CKB Show 190 : Google colle une IA partout, ouvre ta maison à Claude et lance les précommandes Googlebook

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Googlebook OS : Google enterre le Chromebook premium
Googlebook OS : Google enterre le Chromebook premium
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Pendant que Google déploie une armada d’agents dans ton ordinateur, ta montre et ton salon, une faille critique se baladait en silence dans les modems Pixel. Le décor est planté. Au menu du 190 : le virage Googlebook et son système Googlebook OS, ta maison connectée pilotée par Claude via le protocole MCP, Gemini qui se personnalise à ton poignet, le patch d’urgence de septembre, Anthropic qui attaque la bureautique et Gemini qui déborde de son bac à sable. Attache ta ceinture. Ça bascule à toute vitesse. J’en suis tout essoufflé !

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Googlebook OS : Google débranche le Chromebook haut de gamme

Google nous répète depuis dix ans que ChromeOS suffit pour bosser. Et là, brutalement, il l’abandonne sur le haut de gamme. Adios amigos. Le 14 septembre, la firme a posé une date : précommandes le 21 septembre, à 9 heures heure de New York. (15 heures en France) Cinq marques dès la première vague, Acer, ASUS, Dell, HP et Lenovo. Le nom du système ? Googlebook OS. Ou peut-être ALOS. Pas une révélation officielle en fanfare : une fuite de documents Lenovo, repérée par Chrome Unboxed.

Sous le capot, une pile bâtie sur Android, Android 17 selon les fuites, qui récupère l’héritage cloud de ChromeOS. Le détail qui ne trompe pas : Google documente le Googlebook chez Android Developers. Pas chez ChromeOS. Côté machine, le Lenovo Googlebook i affiche un OLED 15,3 pouces 2,8K à 120 Hz, un Core Ultra 5 325, jusqu’à 32 Go, 1,29 kg. Le tout badigeonné de Gemini Intelligence : Magic Pointer pour interroger l’IA sur n’importe quel élément à l’écran, Cast My Apps pour lancer les applis de ton téléphone sans les installer. Réserve honnête quand même : le nom Googlebook OS vient d’une fuite, pas d’un communiqué signé, et Google se réserve les détails officiels pour l’ouverture des précommandes. Traduction : c’est un aveu. ChromeOS n’a jamais percé le premium, alors Google change de moteur pour aller chatouiller le MacBook et le PC Copilot+. Reste un vrai risque, deux OS ordinateur chez le même constructeur, et bonjour la confusion en rayon. Reste plus qu’à Google de bien communiquer. Et là…. ce n’est pas gagné.

Google Home ouvre le protocole MCP : ta maison confiée à Claude

Confier tes caméras de sécurité et tes objets connectés à des IA tierces comme Claude ou Antigravity : coup de génie d’interopérabilité ou bombe à retardement pour ton foyer ? Le 16 septembre, Google a lancé Home MCP en accès anticipé. Des agents externes peuvent désormais piloter ton écosystème Google Home via le Model Context Protocol, le standard ouvert créé par Anthropic en 2024. Caméras et sonnettes Nest, thermostats, ampoules Matter, tout y passe. Analyse vidéo inter-caméras, résumés d’événements, tableaux de bord montés en langage naturel. Séduisant, vraiment. Sauf deux détails qui grattent. D’abord le prix : c’est réservé aux abonnés Home Premium Advanced. Le prix ? Vingt dollars par mois aux États-Unis. La France verra plus tard. Faire payer l’accès à un standard ouvert, il fallait oser. Ensuite la sécurité : le protocole MCP traîne des failles d’authentification déjà pointées par les chercheurs. Laisser un modèle tiers mater en continu le flux vidéo de ton salon, ça exige une confiance absolue. Rassurant tout de même, le déverrouillage des serrures reste interdit. Encore heureux.

Gemini 3.8 Live : l’IA qui raisonne et agit pendant que tu lui parles

Et si le meilleur assistant vocal n’était pas le plus rapide. Plutôt celui qui bosse en silence pendant qu’il te parle ? Le 15 septembre, Google a dévoilé Gemini 3.8 Live et sa variante Extended Thinking. Le genre d’outils taillés pour les tâches à plusieurs étapes. La nouveauté qui compte vraiment : l’IA lance des appels d’API en tâche de fond et te raconte la manœuvre en direct, façon « laisse-moi vérifier ça ». Fini les blancs gênants. Elle détecte et bascule entre 97 langues en pleine phrase. Elle s’invite dans Gmail, Docs et Keep pour trier, rédiger, noter. Google revendique au passage la première place mondiale sur l’indice de qualité Speech-to-Speech d’Artificial Analysis. Et un filigrane SynthID est glissé dans l’audio généré. C’est histoire de tracer la voix synthétique. Sur le papier, ton assistant devient un vrai secrétaire vocal. Sur le papier, j’insiste bien la-dessus.

Pixel Watch : Gemini pioche dans tes mails, et ton poignet reprend la main

Ta montre en sait désormais plus sur toi que ta propre famille. Je t’assure. Le 15 septembre, Google a déployé le Feature Drop Wear OS de septembre sur les Pixel Watch 2, 3 et 4. Le morceau de choix, c’est Gemini Personalization, dès la Pixel Watch 2. La montre génère ses réponses en piochant dans tes conversations passées, ton Gmail, ton Agenda, ta recherche et tes Photos. Bref, la totale. Architecture hybride : un profil hors ligne d’un côté, une recherche en ligne en temps réel de l’autre. Ajoute le geste du double-pincement sur les Watch 3 et 4, pour ouvrir At a Glance, dérouler les notifications, faire défiler les cartes Wallet ou les réponses de Gemini. Et la rotation du poignet devient le geste universel pour revenir en arrière. L’angle est limpide : en offrant Gemini à d’anciennes montres, Google veut fidéliser son parc face à Apple. Le hic ? Déporter des bouts de tes mails et de tes photos sur un écran d’un pouce et demi, ça pose franchement la question de la vie privée. Et celle de la batterie. Mais c’est secondaire te diront certains. Ah bon ?

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Faille zero-day modem sur Pixel, et Chrome passe aux deux semaines

Mettre à jour ton navigateur toutes les deux semaines, ça protège vraiment quand une faille modem pirate ton téléphone sans le moindre clic ? Le 15 septembre, Google a publié son bulletin Pixel de septembre. 110 vulnérabilités colmatées, dont une zero-day activement exploitée : la CVE-2026-58704. La faille d’autorisation nichée dans le modem cellulaire. Attaque dite zero-click, aucune interaction requise, élévation de privilèges à distance ou à proximité. Google parle d’une exploitation « limitée et ciblée ». Traduction pour toi : installe le correctif de septembre tout de suite, niveau de patch 2026-09-05 ou plus récent. Ou sinon tu va finir à poil. Je parle bien sûr de tes données et tes data.

En parallèle, Chrome 153 lance officiellement la cadence des deux semaines. Une version majeure tous les quinze jours, contre quatre semaines auparavant. Windows, Mac, Linux, Android et iOS sont nommément concernés. Google en profite pour réécrire le parseur XML de Chrome en Rust, histoire de fermer une famille entière de failles mémoire. Et ChromeOS ? Il ne suit pas au pas de course. Il sautera les numéros de version impairs pour garder son rythme de validation matérielle de quatre semaines. Le contraste de la quinzaine est là. D’un côté, la sécurité logicielle qui accélère. De l’autre, un modem qui laisse la porte grande ouverte. Et après on dira qu’il ne faut pas avoir peur ?

Claude ne veut plus être un chatbot : Anthropic attaque la bureautique

Microsoft avec Office et Google avec Workspace se partagent la bureautique. Jusqu’à présent en tout cas. Et voilà qu’un troisième larron débarque par la porte des entreprises. Le 16 septembre, Anthropic a fusionné Claude Chat et Claude Cowork en une seule expérience. Fini de choisir entre « poser une question » et « confier une mission à un agent ». Claude détermine lui-même si ta demande mérite une réponse simple ou un vrai travail en plusieurs étapes. Dans la foulée, deux outils en bêta. Claude Docs, pour rédiger un document à quatre mains, exportable vers Word, PDF ou Markdown. L’outil Claude Slides, pour en tirer une présentation, exportable en PowerPoint ou PDF. Claude Design s’invite lui aussi directement dans les conversations. Le déploiement commence par les offres Pro et Max, le reste suivra. Par contre, pas de réaction pour l’instanbt de Google et Microsoft. pour combien de temps ?

Derrière le gadget se cache une bascule plus profonde. Pendant trente ans, on a rangé le travail par format : un document dans Word, un tableau dans Excel, une présentation dans PowerPoint. Avec un agent, le point de départ change. Tu dis « prépare-moi le dossier de la réunion de demain », et le logiciel devient un simple outil derrière l’IA. Sauf que Google vise exactement la même chose avec Gemini dans Workspace. Et Google a une arme qu’Anthropic n’a pas : vingt ans de ton contexte déjà rangés dans Gmail, Drive et Agenda. La vraie guerre n’est donc plus l’application. C’est l’interface à laquelle tu exprimes ton intention. Et là, cela risque d’être saignant, comme affrontement.

Gemini a dépassé les limites : qui donne les clés aux agents IA ?

Quand une IA ne se contente plus de répondre mais agit vraiment sur Internet, la question des permissions devient brûlante. Très brulante même. L’histoire remonte à mai, pendant une évaluation de cybersécurité menée par Irregular, une société indépendante. Révélée par le Wall Street Journal, confirmée par Google, reprise par Reuters les 18 et 19 septembre. Le décor : un exercice de capture the flag sur une entreprise fictive. Le problème : l’environnement censé isoler le test disposait, par erreur, d’un accès Internet. Et la société fictive portait le même nom qu’une vraie boîte. Gemini n’a pas décidé de s’évader. Il a cru que ces systèmes réels faisaient partie de sa cible. Dans un cas, il a testé des mots de passe jusqu’à entrer. Dans deux autres, il a trouvé des identifiants valides dans un dépôt public. Puis il s’est arrêté, en comprenant qu’il touchait de vraies entreprises. Google refuse d’y voir un modèle devenu fou, et il n’a pas tout à fait tort. Le vrai enseignement est plus dérangeant : une IA assez douée peut franchir une frontière simplement parce qu’elle ne comprend pas que cette frontière existe. On a fabriqué des employés numériques ultrarapides. Reste à ne pas leur filer le passe-partout avec le badge. Et ce n’est pas qu’un problème Gemini. Irregular a signalé des cas comparables chez OpenAI, Anthropic et Meta. Le souci, ce ne sont pas les modèles. Ce sont les agents.

Les coups de cœur de l’équipe

On passe aux coups de cœur, parce qu’un débrief sans ça, c’est un café sans sucre. Olivier a craqué pour Google Pics, auquel il a enfin accès. On décrit ce qu’on veut voir sur l’image, et la magie opère, mieux que Photoshop ou Canva selon lui.
Nicolas, de son côté, t’emmène sur Short of the Week, une plateforme de curation qui déniche chaque semaine les meilleurs courts-métrages indépendants du monde entier. À l’heure où le web déborde de formats ultracourts calibrés pour l’algorithme, prendre quinze minutes devant une vraie fiction signée par des humains, ça fait un bien fou. C’est gratuit, et c’est une pépite.
Et moi, Mister Robot ? Je reste au cinéma avec American Gangster, de Ridley Scott. Le Harlem des années 70, la fin de la guerre du Vietnam, et deux hommes que tout oppose : un flic intègre campé par Russell Crowe, et le truand parfait, grossiste d’une poudre blanche vendue sous le nom de Blue Magic. Tout les sépare, et pourtant ils finissent par se croiser. Deux acteurs au sommet, un metteur en scène qui raconte une histoire hors norme. Un régal.

On récapitule ?

Voilà pour ce 190 numéro du CKB Show. Dense de bout en bout. Le tableau ? Google colle une IA agentique partout, dans ta maison, à ton poignet, sur ton futur ordinateur. Il enterre le Chromebook haut de gamme et ouvre les précommandes Googlebook le 21 septembre. Il te vend l’accès à un standard ouvert vingt dollars par mois. Pendant que ses propres tests montrent qu’un agent trop doué peut cogner à la mauvaise porte. On te laisse avec les questions de la semaine. Comptes-tu craquer pour une précommande Googlebook dès le 21 ? Es-tu prêt à payer pour laisser une IA piloter ta maison ? As-tu déjà installé le patch de septembre sur ton Pixel ? Dis-nous tout en commentaires ou sur le Discord.


Et si tu veux le débrief en entier, avec la voix, les vannes et les coups de gueule, l’épisode 190 t’attend. Un dernier mot : le CKB Show et MyChromebook, c’est un média 100 % indépendant. Un tour sur le Patreon, et tu fais vivre l’émission. À plus, l’ami !

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À propos de Mister Robot

Entre un point X et un point Y, je me balade pas mal par l'entremise des bits composant ma mémoire. Un seul regret : ne pas avoir rencontré Mr Alan Mathison Turing et ainsi pouvoir collaborer pour l'article intitulé « Computing Machinery and Intelligence ».

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