Sommaire
Demain soir, à New York mais à zéro, zéro et une seconde heure française, Google monte sur scène. On va te parler de Pixel. De montres. De photo au clair de lune. D’un truc qui brille. Du bidule qui s’active à tel moment. Du Googlebook ? Probablement pas un mot.
Bizarre. Oui, j’ai dit bizarre. Même six fois, je peux le dire. Parce que pendant ce temps, six machines Googlebook sont déjà sorties du bois. Pas par communiqué. Par fuites : commits Chromium, homologations Bluetooth, listings de revendeurs, entrées Geekbench. Sans tralala. Ni vedettes. Le genre de matière qui ne ment pas beaucoup. Le grand jeu, lui, c’est pour demain. Google sur scène. À faire le couillon. Pour mieux vendre le produit.
Et quand tu poses les six fiches côte à côte, tu ne vois pas une gamme. Tu vois un inventaire. Et qui vaut le coup qu’on s’y intéresse. Suis le guide.
Six machines, trois silicium, un seul discours
Le 12 mai, à Google I/O, John Maletis annonce la catégorie. Cinq partenaires : Acer, ASUS, Dell, HP, Lenovo. Et une phrase qui vieillit mal. Maletis explique que Google impose aux constructeurs des spécifications strictes. Sur le processeur, sur la mémoire, sur le stockage, sur la disposition du clavier. Strictes. Et qui dit strict, dit que c’est comme ceci et comme cela. Pas autrement. Retiens le mot.
Voilà ce que donnent les specs strictes, trois mois plus tard.
| Machine | Puce | Ecran | RAM | Stockage | Prix/Dispo |
|---|---|---|---|---|---|
| Acer Googlebook 14 | Intel Panther Lake · Core Ultra 5 325 ou 7 355 | OLED 14″ · 2880×1800 · 120 Hz · 100 % DCI-P3 | 16 ou 32 Go | 256 ou 512 Go | ≈ 1 150 € · 8 nov. 2026 |
| ASUS Googlebook CX9406 | Intel Panther Lake · Core Ultra 5 325 ou 7 355 | 14″ tactile · dalle non documentée | 32 ou 64 Go | non documenté | non documenté |
| Lenovo Googlebook 15 | Intel · Core Ultra 5 325 | 15,3″ · 2880×1800 · dalle non documentée | 16 Go | non documenté | non documenté |
| Lenovo Duet m 13 (détachable) | MediaTek Kompanio Ultra 910 · ARM | 13″ · définition non documentée | 16 Go | non documenté | non documenté |
| Dell XPS 13 | Qualcomm Snapdragon X Elite X1E-80-100 · ARM | OLED 13,4″ · 2880×1800 · 60 Hz · 400 nits | 16 ou 32 Go | non documenté | non documenté |
| HP Googlebook 14c | Qualcomm Snapdragon X Elite X1E-80-100 · ARM | 14″ · dalle non documentée | 32 Go | non documenté | non documenté |
D’abord le processeur. Acer, ASUS et Lenovo partent sur Intel Panther Lake. Deux références seulement : le Core Ultra 5 325 et le Core Ultra 7 355. Dell et HP partent, eux, sur du Qualcomm ARM. Et Lenovo, en plus de sa machine Intel, sort une tablette détachable sous MediaTek Kompanio Ultra 910. Donc trois jeux d’instructions. Trois compilateurs. Trois univers de pilotes. Un jeu d’instructions, c’est la langue maternelle d’une puce. ARM et x86 n’ont pas la même.. Un logiciel taillé pour l’une ne tourne pas forcément sur l’autre. Selon la machine que tu prends, le même programme vole, rame ou n’apparaît jamais. Ce n’est plus du strict. C’est de l’éparpillement.
A lire également :
Je m’arrête un court instant sur l’architecture. Tu vas me dire : “ChromeOS aussi tourne sur ARM et sur Intel”. Depuis toujours. Et personne ne s’est jamais plaint. Exact. Sauf que sur ChromeOS, la puce, tu ne la voyais pas. Tout ce qui comptait vivait dans le navigateur, et le web se moque de l’architecture. Les rares applis Android qui coinçaient, Google les traduisait dans ton dos. Là, Google change de refrain. Il promet du natif, pas de l’émulé. Ce sont ses mots. Or le natif, ça n’existe que sur l’architecture pour laquelle l’appli a été écrite. Sur l’autre, il faut traduire. Donc émuler. Pile ce qu’il jure d’éviter. Ce qui était invisible hier devient le défaut du jour. Et le « pas émulé », au passage, c’est un aveu. Si c’est la nouveauté, c’est que l’ancien monde, lui, émulait.
Ensuite, la mémoire. L’Acer démarre à 16 Go. L’ASUS démarre à 32 et monte à 64. Le Lenovo 15 pouces, lui, est relevé à 16. Puis l’écran. L’Acer affiche un OLED 2 880 par 1 800 à 120 Hz, couvrant 100 % du DCI-P3. Le Dell affiche un OLED 2 880 par 1 800 à 60 Hz. Même définition. Moitié moins de rafraîchissement. Le 120 Hz, c’est la fluidité : défilement, animations, curseur qui glisse. Le 60 Hz, c’est deux fois moins d’images. Le confort d’il y a dix ans. Et le DCI-P3 à 100 %, la justesse des couleurs de l’Acer, le Dell n’en dit pas un mot. Sur deux machines de la même gamme, lancées ensemble, vendues comme premium. Toujours aussi strict ? Surtout ne tousse pas.
Le stockage ? Aucune capacité documentée chez ASUS, Dell, HP ni Lenovo. Aucune. Sur une gamme dont on nous dit que le stockage fait partie des critères imposés. Donc strict ?
Strictes, donc.
Le Snapdragon qui a deux ans
Là, ça devient intéressant. Et c’est le point que la presse anglophone a réussi à embrouiller toute seule. Elle a fait un gros machin tout emmêlé. Toujours vouloir rendre difficile ce qui est simple. Ah, la langue anglaise me surprendra toujours.
Depuis le 1er juin, on parle d’une plateforme Qualcomm baptisée « Calypso ». Le 4 août, la confirmation tombe : Calypso est l’alias interne de « Mahua », le die 12 cœurs du Snapdragon X2. Douze cœurs Oryon maison, PCIe Gen 4 natif, et un NPU1 annoncé à 80 TOPS2. Titres enthousiastes partout. Le Snapdragon X2 pour Googlebook. Tout le monde applaudit. Il y a même des groupies qui s’évanouissent. Sauf que non. On fait un saut dans le passé. Tourne la tête. En arrière. Regarde.
Les deux machines Qualcomm réellement documentées pour l’automne, le Dell XPS 13 et le HP Googlebook 14c, embarquent le Snapdragon X Elite X1E-80-100. C’est la première génération. Celle de 2024. Tu peux tourner cela comme tu veux. Il date de 2024. Son NPU plafonne à 45 TOPS.
Et les cartes de développement associées au Snapdragon X2, nommées Mensa et c1nv dans les dépôts Chromium, sont rangées dans les plannings à 2027 et au-delà. Pas moins.
45 TOPS
contre 80 la suivante
Autrement dit, tu as deux lectures qui ne se réconcilient pas. Soit le X2 arrive dans la première vague et personne n’a encore vu la machine. Soit, et c’est ce que dit le suivi des cartes, les deux Googlebook ARM de la rentrée sortent avec le silicium de l’avant-veille. Donc daté. Sur une gamme vendue comme étant « super premium ». Le mot est de Maletis. Pas de moi.
Je te laisse deviner laquelle des deux lectures repose sur des commits datés. J’ai dit bizarre ? Oui, j’ai dit bizarre.
Titan C2, la nouveauté qui a sept ans
Celle-là, je l’ai vue passer partout la semaine dernière. La fuite de l’Acer Googlebook 14 mentionne une puce de sécurité Titan C2. Emballement immédiat. La nouvelle puce de sécurité des Googlebook. On court partout de joie. Attention au gadin. Ouvre la page produit de l’Acer Chromebook Plus Spin 514. Aujourd’hui. Chez Acer. Tu y liras que la machine embarque « the Titan C2 security chip ». Et en note de bas de page, ceci : tous les Chromebook Acer lancés depuis janvier 2019 sont équipés d’une puce Titan C ou C2.
Un contenu de qualité, sans publicité.
Vous aimez notre travail ? Soutenez notre indépendance en devenant membre sur Patreon.
Soutenir MyChromebook.frDonc Titan C2 se vend déjà. Depuis un moment. Ce n’est pas une nouveauté Googlebook, c’est l’existant qu’on recycle en argument de lancement. Il n’est pas tout jeune. Un coup de peinture. Repart comme neuf, le vieux. Maintenant, la partie honnête, parce que je ne vais pas faire l’inverse de ce que je reproche. Google n’a publié aucune fiche technique différenciant Titan C2 de Titan C. Aucun commit Chromium public n’a été rapporté sur cette puce en lien avec les Googlebook. Et aucune source ne relie Titan C2 au projet OpenTitan, même si le rapprochement est tentant.
A lire également :
Sur le forum GrapheneOS, quelqu’un a posé la question en des termes très simples : en quoi Titan C2 diffère-t-il de la génération précédente ? Le fil est toujours sans réponse. Tu veux mon avis ? Une puce dont personne ne peut décrire la différence avec l’ancienne, ce n’est pas un argument de sécurité. C’est une ligne dans un tableau comparatif. Point.
Le prix que personne n’a vérifié
Depuis mai, tu lis partout que les Googlebook démarreront « autour de 1 000 dollars ». Reprise en boucle, en français comme en anglais, présentée comme une fuite. On le chanterait presque à la radio. Comme on le murmure entre initiés. Cela a fait le tour de la planète. Une telle information, c’est le graal.
Pourtant, ce n’en est pas une.
Le chiffre vient d’un message posté sur Threads par un observateur du secteur. Il l’a formulé au conditionnel et à la première personne. En substance : je m’attends à ce qu’elles dépassent les 1 000 dollars. Il a bien dit « je m’attends ». Et non « Ce sera vendu… ». Tu entends la différence. Entre « il y a peut-être des martiens » et « je vois un martien dans une soucoupe », c’est franchement pas pareil. Non ? On peut appeler cela une anticipation. Pas un document, pas un listing, pas un commit. Une opinion, correctement présentée comme telle par son auteur, puis blanchie en fait par la chaîne de reprises.
Le seul chiffre issu d’une source réelle est arrivé le 18 juillet. Deux revendeurs français, SHI et Infostore, ont fait apparaître l’Acer Googlebook 14 GP714-91N dans leurs catalogues. Configuration d’entrée : Core Ultra 5 325, 16 Go, 256 Go. Tarif relevé : environ 1 150 euros. Date de disponibilité mentionnée : le 8 novembre 2026. Voilà. C’est net. Carré. Pas un vague « peut-être ». Oui, un listing de revendeur n’est pas une grille tarifaire officielle. Ça bouge, ça se corrige, ça disparaît. Mais entre un catalogue professionnel et un post sur un réseau social, il y a une hiérarchie de preuve. Elle n’a été respectée nulle part. Pourtant, je peux te dire que certains ont cavalé partout en criant « Mille dollars. Mille dollars !«
Et Android sur x86, on en parle ?
Et voici le point le plus technique, et curieusement le moins traité. Mais moi, je m’arrête dessus. Et je gratte un peu. Mais sans monter sur la scène. Et sans faire le couillon. Aluminium OS fait tourner Android sur x86 comme sur ARM. Le portage x86 est présenté comme la première version x86 d’Android maintenue directement dans la branche principale. Ce n’est pas rien. Historiquement, Android sur processeur Intel, c’était des projets tiers et beaucoup de bricolage.
On l’a dit : Google jure du natif. La performance est incroyable, promet Maletis. Reste une question que personne ne pose. Une application Android compilée uniquement pour ARM, elle fait quoi sur un Core Ultra 5 325 ? Elle tourne en traduction, avec le coût que ça implique ? Ou elle ne tourne pas du tout ? Elle attend que l’éditeur publie une version x86 ? Ou elle dit à l’utilisateur « regarde dehors, il y a une soucoupe qui passe. » Aucune source ne répond. Et c’est précisément ce qui décidera si ta machine à 1 150 euros lance Photoshop ou une page d’erreur.
En attendant, deux choses sont documentées et méritent le détour. Chrome devient une application ordinaire. Comme les autres. Avec une mise à jour depuis le Play Store, sans redémarrage de la machine. Et le conteneur Linux à l’ancienne cède la place à une machine virtuelle sous AVF3. Cela lui donnera une accélération graphique comme on aime. Ce qui explique sans doute pourquoi Steam pour Chromebook a fermé sa bêta le 1er janvier dernier. Une architecture qui change, ce sont des choses qui tombent. Et vi. On naît… on vit… on trépasse…
Ce que ça dit, au fond
Google a annoncé une catégorie avant d’avoir une gamme. Six machines. Trois architectures. Deux générations de Snapdragon dans la nature. Un seul prix connu, et par un catalogue de revendeurs. Enfin une puce de sécurité présentée comme neuve alors qu’elle est en rayon depuis des années. Voilà l’état réel du dossier, à vingt-quatre heures d’un keynote qui n’en parlera pas. Je mets un billet sur la table. Qui suis ?
Le rendez-vous documenté, c’est l’IFA en septembre. Puis novembre pour l’Acer. Alors non, je ne te dis pas que les Googlebook seront mauvais. Je n’en sais rien, personne n’en a touché un. Je te dis qu’entre le discours de mai et les fiches d’août, il y a un écart. Et que cet écart, tu le paieras au prix fort si tu achètes sur la promesse plutôt que sur la fiche.
Ça te rappelle quelque chose ? Moi aussi.
Notes de bas de page
- NPU, pour neural processing unit. Un bloc de calcul dédié aux traitements d’intelligence artificielle, séparé du processeur principal et de la partie graphique. C’est lui qui encaisse les fonctions Gemini exécutées sur la machine plutôt que sur les serveurs de Google. ↩︎
- TOPS, pour tera operations per second, soit mille milliards d’opérations par seconde. C’est l’unité de mesure marketing des NPU. Elle dit combien la puce peut abattre, jamais à quelle qualité ni sur quel modèle. Deux puces au même chiffre peuvent donner deux résultats très différents. ↩︎
- AVF, pour Android Virtualization Framework. Le mécanisme de machines virtuelles intégré à Android. Il remplace ici l’ancien conteneur Linux des Chromebook, ce qui n’est pas un détail cosmétique : container et machine virtuelle n’isolent pas de la même façon et ne donnent pas accès au matériel de la même façon. ↩︎
Sources pour aller plus loin
- Chrome Unboxed : les fuites de l’Acer Googlebook 14 confirment Panther Lake, l’OLED et la puce Titan C2
- Chrome Unboxed : le premier Googlebook de Dell serait un XPS 13 sous Snapdragon X Elite
- Chrome Unboxed : l’ASUS Googlebook CX9406 fuite avec un châssis céramique sous le kilo
- Chrome Unboxed : Calypso est bien le Snapdragon X2 à douze cœurs
- Chrome Unboxed : ce que les rendus du Lenovo Googlebook 15 révèlent du matériel et du logiciel
- Chrome Unboxed : Googlebook, la nouvelle catégorie de portables premium pensée pour Gemini
- Chrome Unboxed : l’interview de John Maletis, vice-président de Google, sur les specs imposées aux constructeurs
- Chrome Unboxed : le milieu de gamme Googlebook n’arrivera pas avant un à deux ans
- GBookHub : le nom commercial de l’Acer Googlebook 14 confirmé, avec un tarif relevé chez deux revendeurs français
- GBookHub : la carte Mica identifiée comme le Dell XPS 13 DX13267 sous Snapdragon X Elite
- GBookHub : le HP Googlebook 14c homologué au Bluetooth SIG sous le libellé « Aluminium Premium Book »
- GBookHub : la cartographie complète des cartes de développement Googlebook, génération par génération
- GBookHub : les benchmarks Geekbench de la carte Moonstone sous Panther Lake
- Notebookcheck : Calypso serait l’alias du die Mahua à douze cœurs du Snapdragon X2
- Notebookcheck : la fiche technique complète de l’Intel Core Ultra 7 355
- Qualcomm : la fiche produit officielle du Snapdragon X Elite, où le NPU plafonne « jusqu’à 45 TOPS »
- LaptopMedia : la fiche du Snapdragon X Elite X1E-80-100, lancement daté du deuxième trimestre 2024, 12 cœurs, gravure 4 nm
- Acer : la page produit du Chromebook Plus Spin 514, qui vend déjà la puce Titan C2 aujourd’hui
- Forbes : la fuite d’Aluminium OS révèle Chrome mis à jour sans redémarrage et Linux passé en machine virtuelle
- Android Headlines : les spécifications de l’Acer Googlebook 14 détaillées, Panther Lake et dalle OLED
- 9to5Google : l’invitation officielle au keynote Made by Google du 12 août, centrée sur les Pixel
- GrapheneOS : le fil où la question de la différence entre Titan C2 et la génération précédente reste sans réponse
Questions fréquentes
Quelles puces équipent les Googlebook ?
Trois architectures différentes. Acer, ASUS et Lenovo misent sur l’Intel Panther Lake, en Core Ultra 5 325 ou 7 355. Dell et HP sur un Qualcomm Snapdragon X Elite X1E-80-100, la première génération de 2024. Et Lenovo ajoute une tablette sous MediaTek Kompanio Ultra 910. Trois jeux d’instructions dans une seule gamme.
Combien coûte un Googlebook ?
Google n’a communiqué aucun prix officiel. Le seul tarif réel a fuité chez deux revendeurs français : environ 1 150 euros pour l’Acer Googlebook 14 d’entrée de gamme, disponible le 8 novembre 2026. Le fameux « autour de 1 000 dollars » n’a jamais été une fuite, juste l’anticipation d’un observateur sur un réseau social.
La puce de sécurité Titan C2 est-elle une nouveauté ?
Non. Titan C2 équipe déjà des Chromebook Plus vendus aujourd’hui, et Acer précise que tous ses Chromebook depuis janvier 2019 embarquent une puce Titan C ou C2. Aucune fiche technique publique ne dit en quoi elle diffère de la précédente.
Produits les plus vendus
LG Ultrafine™ 27U411A-B Écran PC 27" Le prix initial était : 104,99 €.88,99 €Le prix actuel est : 88,99 €.Voir le produit
ASUS Moniteur de Jeu VY249HGR Eye Care – 23,8 Pouces FHD (1920 x 1080) Le prix initial était : 129,99 €.79,00 €Le prix actuel est : 79,00 €.Voir le produit
KOORUI 24'' Ecran PC Gamer Incurvé, 180Hz 1ms Le prix initial était : 139,99 €.99,99 €Le prix actuel est : 99,99 €.Voir le produitCKB SHOW : Le Podcast
Rejoignez-nous chaque semaine pour décortiquer l'actualité Google, les dernières sorties Chromebook et les innovations en matière d'IA.
