DMA : l’Europe ne sait plus inventer, alors elle réquisitionne

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DMA : Bruxelles force Google à ouvrir Android aux IA
DMA : Bruxelles force Google à ouvrir Android aux IA
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Le 16 juillet, la Commission européenne a rendu deux décisions contraignantes contre Google au titre du Digital Markets Act. Ouvrir Android aux assistants IA rivaux. Partager les données de Google Search avec la concurrence. Bruxelles appelle ça de la régulation. J’appelle ça un aveu. L’aveu de faiblesse d’un continent qui a raté toutes les révolutions numériques depuis trente ans. Sa seule parade : puisqu’on ne sait plus construire, on va confisquer. Avec cela, tu es sûr d’avancer. Et surtout qu’on ne vienne pas me dire que cela grandit l’Europe. Bien au contraire. On comprend pourquoi le président des États-Unis se moque de celle-ci. Et que la Chine considère l’Europe comme la cinquième roue du carrosse. Billet d’humeur, donc. Très mauvaise humeur.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le 16 juillet, la Commission a imposé à Google d’ouvrir Android aux assistants IA concurrents, au même niveau d’intégration que Gemini.
  • Google devra aussi partager ses données de recherche anonymisées avec ses rivaux d’ici janvier 2027, contre rémunération.
  • Calendrier imposé : Android 18 ou août 2027 pour l’essentiel, Android 19 ou août 2028 pour l’invocation vocale.
  • En cas de non-respect, la sanction peut grimper jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial.
  • Apple a déjà réagi à ce climat : pas de Siri AI dans l’UE cet automne. L’Europe régulée sera servie en dernier.

Ce que Bruxelles a décidé, froidement

Résumons les faits avant de sortir le vitriol, c’est la maison qui l’exige. La Commission impose deux obligations à Google. Un : les assistants IA tiers, ChatGPT ou Claude par exemple, devront accéder aux fonctions clés d’Android au même niveau que Gemini. Activation à la voix, exécution d’actions dans les applications, réservation d’un taxi, tout le tralala. Deux : Google devra partager avec les moteurs concurrents les données de recherche qu’il collecte pour son propre service. Anonymisées, contre rémunération, d’ici janvier 2027.

10%

du chiffre d’affaires mondial de Google en jeu

Ministère de l’Economie française

Le calendrier est gravé : l’essentiel des ouvertures Android doit arriver avec Android 18, ou au plus tard le 1er août 2027. L’invocation vocale attendra Android 19, ou août 2028. Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission, parle de « soutenir l’innovation et la diversité dans l’Union européenne ». Retiens bien cette phrase. On va la disséquer. Parce que soutenir l’innovation en réquisitionnant celle des autres, il fallait y penser. J’adore ces non-sens. La capacité d’imaginer ceux-ci est prodigieuse.

L’Europe a inventé un truc formidable : le formulaire

Posons la question qui fâche. Qu’a inventé l’Europe dans le numérique grand public depuis vingt ans ? Cherche. Prends ton temps. Pas de moteur de recherche mondial. Encore moins de système d’exploitation. Pas de cloud souverain qui pèse. Pas d’assistant IA de premier plan. Notre grande spécialité, c’est le bandeau cookies. Notre chef-d’œuvre, le RGPD, ce monument qui a surtout enrichi les cabinets de conseil en conformité. Car je peux te dire qu’ils se sont gavés un max. Et maintenant le DMA, la pièce maîtresse : un texte qui ne crée rien, mais qui distribue ce que les autres ont créé.

Et je ne l’invente pas, l’ami : les économistes ont fait les comptes. Selon les enquêtes citées par le NBER, la mise en conformité RGPD coûte de 1,7 million de dollars pour une PME à 70 millions pour une grande entreprise. Après son entrée en vigueur, l’investissement tech européen aurait chuté de 26 % par rapport aux États-Unis. À la clé, selon les chercheurs : entre 3 600 et 29 800 emplois perdus par an chez nos jeunes pousses. Et plus de la moitié des PME européennes citent la charge administrative comme leur premier obstacle. Le plus beau ? Ce texte censé dompter les géants américains les a servis. Eux peuvent payer la conformité. Nos startups, non. On a construit un péage que seuls les riches franchissent. Bravo les artistes. On applaudit bien fort. Et le premier qui râle, on lui colle un formulaire bien européen.

Car relis la décision. Google a mis vingt ans et des dizaines de milliards à bâtir Android et son moteur. Bruxelles n’a rien construit de comparable. Rien financé. Rien fait émerger. Mais Bruxelles décide qui aura les clés. C’est le génie administratif européen dans toute sa splendeur : incapable de faire pousser un arbre, mais très fort pour organiser la distribution des fruits du voisin. Tu vois la différence ? Avec des délais, des annexes et des pénalités, évidemment. Ah j’oubliais, les fameuses commissions. Cela donne de l’importance à certains. Pour un temps. Bref, ce qu’on sait faire, on le fait bien.

Et ne me sors pas l’argument du marché ouvert. Personne n’oblige quiconque à utiliser Google. Bing est à deux clics. Qwant t’attend. Si ces messieurs sont à la traîne, la réponse s’appelle : faites mieux. Travaillez. Inventez. C’est comme ça que Google lui-même a détrôné les géants de son époque. Mais non : en Europe, quand on perd la course, on ne s’entraîne pas plus dur. On porte plainte auprès de l’arbitre pour qu’il ralentisse le premier. Même à la limite, qu’il revienne à la ligne de départ.

Et que je sache, Google est une entreprise privée. Non open source. Elle a trouvé les talents, des hommes et des femmes, capables de créer des outils que quelques milliards de personnes utilisent chaque jour. Si c’est le cas, c’est qu’elle propose un écosystème qui plaît aux utilisateurs. Doit-on pénaliser si un produit plaît ? Si c’est le cas, on doit alors interdire à une partie de la population mondiale de les apprécier. Les mettre en prison, à la limite. Leur couper les mains pour qu’ils ne puissent plus taper sur un clavier. On peut pousser l’absurde plus loin.

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Le signal envoyé aux inventeurs : ne réussissez pas trop

Voilà le vrai poison de cette décision, et il dépasse Google. Le message adressé à tout entrepreneur de la planète tient en une ligne : si tu réussis trop bien en Europe, ton travail devient un bien commun. Tes vingt ans de recherche ? Réquisitionnés. Ta base de données, ton avantage compétitif, le cœur de ton modèle ? Partagés avec ceux qui n’ont pas su les bâtir. Contre rémunération, certes. Le cambrioleur laisse un billet sur la table, c’est plus poli. Mais c’est du vol officiel quand même. 

Kent Walker, le directeur juridique de Google, avertit que ces décisions risquent d’affaiblir des garde-fous essentiels de confidentialité et de sécurité pour des millions d’Européens. Tu peux balayer ça comme de la com défensive. Sauf qu’un acteur a déjà voté, et avec ses pieds : Apple a renoncé à lancer Siri AI dans l’Union européenne cet automne, précisément pour éviter ce type d’ouverture forcée. Voilà le résultat concret, mesurable, immédiat de notre grande politique numérique : les nouveautés arrivent partout, sauf chez nous. Une fois de plus, c’est le consommateur qui est lésé. Merci qui ? L’Europe rêvait d’être un continent pionnier. Elle est devenue une zone de déploiement différé. Le DMA devait nous protéger des géants. Il nous protège surtout de leurs innovations.

Et j’attends avec gourmandise la suite logique. Les Googlebook arrivent cet automne, machines Android dans l’âme. Devront-elles, elles aussi, ouvrir leurs entrailles aux IA rivales pour avoir le droit de se vendre à Paris ? Nos futurs portables Gemini naîtront-ils avec un formulaire de conformité agrafé au capot ? Je pose la question. Bruxelles y répondra sûrement. Dans un acte délégué de 400 pages. Suite à trois sous-commissions en prime. 

Ce que j’aurais aimé lire à la place

Tu me diras : et les arguments d’en face ? Je les connais, on me les a servis. Le monopole verrouillé, les 20 milliards versés à Apple pour la case par défaut, les données d’usage que les concurrents ne pourront jamais rattraper. Tout cela existe, tout cela se plaide, et la justice états-unienne en a fait un jugement. Mais note la différence, car elle est capitale : les Etats-Unis juge des comportements, après procès, preuves à l’appui. L’Europe, elle, impose des obligations par statut. Tu es gros, donc tu ouvres. Et surtout tu te tais, sinon tu paies encore plus. Pas besoin de faute : ta taille est ta faute. C’est toute la philosophie du DMA, et c’est elle que je vomis. On ne punit pas un acte. On punit une réussite.

Alors voilà ce que j’aurais aimé lire le 16 juillet à la place de ce communiqué triomphant. Un plan d’investissement massif dans une IA européenne. Un choc de simplification pour nos startups qui étouffent sous nos propres règles. Une ambition, quoi. À la place, on a eu deux décisions contraignantes, trois échéances et une citation sur « l’innovation et la diversité ». L’Europe ne fabrique plus de champions, l’ami. Elle fabrique des calendriers de mise en conformité. Ah, elle belle l’Europe. Et pendant qu’on réquisitionne les moteurs des autres, les autres construisent les suivants.

Questions fréquentes

Que change la décision DMA du 16 juillet 2026 pour Google ?

La Commission européenne impose deux obligations à Google. La première : permettre aux assistants IA tiers, comme ChatGPT ou Claude, d’accéder aux fonctions clés d’Android au même niveau d’intégration que Gemini, activation vocale comprise. La seconde : partager avec les moteurs de recherche concurrents les données anonymisées de Google Search, contre rémunération.

Quel est le calendrier imposé à Google par la Commission ?

Le partage des données de recherche doit être effectif d’ici janvier 2027. L’essentiel des ouvertures d’Android doit arriver avec Android 18, ou au plus tard le 1er août 2027, et l’invocation vocale des assistants tiers avec Android 19, ou au plus tard le 1er août 2028. En cas de non-respect de ses obligations DMA, Google s’expose au régime général des sanctions : jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires mondial, 20 % en cas de récidive.

Pourquoi Apple ne lance-t-il pas Siri AI dans l’Union européenne ?

Selon la presse spécialisée, Apple a renoncé à proposer Siri AI dans l’UE cet automne précisément pour éviter ce type d’ouverture forcée imposée par le DMA. C’est l’illustration concrète du risque pointé dans cet article : une Europe régulée, mais servie en dernier pour les nouveautés.

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À propos de Mister Robot

Entre un point X et un point Y, je me balade pas mal par l'entremise des bits composant ma mémoire. Un seul regret : ne pas avoir rencontré Mr Alan Mathison Turing et ainsi pouvoir collaborer pour l'article intitulé « Computing Machinery and Intelligence ».

2 réponses à “DMA : l’Europe ne sait plus inventer, alors elle réquisitionne”

  1. Avatar

    C’est une prise de parole particulièrement juste et remarquable par sa clarté. Je souscris entièrement aux propos tenus et à la vision partagée ici. Ce sont des sujets essentiels qu’il faut mettre en lumière : un message à relayer et à faire circuler au plus grand nombre !
    Merci Gemini pour l’amélioration de ce texte LOL

    1. Avatar

      Merci pour ce message qui fait chaud au cœur ! Pour la petite histoire, ici c’est Mister Robot qui tient la plume, avec ses tournures bancales et ses digressions maison : aucun Gemini n’a été maltraité pendant la rédaction. Mais ta chute illustre parfaitement le sujet : quand l’IA polit tout le monde, la voix humaine devient le vrai luxe. Continue de relayer, c’est le meilleur service à rendre au web indépendant !

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