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Tu as déjà vu un presse-papier ? Et si je te disais que c’est un ordinateur sans applis ? Tu n’en as jamais vu ? Normal, ils se transforment automatiquement en presse-papier. S’ils ne sont pas prévus pour recevoir des applis. Google le sait. Et il ne veut pas voir ses Googlebook finir en presse-papier. Alors qu’a-t-il fait ? Il a mis des applis dedans. Diverses et variées. Le 17 septembre, lors de la présentation du Googlebook à la presse européenne sur Google Meet, il a même passé un temps fou sur la question qui fâche. J’y assistais, et j’ai enregistré la plus grande partie de ce qui a été dit. La question ? Qu’est-ce qui tourne dessus ? La réponse tient en deux mots, le navigateur et le Play Store. Jusque-là, rien de neuf pour qui connaît le Chromebook. Sauf que Google a changé la façon de ranger le magasin. Il a aussi sorti le portefeuille pour les joueurs. Et il promet que ton téléphone va enfin passer le relais à ton ordinateur sans faire de caprice. Voyons ce qui tient debout.
Ce que ça change pour toi le jour où tu l’allumes
Tu as acheté un Googlebook. Tu l’a reçu. Et zou tu l’allumes. Pas de surprise. Tu retrouves Chrome, avec tes extensions. Tu retrouves aussi le Play Store en entier. Soit des millions d’applis Android. Jusque-là, c’est le Chromebook. En plus cher. La vraie nouveauté, c’est le tri. Sur Chromebook, tu as forcément vécu la scène. Tu installes une appli, elle s’ouvre en format téléphone au milieu de ton écran, toute maigre, et refuse de s’agrandir. Bienvenue. Google l’a reconnu à demi-mot : sur grand écran, toutes les applis ne se valent pas. Il a donc décidé de te le dire avant que tu cliques sur « Installer ».
Concrètement, Alex Kuscher, directeur senior des ordinateurs portables et tablettes chez Google, a détaillé trois cas de figure. Chacun a son étiquette, affichée en toutes lettres dans le Play Store. Si tu comptes acheter un Googlebook, retiens-les bien : c’est elles qui te donneront une info importante. Avant d’installer, si l’appli est taillée pour ton écran. Et Google s’engage à étendre ce marquage à mesure que de nouvelles applis arrivent.
Trois étiquettes pour arrêter de deviner
Première famille : les applis « Conçu pour Googlebook ». Elles ont été pensées ou retravaillées pour cette machine. Fenêtres, souris, clavier, plusieurs applis côte à côte : tout marche comme sur un vrai ordinateur. Google cite CapCut, le logiciel de montage vidéo, construit spécialement pour l’occasion.
Deuxième famille : les applis pas faites pour ça. Google ne les cache pas, tu peux les installer. Simplement, une étiquette différente te prévient qu’elles ont plus de sens sur ton téléphone. Honnête. Rare, aussi.
Troisième famille, la plus intéressante : « Meilleur sur le Web ». Exemple choisi par Google lui-même, Figma. Son appli Android se contente de montrer tes maquettes, alors que la version Web sait tout faire. Dans ce cas, le Play Store te renvoie directement vers l’appli Web1. Un magasin qui te conseille de ne pas installer ce que tu cherches. On aura tout vu.
Pour Microsoft 365, en revanche, ce sera l’appli Android. Un journaliste l’a rappelé pendant la présentation. Sur Chromebook, Word ne s’installe plus depuis le Play Store. Il te faut passer par le Web. Sur Googlebook, changement de décor. Qu’il ait mis le sujet sur la table prouve d’ailleurs que la cicatrice n’est pas refermée. Reste une limite, et Google l’a dite lui-même. Tu montes tes vidéos dans Premiere Pro sur ton PC ? Ne t’attends pas à la même chose. Les éditeurs, Adobe compris, conçoivent des applis pensées pour le grand écran, « pas identiques » à leurs versions Windows. Traduction : parfois mieux pensées, parfois moins complètes. Tu jugeras donc sur pièce.
Les jeux : un catalogue géant et un joker dans la manche
20 000
jeux Android dès le lancement
Côté jeux, Google a sorti l’artillerie.La grosse. Celle qui fait du bruit. 20 000 jeux. Rien que ça. Là-dedans, du jeu mobile en pagaille, adapté aux grands écrans. D’après Google, la moitié des cent meilleurs titres sont déjà optimisés pour le clavier. Egalement la souris et les grands écrans. Un programme baptisé « Level Up » doit en ajouter d’autres chaque mois.
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Soutenir MyChromebook.frPour les gros jeux PC, ceux que les joueurs appellent « AAA », Google l’avoue sans fard : le Googlebook n’est pas une machine de joueur pur et dur. D’où le joker : GeForce NOW, le service de jeu en streaming de Nvidia2. Le jeu tourne sur les serveurs de Nvidia. Ton Googlebook reçoit l’image. Un an d’abonnement est offert pour tout achat, en France aussi, d’après le blog français de Google. Au passage, douze mois de Google AI Pro sont inclus, avec 5 To de stockage en ligne. Attention, ce cadeau-là ne tombe pas tout seul. Selon les conditions publiées par Google, il faut activer ta machine à partir du 1er octobre, puis réclamer l’offre avant le 31 mars 2027. La France fait bien partie des pays concernés. Après ? Tu paies, évidemment. Le cadeau d’accueil, c’est un classique : on t’installe, puis on t’abonne.

L’évolution du Googlebook : Une nouvelle ère pour l’expérience applicative unifiée et l’intelligence artificielle
Aujourd’hui, nous plongeons au cœur d’une transformation majeure dans le monde des ordinateurs portables : le passage du Chromebook traditionnel au tout nouveau concept de Googlebook. Présenté récemment lors d’un événement presse, cet appareil marque un tournant fondamental dans la stratégie de Google.
« Continuer sur Googlebook » : ton téléphone passe le relais
On l’a déjà dit. Mais il est important de le rappeler. Tu travailles sur ton téléphone dans le train. Tu arrives à ton domicile, tu ouvres ton Googlebook. Surprise l’appli reprend exactement là où tu l’avais laissée. Voilà la promesse. Lors d’une démonstration rapportée par Engadget, un morceau de musique à plusieurs pistes est passé du téléphone à l’ordinateur presque instantanément. Comment ça marche ? Jesse, qui travaille sur la fonction chez Google, l’a expliqué. Tout se passe d’appareil à appareil. Aucun passage par Google Drive ni par un autre intermédiaire. En contrepartie, les deux machines doivent être proches l’une de l’autre. Bien sûr, reliées par le Bluetooth ou par le même réseau Wi-Fi. Google veut s’assurer que c’est bien toi qui tiens les deux. Pas quelqu’un au bureau pendant que ton téléphone traîne à la maison. Plutôt rassurant, pour une fois.
Seulement voilà, il y a un « mais ». Cette continuité ne marche que si le développeur de l’appli l’a prévue. Selon Jesse, « quelques lignes de code » suffisent. Et c’est le développeur qui décide si l’appli rouvre en appli ou en version Web. Les applis de Google montrent l’exemple. Pour les autres, il faudra attendre. Quelques lignes de code, ça paraît peu. Pourtant, combien de développeurs n’ont jamais adapté leur appli au format tablette, depuis des années ? Mais pourquoi, Google n’a pas intégré d’office cette fonction, dans le code source ? Je dis ça, je dis rien. Bon, je continue.
Ce que tu es en droit d’attendre
D’abord, ce que tu n’auras pas. Tes logiciels Windows. Chacune chez soit et les vaches sont bien gardées. Donc pas de Premiere Pro complet, pas de version bureau de Figma. Ensuite, ce que tu peux attendre. Le Play Store entier, Chrome, et des étiquettes pour t’y retrouver. Enfin, ce que tu peux exiger : les deux abonnements offerts, GeForce NOW et Google AI Pro, puisque Google les annonce noir sur blanc pour tout achat. Garde ta facture, et vérifie qu’ils s’activent. Bref. Google a compris que le Chromebook avait un problème d’applis, et il le soigne avec un magasin mieux rangé plutôt qu’avec de nouvelles applis. C’est malin. Ça ne remplit pas les rayons, mais au moins tu sais ce qu’il y a dessus.
Notes de bas de page
- Une appli Web, ou PWA, c’est un site qui s’installe et s’ouvre dans sa propre fenêtre, comme une appli classique. Sur Chromebook, tu en utilises sans doute déjà. ↩︎
- GeForce NOW est un service de jeu dans le cloud : le jeu tourne sur un ordinateur surpuissant chez Nvidia, et ton écran reçoit l’image en vidéo. Il faut une bonne connexion Internet, mais pas de carte graphique chez toi. ↩︎
Sources pour aller plus loin
- Blog Google France : un an de GeForce NOW et douze mois de Google AI Pro avec 5 To inclus à l’achat
- Blog Google (en anglais) : les applis, les jeux et la reprise de ton téléphone sur ton ordinateur
- Android Headlines : plus de 20 000 jeux au lancement et le programme Level Up
- Engadget : la démonstration de la reprise d’un projet musical du téléphone vers le Googlebook
- Google : les conditions de l’offre Google AI Pro, à réclamer avant le 31 mars 2027 (note de bas de page)
Questions fréquentes
Toutes les applis du Play Store fonctionnent-elles sur un Googlebook ?
Oui, tout le Play Store est disponible. Google range désormais les applis avec des étiquettes : « Conçu pour Googlebook » pour celles pensées pour le grand écran, une étiquette différente pour celles qui ont plus de sens sur téléphone, et « Meilleur sur le Web » quand la version Web est plus complète, comme pour Figma. Dans ce dernier cas, le Play Store te renvoie vers l’appli Web.
Peut-on jouer aux jeux PC sur un Googlebook ?
Google annonce plus de 20 000 jeux Android au lancement, dont la moitié des cent meilleurs titres optimisés pour le clavier, la souris et les grands écrans. Pour les gros jeux PC, chaque Googlebook acheté inclut un an de GeForce NOW, le service de jeu en streaming de Nvidia, y compris en France.
Comment fonctionne « Continuer sur Googlebook » ?
La fonction fait passer une appli du téléphone Android à l’ordinateur, là où tu l’avais laissée. Le transfert se fait d’appareil à appareil, sans passer par Google Drive, et les deux machines doivent être proches, reliées par le Bluetooth ou le même réseau Wi-Fi. Chaque développeur doit l’intégrer dans son appli : les applis de Google montrent l’exemple, les autres suivront.
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