Sommaire
- Un dépôt, une vingtaine de collections, zéro pub
- D’où sortent ces fonds, au juste ?
- Qui bosse sur tes fonds d’écran
- Les quatre fonds que tu n’as jamais choisis
- Les mêmes images, mais dans Chrome
- Un succès ? Ça dépend pour qui
- Étape 1 : récupérer les images
- Étape 2 : l’album Google Photos
- Étape 3 : brancher l’économiseur d’écran
- Le piège qui fâche
- Local ou nuage : le vrai partage
- Un mot sur la propriété des images
- Notes de bas de page
Tu veux un économiseur d’écran qui claque ? Pas les trois photos de vacances floues. Pas le dégradé mou par défaut. Non. Tu veux les vrais fonds ChromeOS. Ceux d’avant. Ceux que Google a rangés au placard. Bonne nouvelle. Ils existent encore. Un type les a sauvés. Un dépôt GitHub. Tout est là. Mauvaise nouvelle ? Il n’y en a pas. Ou presque. On va voir. De la nostalgie. Plein le placard. Et surtout, tu va pouvoir faire un voyage. Vers le passé de Google. Pas besoin de fusée. Ni de machine à remonter le temps. Simplement un clic de souris.
Ce qu’il faut retenir
- Un dépôt GitHub archive les fonds d’écran historiques de ChromeOS et Chrome, rangés par thèmes.
- Ces images ne se glissent pas directement dans l’économiseur d’écran : elles passent par un album Google Photos.
- Trois étapes : tu télécharges, tu déposes dans un album, tu pointes l’économiseur dessus.
- Une équipe design maison commande ces fonds à des artistes du monde entier, année après année.
- Petit piège : l’économiseur se déclenche quand l’écran est verrouillé, pas à la simple inactivité.
Un dépôt, une vingtaine de collections, zéro pub
Le dépôt s’appelle wallpapers-chromeos. Point. C’est une sauvegarde. Le site d’origine, chromeup.com, est passé en mode archive. Mort, quoi. Alors quelqu’un a tout rapatrié sur GitHub. Merci à lui. Et dedans ? Un festival. Des dossiers. Beaucoup. Chacun son ambiance. Tu veux du minéral froid ? Landscape, Scenery, Water. Des montagnes, des lacs, du calme. Tu veux de la ville ? Cityscape, City, Roads. Du béton, des lignes, des nuits. Tu veux du graphique qui pique ? Abstract, Colors, Composition, Element. Les fonds géométriques que ChromeOS adore. Ceux qui font propre sans faire vide. Tu es plutôt vivant ? Animals, Floral, Dessert time. Oui, Dessert time. Des gâteaux en fond d’écran. Assume. C’est gourmand. Comme toi !
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collections thématiques
Et pour les nostalgiques ? Legacy Chrome OS wallpapers. Default Chrome OS wallpaper. Les origines. Le fond de tes débuts. Celui qui sent le premier Chromebook sorti de sa boîte. Il y a même Satellite. La Terre vue d’en haut. Puis Made by Canvas, Heritage, Togetherness, Illustrations, Leisure, Collage, Art. La liste continue. Bref. De quoi tenir des mois sans voir deux fois la même image. Et ainsi réver.
A lire également :
D’où sortent ces fonds, au juste ?
Petit retour en arrière. Au début, Google ne dessine rien. En 2015, il sort juste une appli, Google Wallpaper Art1. Elle pioche une œuvre par jour dans son Cultural Institute2. Van Gogh le lundi, Monet le mardi. Le monsieur qui annonce ça s’appelle François Beaufort.3 Son titre officiel ? « Chrome Happiness Evangelist ». Évangéliste du bonheur. On ne rit pas. Au contraire, on respecte.
Puis Google change de logiciel. Fini les musées. Place aux commandes maison. L’idée derrière ? Vendre le Chromebook comme un outil de créatif. La preuve par l’exemple. En 2020, Google fait dessiner ses fonds par un artiste néerlandais, Rick Berkelmans. Son outil ? L’appli Canvas. Sa machine ? Un Chromebook. Regarde, ça sait faire de l’art.
Et le reste du temps, Google surfe sur les bonnes causes. Une série pour le mois du patrimoine hispanique. Une autre pour les Fiertés. Chaque collection raconte une histoire. Et chaque histoire soigne l’image de marque.
Qui bosse sur tes fonds d’écran
Tu croyais à un stagiaire et un dossier d’images libres de droits ? Raté. Il y a une équipe. Une vraie. Elle sort de nouveaux fonds et de nouveaux économiseurs chaque année. Deux noms sont sortis du bois : Hannah Lee, designeuse, et Elizabeth Chiu, responsable design. Elles cadrent. Puis elles commandent des artistes du monde entier. Ainsi, chaque collection a sa signature. Daniel Medina pour Radiance. Rutger Paulusse pour Element. Min Heo pour Leisure. Anna Kövecses pour Floral, pensée pour le Pixelbook Go. Des noms que tu ne connais pas. Des images que tu regardes tous les jours.
Le sommet ? 2025. Google veut Jupiter. Pas une image de banque. Non. Les vraies aurores de la planète, captées en ultraviolet par Hubble. Problème : l’œil humain ne les voit pas. Alors l’équipe appelle la NASA. En visio. Le studio de visualisation scientifique file ses images et répond aux questions. Un artiste britannique, Vladislav Solovjov, monte le rendu. Avec l’IA maison, Imagen, non pour inventer les images, mais pour orienter la direction artistique. Résultat : quatre fonds de Jupiter qui changent selon l’heure. Sur ton Chromebook Plus. Fais péter le budget.
Les quatre fonds que tu n’as jamais choisis
Viens par ici. On parle des clandestins. Des images bien sûr ! Ton Chromebook embarque des fonds que tu n’as jamais installés. Ils sont là. Cachés dans le système. Et surtout, tu ne les choisis pas. C’est le système qui décide, selon qui se connecte et comment. L’archive en réunit justement quatre.
Le premier : Default. Le fond de base. Celui qui s’affiche sur ton bureau à la fin de la configuration, quand tu ouvres ta session normale. Longtemps, ce fut une photo « papier texturé » façon Material Design4, signée du photographe Carl Kleiner. Le deuxième : Guest. Il apparaît dès que quelqu’un ouvre une session invité sur ta machine. Et là, surprise : tu ne peux pas le changer. Même en administrateur. C’est verrouillé. Point. Le troisième : Child. Il se déclenche sur les comptes enfants et supervisés, ceux pilotés par Family Link ou par une école. Coloré, doux, rassurant. Pensé pour les petits. Le quatrième : Nocturne. Et là, clin d’œil pour initiés. Nocturne, c’est le nom de code de la Pixel Slate, la tablette ChromeOS de Google sortie en 2018. Ce fichier, c’est son papier peint d’usine, celui qui s’affichait sur la tablette. Donc les trois premiers vivent sur toutes les machines. Le quatrième, lui, sent la relique d’un appareil oublié.
En clair : trois situations, trois fonds. Session normale, session invité, session enfant. Tu ne les as jamais réclamés. Ils sont là quand même.
Les mêmes images, mais dans Chrome
Autre surprise. Ces fonds ne vivent pas que sur le bureau. Google les recycle dans son navigateur. Oui, Chrome. Celui que tu as sur ton PC, ton Mac, ton téléphone. Ouvre un nouvel onglet. En bas à droite, une icône crayon. « Personnaliser Chrome ». Clique. Un panneau s’ouvre. « Changer le thème ». Et là, tu retrouves les mêmes familles : paysages, bords de mer, art, villes, textures. Tu choisis. L’image habille ta page Nouvel onglet.
Pas fan de leur sélection ? Importe la tienne. Même panneau, « Importer une image depuis l’appareil ». Ta photo prend la place. Ton chien, ton dernier col à vélo, ce que tu veux. Détail que j’aime bien. En bas à gauche, Chrome affiche le nom de l’auteur et la source. L’artiste est crédité. Pour une fois. Tu veux du changement ? Active « Actualiser tous les jours ». Chrome pioche dans la collection. Un fond neuf chaque matin. Comme l’économiseur, mais dans ton navigateur.
Et si tu veux aller plus loin, direction le Chrome Web Store pour les thèmes d’artistes. Un clic, « Ajouter à Chrome ». Ça repeint tout : la barre d’outils, la couleur des onglets, le fond du nouvel onglet. Morale : pas besoin de Chromebook. Google Chrome suffit pour profiter du travail de ces artistes.
Un succès ? Ça dépend pour qui
Franchise totale. Google ne publie aucun chiffre d’adoption. Zéro. Alors on lit les signaux. Bon signe : le programme dure depuis des années. Il grossit. La presse relaie chaque sortie. Les fans rapatrient tout sur GitHub. Preuve qu’on les aime. Mauvais signe : ces fonds vivent et meurent avec le matériel. La collection Abstract était exclusive à la Pixel Slate. La tablette a fait un four. Alors Google a retiré les fonds dans la foulée. Des paysages historiques, dont des vues de la Terre, ont eux aussi disparu du sélecteur. La morale ? Ces images sont belles. Mais elles restent des vitrines. Quand la boutique ferme, la vitrine tombe. Et c’est bien pour ça qu’un type sauve tout sur GitHub. Au cas où. Maintenant, tu va bosser. Oh, presque rien. Simplement savoir récupérer et installer ces images.
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Soutenir MyChromebook.frÉtape 1 : récupérer les images
GitHub, ça fait peur ? À tort. Tu ouvres le dépôt. Clique sur un dossier qui te plaît. Tu ouvres une image. Tu la télécharges. Clic droit, enregistrer. Fini. Tu veux tout d’un coup ? En haut de la page, le bouton vert « Code ». Puis « Download ZIP ». Tout le paquet arrive chez toi. Tu décompresses. Tu tries. C’est le plus dur. Fait participer ta famille. Vous allez pouvoir rêver. Rire. Imaginer aussi.
Un conseil. Ne prends pas tout. Choisis. Vingt images qui te ressemblent valent mieux que trois cents que tu ne regarderas jamais.
Étape 2 : l’album Google Photos
Là, une déception t’attend. Petite. L’économiseur d’écran de ChromeOS ne lit pas un dossier local. Non. Il veut du Google Photos. Ou sa galerie d’art maison. Rien d’autre. Donc on ruse. Tu ouvres Google Photos. Tu envoies tes images dedans. Il te reste à créer un album. Tu l’appelles comme tu veux. « Fonds ChromeOS », par exemple. Original, je sais. Tu glisses tes images dans l’album. Et voilà. Ton réservoir est prêt.
Un détail qui compte. Cet album servira de source. Alors n’y mets rien de gênant. L’économiseur affiche tout, en grand, devant tout le monde qui passe.
Étape 3 : brancher l’économiseur d’écran
Le plus simple, maintenant. Clic droit sur le bureau. « Définir le fond d’écran et le style ». Ou passe par Paramètres de ChromeOS, > Fond d’écran et style > Économiseur d’écran. Tu actives l’interrupteur. L’économiseur s’allume. Deux sources s’offrent à toi. « Galerie d’art », les collections de Google. Et « Google Photos », tes albums. Tu choisis Google Photos. Puis tu pointes ton album « Fonds ChromeOS ». C’est fait. Tes fonds défilent. Avec l’heure. Date qui s’affiche. Avec la météo par-dessus.
Tu peux aussi régler la durée d’affichage avant la mise en veille. Fais-toi plaisir.
Le piège qui fâche
Tu attends l’économiseur. Tu ne touches plus à rien. Et rien ne vient. Panique ? Non. Le coupable n’est pas ton câble. C’est le déclencheur. Contrairement à ce qu’on croit, l’inactivité ne suffit pas. Du moins sur ta machine, s’il s’agit d’un Chromebook. Il faut verrouiller l’écran. Là, seulement là, l’économiseur démarre. Branché ou sur batterie, peu importe. Un réglage pour la route. Dans Paramètres > Préférences système > Marche/Arrêt, tu peux garder l’écran allumé plus longtemps. Pratique. Ta batterie, elle, te regarde déjà de travers.
Autre point. Les formats. PNG ou JPG. Le reste, l’économiseur s’en moque.
Local ou nuage : le vrai partage
Arrête-toi deux secondes. Il y a une logique derrière tout ça. Le fond d’écran, tu peux le garder en local. Ta propre image, posée sur la machine, via « Mes images ». Elle vit sur le disque. Elle s’affiche, réseau ou pas. L’économiseur, lui, joue une autre partition. Il puise dans le nuage. Google Photos d’un côté, la galerie d’art de Google de l’autre. Deux sources distantes. Fidèle à l’ADN de ChromeOS, ce système est né pour vivre connecté.
D’où une vraie question. Et si le réseau tombe ? J’ai testé pour toi. Écran verrouillé, Wi-Fi coupé. Et surprise : l’économiseur tient le coup. Il puise dans les images déjà en cache. Car ChromeOS pré-télécharge un lot de ton album. Et il garde tout à l’écran : l’heure, la météo, le nom de l’artiste. Le réseau n’est donc pas le point de rupture. Ce qui change tout, c’est le courant. Sur batterie et hors ligne, il montre deux images, puis l’écran s’éteint. Le noir. Économie oblige. Branché et hors ligne, au contraire, les images défilent sans fin. Pas de noir.
La leçon ? Le fond d’écran local ne te lâche jamais, réseau ou pas. L’économiseur, lui, tourne sur un cache constitué depuis le nuage. Coupe le réseau, il survit sur ses réserves. Coupe le courant, il s’éteint. Cloud un jour, cloud toujours.
Un mot sur la propriété des images
Soyons honnêtes. Deux secondes. Celui qui a monté le dépôt le dit lui-même. Il ne possède aucune de ces images. Elles appartiennent à leurs photographes et à leurs créateurs. Le dépôt est sous licence libre, mais les photos, elles, gardent leurs droits. Traduction. Pour ton économiseur perso, sur ton Chromebook, à la maison ? Aucun souci. Personne ne viendra. Pour republier, revendre, coller ça sur un site ? Là, on ne joue plus. Tu respectes les auteurs. Ou tu t’abstiens.
C’était le quart d’heure sérieux. Il est passé.
Notes de bas de page
- Google Wallpaper Art : application lancée par Google en 2015 sur le Chrome Web Store. Chaque jour, elle changeait ton fond d’écran pour une œuvre d’art différente, puisée dans le Google Cultural Institute, le musée en ligne de Google. Van Gogh un matin, Monet le lendemain. Une petite galerie sur ton bureau, ancêtre lointain des collections d’aujourd’hui. ↩︎
- Google Cultural Institute : plateforme lancée par Google en 2011, devenue depuis Google Arts & Culture. Elle numérise en haute définition les collections de milliers de musées et de lieux de culture du monde entier, puis les met en ligne, gratuitement, pour tout le monde. ↩︎
- François Beaufort : figure bien connue de l’écosystème Google. Développeur et évangéliste maison, il s’est fait un nom en dénichant et en dévoilant, souvent le premier, les nouveautés cachées de Chrome et de ChromeOS planquées dans les versions de développement. Un poisson pilote du système, très suivi à l’époque. ↩︎
- Material Design : le langage visuel lancé par Google en 2014 pour unifier l’allure de ses produits, d’Android au web. Son idée maîtresse ? S’inspirer du papier et de l’encre. Des surfaces qui se superposent, des ombres portées, de la profondeur, des couleurs franches. C’est ce vocabulaire que Carl Kleiner a pris au pied de la lettre, en fabriquant ses fonds en vrai papier. ↩︎
Sources
- GitHub : l’archive complète des fonds d’écran ChromeOS et Chrome, rangés par thèmes
- Aide Google : la marche à suivre officielle pour changer le fond d’écran et l’économiseur d’écran de ton Chromebook
- Aide Google : personnaliser la page Nouvel onglet de Chrome, thèmes, collections et image perso
- Blog Google : la collection Jupiter et l’équipe design derrière les fonds ChromeOS renouvelés chaque année
- Blog Google : quand Google commande ses fonds à des artistes pour vanter le potentiel créatif du Chromebook
- Android Police : le panorama des collections de fonds ChromeOS et le nom de leurs artistes
Questions fréquentes
Puis-je afficher ces fonds d’écran ChromeOS sans passer par Google Photos ?
Pour un simple fond fixe, oui. Paramètres, fond d’écran, « Mes images », tu charges le fichier. En revanche, pour l’économiseur qui défile, non. Il exige un album Google Photos ou la galerie d’art intégrée. Pas de dossier local. C’est la règle du jeu.
L’économiseur marche-t-il sur batterie ?
Oui, une fois l’écran verrouillé. Sur batterie, il n’enchaîne toutefois que deux images avant que l’écran ne s’éteigne, pour préserver l’autonomie. Branché, il tourne sans s’arrêter. Pour retarder l’extinction, passe par Paramètres, Préférences système, Marche/Arrêt.
Combien d’images puis-je mettre dans l’album ?
Autant que tu veux. L’économiseur pioche au hasard dedans. Ainsi, plus l’album est fourni, plus le défilé est varié. Mais reste raisonnable. Vingt bonnes images battent trois cents oubliées.
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