Sommaire
Tu as fait le tour du propriétaire. C’était dans le premier article de cette série de six. Tu sais maintenant ce qu’est Google Pics. Deuxième marche, on cogne. On génère. Une image, la tienne, à partir d’une simple phrase. Pas dans trois jours. Tout de suite. Sors ton Chromebook. Ouvre un onglet. Suis le guide. C’est simple. Vraiment. À une condition : savoir quoi taper. Parce qu’une IA, ça ne lit pas dans tes pensées. Ça lit ton prompt. Nuance.
Zéro (0)
appli mobile, pour l’instant
Avant de générer, deux minutes de réglages
Pics ne vit que sur ordinateur. Pas de version mobile. Sur smartphone. Sur tablette. Rien. Sur un ordinateur. Une tablette. C’est Ok. Mais, tu ne télécharge pas. Tout est en ligne. Côté navigateur, prends Chrome ou Firefox dans une version récente. Sur Windows, Edge fait l’affaire aussi. Le reste, tu tentes à tes risques et périls. Il te faut aussi le bon abonnement : Google AI Pro, Ultra, ou un forfait Workspace Business ou Enterprise Standard et Plus. Le gratuit reste sur le paillasson, on l’a vu dans l’épisode précédent. Une fois ces cases cochées, la suite est ridicule de simplicité. Tu ouvres ton navigateur. Dans l’omnibox inscrit pics.new. Tu es dedans. Rien à installer. Un onglet suffit. Pour un outil qui vit chez Google, sur un Chromebook, tu joues clairement à domicile.
Écrire ton premier prompt
Le prompt, c’est tout. Répète après moi : tout. Quand tu as compris cela, tu peux tout faire. Et je répète une nouvelle fois. Une IA d’image ne devine rien. Elle exécute ce que tu écris. Tu tapes vague, tu récoltes du vague. Alors on structure. Bonne nouvelle, Google donne lui-même la recette, et elle tient en une liste. Décris le sujet. Puis le décor. Puis la distance, gros plan ou plan large. Ensuite la matière. Ensuite la lumière. Et pour finir, le format. Voilà l’ossature. Tiens, mais cela me rappelle un truc. Le générateur de prompt Gemini. Il est gratuit. Mais revenons à nos moutons. Pardon à notre premier prompt.
Générateur de Prompt Gemini
Voila exemple concret. « Photo réaliste d'une tasse en céramique bleue sur un plan de travail en marbre blanc, gros plan, lumière douce du matin, faible profondeur de champ, format paysage. » Tu vois la mécanique. Chaque morceau pilote un réglage précis de l’image1.
Reste un piège, le seul vraiment vicieux : le langage figuré. Google le dit noir sur blanc, évite les métaphores. « Une explosion de couleurs », la machine ne sait pas quoi en faire. « Un fond orange vif tacheté de rose », là elle sait exactement. Tu parles à un algorithme, pas à un poète. Sois littéral. Le schéma juste au dessus te grave l’anatomie d’un bon prompt dans le crâne. Garde-le sous le coude.
Lancer la génération
Voyons ce que propose Google Pics. La barre du bas, c’est ton poste de commande. Tu y écris ton prompt. Tu cliques sur envoyer. Pics réfléchit quelques secondes, puis affiche plusieurs versions dans le panneau de gauche (voir plus bas). Tu cliques sur celle qui te parle, elle passe en grand. Fin de l’histoire. Pas de menu à douze onglets, pas de manuel de trois cents pages. Tu tapes, tu valides, tu choisis. Au passage, une astuce que Google glisse dans sa doc : si tu génères depuis Google Docs, tu peux continuer à bosser pendant que l’image se fabrique. Le calcul tourne en fond. Plutôt malin.
Les variantes, et le bouton Retry
Pics ne te sort jamais une seule image, mais tout un lot (photo de gauche). C’est voulu, et c’est ta meilleure arme. Tu compares, tu choisis, tu ne pries pas devant l’écran. Pas convaincu par les propositions ? Le bouton Retry en génère d’autres, sur le même prompt (photo de droite). Encore d’autres ? Tu recliques. La machine, elle, ne se lasse jamais. Toi, si. Du coup, un conseil avant de mitrailler ce bouton : relis ta phrase. Neuf fois sur dix, le problème ne vient pas de Pics. Il vient de ton prompt. Corrige le texte, pas la chance.
Un contenu de qualité, sans publicité.
Vous aimez notre travail ? Soutenez notre indépendance en devenant membre sur Patreon.
Soutenir MyChromebook.frSi tu es abonné au Patreon de Mychromebook, retrouve un fichier audio en complément de cet article.
Ajouter une image de référence
Tu peux aussi montrer, pas seulement décrire. Le bouton Ajouter des images te laisse joindre une photo en référence. Pics en récupère le style, ou un élément précis. Il l’applique ensuite à ta génération. Tu importes depuis ton ordinateur, ton Drive ou Google Photos. Les formats avalés sans broncher : jpg, png, bmp et tiff. Concrètement, c’est pratique quand tu as déjà une charte, une couleur, une ambiance à respecter. Tu la donnes en modèle, l’IA s’aligne. C’est précisément là que Pics dépasse le vieux réflexe « tape une phrase et croise les doigts ».
Voilà. Ta première image existe. Elle est correcte, peut-être même bonne. Peut-être. Car à ce stade, tu génères, tu ne retouches pas encore. Or c’est la retouche qui fait toute la force de Pics. Déplacer un objet. En supprimer un autre. Changer un texte sans tout refaire. Ce sera le sujet du prochain épisode, et crois-moi, c’est là que ça devient vraiment intéressant. Pour l’instant, entraîne-toi. Génère dix images. Rate-en cinq. C’est comme ça qu’on apprend à parler à la bête.
Série d’articles :
- 14/09/26 – Google Pics. Prise en main. C’est quoi, où ça vit, son prix ? Comment y entrer ?
- 15/09/26 – Générer sa première image avec prompt, bases, variantes
- 16/09/26 – Retoucher l’existant, déplacer/supprimer, retouche localisée, texte, upscale
- 17/09/26 – Pics dans Docs et Slides, création dans le doc, collaboration
- 18/09/26 – Pics vs Canva vs Adobe Express vs Gemini natif : comparatif + tableau/arbre
- Cheat-sheet des prompts, recettes + outil interactif
Note de bas de page :
- Faible profondeur de champ : le sujet net, l’arrière-plan flou. Le fameux effet « portrait » que sort ton téléphone. En anglais, « shallow depth of field », utile si tu préfères prompter dans la langue maternelle de la machine.
↩︎
Sources pour aller plus loin :
- Google, aide officielle : prendre en main Google Pics et générer une image depuis un prompt (barre du bas, versions, Retry)
- Google, aide officielle : les conseils de prompt (sujet, décor, distance, matière) et le rappel d’éviter le langage figuré
- Google, aide officielle : éditer une image et ajuster le format et le cadrage
- Google Workspace : la page produit de Google Pics, génération et jeu d’alternatives
- Google Workspace, blog : l’annonce officielle, Pics fournit un jeu d’alternatives à partir de ton prompt
Questions fréquentes
Comment générer une image avec Google Pics ?
Tu écris une phrase décrivant l’image voulue dans la barre de prompt en bas de pics.new, puis tu cliques sur envoyer. Pics propose alors plusieurs versions dans le panneau de gauche, et tu choisis celle qui te convient. Le bouton Retry en génère d’autres à partir du même prompt.
Comment écrire un bon prompt pour Google Pics ?
Google conseille de décrire le sujet, le décor, le cadrage, la matière, la lumière et le format, et d’éviter le langage figuré. Une IA d’image est littérale : « un fond orange vif taché de rose » fonctionne mieux qu’« une explosion de couleurs ».
Peut-on utiliser une image de référence dans Google Pics ?
Oui. Le bouton Ajouter des images permet de joindre une photo dont Pics reprend le style ou un élément pour ta génération. L’import se fait depuis l’ordinateur, Google Drive ou Google Photos, aux formats jpg, png, bmp et tiff.
Soutenez un média libre
MyChromebook, c’est plus de 5 000 articles, un podcast et des outils pour la communauté ChromeOS francophone — sans paywall ni publicité intrusive. Votre soutien, même modeste, nous garde libres et indépendants.
- Un article, un fichier audio qui vient en complément
- L’accès aux coulisses et à la communauté
- Le podcast et les tutos qui continuent
- Un média sans publicité intrusive
Dès quelques euros par mois • Sans engagement • Annulable à tout moment
Produits les plus vendus
CKB SHOW : Le Podcast
Rejoignez-nous chaque semaine pour décortiquer l'actualité Google, les dernières sorties Chromebook et les innovations en matière d'IA.







