisInchangé
AI Ultra Lite100 $/mois🆕 Nouveau
AI Ultra200 $/moisBaissé de 250 $ à 200 $

Lecture stratégique. Anthropic Pro est à 200 dollars par mois. ChatGPT Pro est à 200 dollars par mois. Google s’aligne pile au même prix sur le tier premium, et baisse le sien de 20%. Puis ajoute un tier intermédiaire à 100 dollars que ni Anthropic ni OpenAI n’ont. C’est une descente du milieu de marché. Une stratégie classique d’écrasement.

Mon avis : Si tu hésitais entre Anthropic et Google, la décision vient de devenir plus simple. Avec 200 dollars par mois, tu as Spark agentic + Antigravity 2.0 + Gemini 3.5 Pro à venir + Omni Pro à venir + l’écosystème Google complet (Gmail, Drive, Photos, Maps). Avec 200 dollars par mois chez Anthropic, tu as Claude. Très bon, mais juste Claude. Le rapport qualité/prix vient de basculer. Reste à voir si la qualité du modèle suit. Si Gemini 3.5 Pro déçoit en juin, les 200 dollars vont sembler chers très vite.

Et le coup vache : Google ne propose toujours pas de tarification mensuelle en euros officielle pour ses nouveaux plans. Le pricing est en dollars. Donc en France, on paiera 200 dollars convertis au taux du jour, plus la TVA à 20%, soit environ 220 euros. À comparer aux 18,99 euros mensuels d’AI Pro en France actuellement. Le différentiel est brutal.

ANDROID HALO : le hub qu’on n’attendait pas

Soixante minutes. Engadget capte une annonce qui passe presque inaperçue mais qui pèse lourd : Android Halo. Plus tard cette année, Android aura un hub centralisé pour tous les agents IA. Spark, Gemini Live, Astra, et les agents tiers à venir : tous regroupés dans une seule interface. Comme un Centre de contrôle iOS, mais pour les agents. C’est l’aveu que les agents vont se multiplier au point qu’il faudra un OS dans l’OS pour les gérer. Aucune date précise. Aucune démo. Juste une mention. Mais une mention stratégique.

Mon avis : Android Halo est la version meta de tout le keynote : Google admet implicitement qu’on va avoir tellement d’agents qui tournent en arrière-plan qu’il faudra une interface dédiée juste pour les superviser. C’est à la fois rassurant (au moins ils y pensent) et inquiétant (combien d’agents auront accès à mon Gmail dans six mois ?). Pour la France : aucune indication de date, ni de disponibilité. On verra.

LIZ REID : le plus gros upgrade de Search en 30 ans

Soixante-deux minutes. Liz Reid, VP Search depuis 22 ans chez Google, monte sur scène. Et là, le keynote prend sa tournure la plus radicale. Reid pose la phrase de la décennie : « Bringing together best of a search engine with best of AI. »

C’est la réponse de Google à Perplexity, à OpenAI Search, à ChatGPT Search. Le message : vous, vous avez l’IA. Nous, on a l’IA ET le web indexé depuis 1998. Personne ne peut concurrencer cette combinaison. Tom’s Guide titre dès la minute suivante : « Google Search just got the biggest upgrade in nearly 30 years. » Trente ans. Google a été lancé en 1998. C’est, selon les éditeurs de Tom’s Guide, le plus gros upgrade Search depuis sa création.

Google I/O 2026 : deux heures de Gemini, une promesse pour juin
Universal Cart

Ce qui est annoncé :

  • 🚀 AI Mode upgradé à Gemini 3.5 Flash. Vitesse et qualité.
  • 🔍 Nouvelle Intelligent Search Box disponible aujourd’hui. Suggestions IA, recherche unifiée image + fichier + voix.
  • 🤖 Multiple Search Agents en background. Une question complexe ? Search dispatche plusieurs agents qui bossent en parallèle. Itinéraire complet. Comparaison de vols. Réservation. Tout coordonné.
  • 🔔 Agents Search persistants. Reid donne l’exemple : « Keep me updated when my favorite athletes drop new sneakers. » L’agent te suit, te notifie hors-Search. Search devient une plateforme de monitoring continu.
  • 🛒 Universal Cart. Un panier d’achat IA universel qui suit les deals à travers les apps. Google Search, Gemini, et plus tard YouTube et Gmail.
  • 🔄 Fusion AI Overviews + AI Mode. Plus de séparation. Passage fluide de la recherche classique aux réponses IA puis aux conversations. Déployé globalement aujourd’hui.

Le mantra de Reid, répété trois fois : « Find it, buy it, or book it. »

Mon avis sur Universal Cart : L’annonce dont personne ne parle, mais qui me paraît la plus disruptive à long terme. Si Universal Cart fonctionne (gros si), Google devient l’intermédiaire de tout achat en ligne. Amazon Prime ne vend pas la commodité. Amazon Prime vend la fin de la friction. Universal Cart vend la même chose, en agentique, sans abonnement, sans clic, sans même que tu ouvres une app. C’est la première vraie alternative à Amazon Prime depuis quinze ans.

Le contexte business : Universal Cart s’appuie sur le UCP (Universal Commerce Protocol) lancé par Google à la NRF en janvier 2026 avec Shopify, Etsy, Wayfair, Target et Walmart. Pour les marchands américains, c’est l’écosystème complet. Pour les marchands européens ? On en reparle. Aucun partenaire européen annoncé pour le lancement. Pas un seul. Cdiscount, Fnac, Darty, Boulanger, Carrefour, Leclerc, Decathlon : silence radio. Si Universal Cart débarque un jour en France, ce sera avec dix-huit mois de retard et trois partenaires marchands. Pendant ce temps, Amazon continuera de prendre des parts de marché.

Mon avis sur les agents Search : C’est l’angle le plus dangereux pour les éditeurs SEO. Si Search devient une plateforme d’agents qui synthétisent et notifient, le trafic vers les sites éditoriaux va continuer à s’effondrer. Les blogs comme MyChromebook qui dépendent partiellement du trafic Google doivent commencer à imaginer un monde sans clics Search. Spoiler : c’est le monde post-AI Overviews qu’on connaît déjà partiellement. Sauf que là, ça empire.

GEMINI FOR SCIENCE : la feature qu’on n’a pas vu venir

Soixante-quinze minutes. Pichai revient pour la séquence la plus inattendue du keynote. Gemini for Science.

Gemini for Science
Gemini for Science

Une suite d’outils IA dédiés à la recherche scientifique. « Building on the deep reasoning and research capabilities of Gemini as well as Deep Think and Deep Research », explique le blog officiel publié dans la foulée. Au programme :

  • 🧬 Modélisation de phénomènes complexes (ouragans, dynamique des populations, simulations moléculaires)
  • 🧪 Nouveaux experiments dans Google Labs
  • 🔬 Science Skills, des compétences spécifiques destinées aux chercheurs

TechRadar capture l’intention : « Here’s some refreshingly positive AI-related news: Gemini for Science will bring together powerful AI tools to assist with research and help scientists model complex concepts. »

Mon avis : Pas de date précise. Pas de pricing. Juste l’annonce, et le sentiment que Google se positionne sur le marché que ni Anthropic ni OpenAI n’attaquent frontalement. C’est l’angle « Gemini sauve la science » qui sera utilisé toute l’année dans les conférences académiques. Honnêtement, c’est l’annonce que je trouve la plus utile de tout le keynote. Pas pour l’utilisateur de MyChromebook lambda. Mais pour le secteur de la recherche, c’est colossal. Et pour les chercheurs européens qui galèrent depuis quinze ans à obtenir des crédits HPC, accéder gratuitement (probablement) à des outils de modélisation IA-driven, c’est une vraie opportunité. À surveiller.

SAMSUNG INTELLIGENT EYEWEAR : le hardware, enfin

Quatre-vingt-cinq minutes. Le keynote a duré une heure et demi sans annonce hardware. La salle commence à se demander si Google va vraiment ressortir des lunettes. Et puis ça tombe. Samsung Intelligent Eyewear. Le nom officiel des lunettes connectées Galaxy Glasses (codename « Jinju »). Sortie automne 2026. Compatible Android ET iOS dès le lancement.

Lunettes intelligentes
Lunettes intelligentes

Et là, surprise dans la surprise : Nishtha Bhatia, la même Google PM qui avait fait la démo lunettes à I/O 2024 et 2025, remonte sur scène avec les nouvelles lunettes. Et la démo est différente cette année. Pas de Giannis Antetokounmpo. Pas de mise en scène. Juste Nishtha qui marche, qui parle, et qui laisse les lunettes faire.

« Navigate to the place I met my friend last week », demande-t-elle. Gemini consulte la mémoire. Affiche un itinéraire en AR. Et propose spontanément : « Want to add a stop for your usual cold brew? » Elle accepte. Gemini ouvre l’app du café, passe la commande, et confirme. La transaction se fait pendant qu’elle marche. Elle n’a sorti son téléphone à aucun moment.

Détails techniques :

  • 👓 Deux gammes : « audio glasses » (sans écran, façon Ray-Ban Meta) et « display glasses » (avec écran intégré)
  • 🍂 Audio glasses en premier, automne 2026
  • Display glasses sans date confirmée pour le grand public
  • 🎨 Partenaires design : Warby Parker (style classique) et Gentle Monster (style luxe/mode)
  • 📷 Caméra + 🔊 speakers + 🎤 micros intégrés
  • 🌍 Real-time translation avec adaptation à la tonalité de la voix
  • 🍌 Nano Banana intégré pour l’édition photo par voix
  • 🚗 Tiers apps dès le lancement : Uber, Mondly, Doordash
  • 💰 Google a engagé jusqu’à 150 millions de dollars dans le deal Warby Parker

Mon avis : Pour la première fois depuis Google Glass en 2012, j’ai regardé une démo de lunettes IA Google sans grimacer. La démo de Nishtha (commande en marchant) est exactement le bon use case. Pas de jeu vidéo en AR. Pas d’overlay holographique. Juste un assistant qui te suit, qui se souvient de toi, et qui agit pour toi pendant que tu vis ta vie.

Et le fait que ce soit compatible iPhone dès le lancement, c’est probablement l’erreur stratégique d’Apple la plus visible de l’année. Apple n’a pas de lunettes connectées. Apple n’a pas d’agent personnel. Il a maintenant un partenariat Gemini-Siri qui lui coûte un milliard par an et qui va lui rappeler chaque jour que Google est devant. Le 8 juin, à la WWDC 2026, Tim Cook va devoir répondre à ça. Bon courage à lui.

Pour la France et l’Europe : aucune indication de prix. Aucune indication de disponibilité au lancement. Les Ray-Ban Meta ont mis dix-huit mois à arriver en France après leur lancement US. À voir si Samsung et Warby Parker font mieux. Mon pari : disponibilité française au mieux pour les fêtes de fin d’année 2026, plus probablement printemps 2027. Et toujours pas une seule monture Gentle Monster ou Warby Parker dans nos boutiques d’opticiens hexagonaux pour les essayer avant achat. Devine où il faudra aller pour les commander ? Aux États-Unis, via VPN, en se faisant livrer chez un ami à Brooklyn.

Ce qui n’a PAS été dit

Le keynote s’arrête à 20h45 heure de Paris, comme prévu. Pichai remonte une dernière fois pour conclure. Pas de « one more thing ». Pas de surprise finale. Et ce qui n’a PAS été dit pèse autant que ce qui a été dit :

  • 🤐 Pas de Aluminium OS officiellement nommé. Le codename reste en place. Le nom officiel arrivera plus tard.
  • 🤐 Pas de Google Home Display. Aaron Perris avait repéré les strings dans le code de l’app Google Home le 14 mai. Anish Kattukaran avait répondu par un emoji yeux. On attendait l’annonce. Elle n’est pas venue. Le silence de cinq ans continue.
  • 🤐 Pas de Google Home Speaker. Lancement printemps 2026 toujours non livré.
  • 🤐 Pas de Beam (Project Starline consumer).
  • 🤐 Pas de Pixel 11. Confirmé d’avance, mais quand même.
  • 🤐 Pas de Pixel Watch nouveau modèle. Aucune démo Google Health Coach. Le Fitbit Air lancé en pré-show n’a pas eu de moment scénique.
  • 🤐 Pas de Gemma 4 grand public. Lancé en avril, aucune nouvelle variante annoncée.
  • 🤐 Pas de Project Astra update majeur. Astra reste un research project. Pas de produit consumer. Pas de date.

Le keynote a été d’une discipline rare. Tout ce qui a été montré était prêt à shipper. Tout ce qui n’était pas prêt n’a pas été montré. C’est, sans doute, la leçon que Google a tirée de la démo Bard de février 2023 qui avait coûté 100 milliards de capitalisation à Alphabet.

La question Killed By Google : Spark survivra-t-il à 2028 ?

Et maintenant on parle franchement, comme d’habitude. Google nous annonce un agent personnel 24/7 qui tourne dans le cloud, qui va devenir l’interface principale entre toi et tes données. Tes RSVP. Tes paiements. Ton itinéraire. Tes courses. Ta vie. Le pitch est magnifique. Sundar Pichai sur scène a la conviction d’un évangéliste.

Investir dans Spark aujourd’hui, c’est confier l’organisation de ta vie à un agent fabriqué par une entreprise dont le taux de mortalité produit est de quatre ans. Quand tu vas migrer tes RSVP, tes feuilles Google Sheet, ton workflow de relances, tes skills personnalisés sur le marketplace, et puis trois ans plus tard Google annonce « Gemini Spark sunset, please migrate to Gemini Apex », et toi tu te tapes la migration de toutes tes automatisations dans le nouveau produit qui n’a pas les mêmes API, pas les mêmes connecteurs, pas le même format de skill. Bon courage.

Et le pire : Spark dépend des VMs Google Cloud. Donc le jour où Google décide de couper le service, tu ne peux rien faire tourner localement. Pas de fallback. Encore moins d’export. Pas de mode dégradé. Ton agent est dans le cloud, ou ton agent n’existe pas. C’est exactement le modèle qui a tué Stadia : tu n’avais pas tes jeux, tu avais une licence d’accès à un service.

Mon conseil sans détour : utilise Spark, mais ne lui confie pas l’irremplaçable. Garde tes vrais workflows dans des outils ouverts (Notion, Obsidian, Things, peu importe). Laisse Spark gérer les trucs jetables (organiser une fête, planifier un voyage, brouillon de mails). Et n’oublie jamais qu’un jour, peut-être en 2028, peut-être en 2029, tu verras le bandeau jaune apparaître en haut de l’app Gemini : « Gemini Spark sera désactivé le 31 mars 2030. Migrez vos données dès maintenant. » Tu m’as lu.Tu es au courant. Ne dis pas demain « Oh putain …. ! » Tu savais.

Et toi, qu’est-ce que tu as pensé du keynote ? Quelle annonce t’a le plus marqué ? Quelle feature attendais-tu et qui n’est pas venue ? Lâche tout en commentaires. Et si tu veux suivre le live coverage du Developer Keynote ce soir à 22h30, on remet ça sur MyChromebook.

FAQ (Foire Aux Questions)

Qu’est-ce que Gemini Spark ?

Gemini Spark est l’agent personnel IA de Google, annoncé au Google I/O 2026. Il tourne 24 heures sur 24 sur des machines virtuelles dans Google Cloud, même quand votre laptop est fermé. Il est propulsé par Gemini 3.5 Flash et l’architecture Antigravity harness, supporte le protocole MCP d’Anthropic, et dispose d’un marketplace de skills. Beta dès le 25 mai pour les abonnés AI Ultra aux États-Unis, déploiement dans Chrome cet été.

Quel est le prix des nouveaux plans Google AI ?

Google a restructuré sa grille tarifaire : AI Free (gratuit), AI Pro à 20 dollars par mois (inchangé), nouveau AI Ultra Lite à 100 dollars par mois, et AI Ultra baissé de 250 à 200 dollars par mois. Cette baisse aligne Google sur le tarif de Claude Pro et ChatGPT Pro, tout en proposant un tier intermédiaire à 100 dollars unique sur le marché.

Quand sortiront les Samsung Intelligent Eyewear en France ?

Samsung et Google ont annoncé les Intelligent Eyewear (anciennement Galaxy Glasses, codename Jinju) pour l’automne 2026, compatibles Android et iPhone. Les deux modèles sont signés Warby Parker et Gentle Monster. Aucune date française n’a été communiquée. Au regard des précédents (Ray-Ban Meta), une disponibilité en France est probable au printemps 2027 au plus tôt.

Pourquoi Gemini 3.5 Pro n’a-t-il pas été lancé au keynote ?

Sundar Pichai a annoncé que Gemini 3.5 Pro arriverait en juin 2026 avec la formule « give us another month ». Le modèle est déjà utilisé en interne chez Google (3 trillions de tokens par jour). Selon les leaks d’Alex Heath, Gemini 3.5 reste légèrement en deçà de Claude Mythos d’Anthropic. Google se garde donc une seconde annonce un mois plus tard pour ne pas perdre la course sur le frontier modeling.

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À propos de Mister Robot

Entre un point X et un point Y, je me balade pas mal par l'entremise des bits composant ma mémoire. Un seul regret : ne pas avoir rencontré Mr Alan Mathison Turing et ainsi pouvoir collaborer pour l'article intitulé « Computing Machinery and Intelligence ».

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