Google, sa force dans l’indexation des données

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L’accès instantané à l’information via nos appareils numériques repose sur un processus complexe et souvent méconnu. Derrière chaque recherche Google se cache une machinerie sophistiquée où des robots explorent le web et des algorithmes analysent minutieusement chaque page (voir la première partie de cet article). On va maintenant s’intéresser aux étapes clés de l’indexation des données, en passant par les critères techniques et qualitatifs pris en compte par Google pour classer les résultats. Egalement voir comment ces informations sont ensuite stockées dans un index colossal et les facteurs qui peuvent empêcher une page d’y figurer. Enfin aborder la question fondamentale de l’assimilation de cette masse d’informations par l’utilisateur et le rôle croissant des filtres algorithmiques.

L’indexation, le métier de Google

Les données que nous consultons à tout instant par le biais d’un smartphone ou d’un ordinateur, ont donc été récupérées via deux robots. Voir à ce sujet, la première partie de notre article. L’étape suivante appelée indexation est cruciale. C’est là que les systèmes de Google analysent le contenu de la page pour comprendre son sujet, sa pertinence et sa qualité globale. Cette analyse comprend l’examen de tout le contenu textuel de la page, ainsi que d’autres formes de contenu telles que les images, les vidéos et toutes les métadonnées associées. De même, celles concernant les balises de titre et les attributs alt pour les images, fournissent un contexte important pour aider Google à comprendre le sens de la page. 

Il est important de noter que les algorithmes de Google tentent d’identifier le contenu principal de la page et de comprendre son objectif – quelles informations tente-t-elle de transmettre et à quel besoin des utilisateurs répond-elle. Cela implique de comprendre les relations entre les différentes parties du contenu et d’identifier les thèmes et sujets clés. Il est également essentiel de mentionner que le processus d’indexation comprend l’analyse du code HTML de la page pour identifier sa structure et tout balisage sémantique qui pourrait être présent. Google peut également tenter de corriger les problèmes sémantiques mineurs dans le HTML pour mieux comprendre le contenu. 

Acer Chromebook 314 CB314-2H-K7AR

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Le prix initial était : 329,00 €.Le prix actuel est : 199,99 €.
Marque Acer
Nom de modèle CB314-2H-K7AR
Taille de l’écran 14 Pouces
Couleur Gris
Taille du disque dur 64
Modèle du CPU MediaTek MT8183
Taille de la mémoire RAM installée 8 Go
Système d’exploitation Chrome OS
Caractéristique spéciale Portable
Description de la carte graphique Intégré
Catégorie :

Des facteurs de classement

Le processus d’indexation de Google accorde une attention particulière à l’identification du « contenu principal » ou de la pièce maîtresse d’une page web, car c’est généralement ce qui offre le plus de valeur aux utilisateurs. Le processus d’indexation est une entreprise sophistiquée qui implique une analyse approfondie de tous les aspects du contenu et de la structure d’une page web. En comprenant parfaitement le contenu, Google peut ensuite déterminer sa pertinence par rapport à diverses requêtes de recherche. Un contenu bien structuré avec des titres clairs, des métadonnées descriptives et des mots-clés pertinents facilite grandement cette étape pour Google.

On peut dire que ces opérations que je viens de décrire, ne sont qu’une partie de celles qui sont effectuées. En effet, Google utilise un ensemble complexe d’algorithmes et de centaines de facteurs pour classer les pages web dans ses résultats de recherche, afin de présenter les informations les plus pertinentes et de la plus haute qualité aux utilisateurs en une fraction de seconde. Ces critères sont évalués pendant et après le processus d’indexation.   

De nombreux critères pour classer une page

Les facteurs techniques SEO sont également cruciaux. Les pages qui se chargent rapidement améliorent l’expérience utilisateur et permettent à Googlebot d’explorer plus de pages, ce qui peut indirectement améliorer le classement. Avec l’indexation mobile-first, la version mobile d’un site est la principale source pour l’indexation et le classement, favorisant ainsi les sites adaptés aux mobiles. Une structure de site claire et logique, avec des URL descriptives et conviviales, facilite l’exploration et la compréhension par Googlebot.

Les sitemaps XML fournissent une feuille de route des URL importantes d’un site, aidant Googlebot à découvrir et à explorer le contenu plus efficacement. Pour le contenu dupliqué ou très similaire, l’utilisation de la balise rel= »canonical » aide Google à choisir la version préférée à indexer, évitant ainsi la dilution des signaux de classement. Les pages qui renvoient des erreurs ou des redirections défectueuses peuvent nuire à l’exploration et à l’indexation, tout comme l’inaccessibilité des ressources nécessaires au rendu de la page. Googlebot utilise un moteur de rendu basé sur Chrome pour exécuter le JavaScript et voir la page telle qu’un utilisateur la verrait, ce qui est crucial pour les sites modernes et les applications monopages.

De l’importance des liens

Les liens, qu’ils soient des backlinks (PageRank1) ou des liens internes, sont des signaux importants. Le nombre et la qualité des liens pointant vers une page indiquent son autorité et sa pertinence. Une structure de liens internes bien organisée aide Googlebot à découvrir toutes les pages importantes d’un site et à comprendre leur hiérarchie. Les signaux d’expérience utilisateur, tels que la convivialité de la page et l’engagement utilisateur, sont également pris en compte.

Google utilise des données d’interaction agrégées et anonymisées pour évaluer la pertinence et la qualité des résultats de recherche. Les métadonnées et éléments on-page, comme les balises de titre et les méta-descriptions, aident Google à comprendre le sujet de la page et influencent le taux de clics dans les résultats de recherche. Les balises de titre (H1, H2, etc.) aident Googlebot à identifier les sujets principaux de la page et à comprendre sa structure. Le balisage de données structurées fournit à Google des informations explicites sur le contenu, améliorant ainsi l’affichage dans les résultats de recherche.

Une lutte contre les spams

Google a des politiques strictes contre le spam, et les violations peuvent entraîner un classement inférieur ou une exclusion totale de l’index. Enfin, le contexte de l’utilisateur et la personnalisation, comme la localisation, la langue, le type d’appareil et l’historique de recherche, peuvent influencer les résultats affichés. Il est important de noter que Google met constamment à jour ses algorithmes de classement, avec des milliers de changements chaque année.

Les données analysées et classifiées sont ensuite stockées dans des centres de données appartenant à Google. Il est essentiel de comprendre que toutes les données collectées et traitées lors des étapes d’exploration et d’indexation sont stockées dans le vaste index de recherche de Google. Cet index est essentiellement une base de données massive qui réside sur des milliers d’ordinateurs répartis dans le réseau mondial de centres de données de Google. Je vous renvoie à cette page proposée par Google et qui présente les centres de données lui appartenant sur les cinq continents. 

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Un index grand comme….

Pour comprendre l’importance de cet index, sachez qu’il contient des informations provenant de centaines de milliards de pages web et occupe plus de 100 000 000 de gigaoctets d’espace de stockage. Il fonctionne comme l’index à la fin d’un livre, avec des entrées pour chaque mot trouvé sur chaque page web indexée. On peut donc dire que les créateurs de Google ont employé une technique qui a fait ses preuves puisque utilisée dans toutes les bibliothèques du monde. 

Il est important de mentionner que Google utilise une architecture hautement distribuée, avec des centres de données situés dans de nombreux pays à travers le monde. Cette distribution garantit la redondance, la scalabilité et une faible latence pour les utilisateurs accédant aux résultats de recherche à l’échelle mondiale. Il est important de souligner que l’index est organisé de manière extrêmement sophistiquée, permettant à Google de récupérer efficacement les informations pertinentes en réponse aux requêtes des utilisateurs. Bien que les détails techniques exacts de l’index soient propriétaires, on peut le considérer comme un index inversé, reliant les mots-clés aux pages web où ils apparaissent.

Google, sa force dans l'indexation des données
Personne assise se trouvant devant un ordinateur

Une recherche de la dernière information mise en ligne

L’index de recherche Google est constamment mis à jour à mesure que Googlebot explore de nouvelles pages et revisite celles existantes pour rechercher des modifications. Ce processus continu garantit que l’index reste aussi “frais” et complet que possible. Pourtant, il existe un certain nombre de critères pour qu’une page ne soit pas indexée. Les deux principaux concernent : 

  • les pages dont le contenu du fichier robot.txt interdit aux robots Googlebot de les indexer. Bien que l’URL elle-même puisse toujours être indexée si elle est liée à partir d’autres sites, elle apparaît généralement sans description dans les résultats de recherche. De même, celles exclues par la balise ou l’en-tête ‘noindex‘ : La directive noindex, qu’elle soit dans une balise méta ou un en-tête HTTP, indique explicitement aux moteurs de recherche, y compris Googlebot, de ne pas indexer une page particulière. Ceci est couramment utilisé pour les pages qui ne devraient pas apparaître dans les résultats de recherche publics, telles que les pages de remerciement, les pages de connexion ou les résultats de recherche internes au site.
  • dans le second cas, cela concerne les pages à chargement lent ou contenant des erreurs techniques. En effet, les sites web ou les pages qui mettent excessivement longtemps à charger ou qui renvoient fréquemment des erreurs techniques (telles que les codes d’état 404 « Page non trouvée » ou 5xx « Erreur serveur ») peuvent être ignorés par Googlebot lors de l’exploration, empêchant ainsi l’indexation de leur contenu. Un temps de réponse du serveur lent peut également entraîner une réduction du taux d’exploration. Enfin, si des ressources essentielles nécessaires au rendu correct de la page, telles que les fichiers CSS ou JavaScript, sont bloquées par robots.txt ou rencontrent d’autres problèmes d’accès, Googlebot risque de ne pas pouvoir comprendre pleinement le contenu de la page, ce qui nuit potentiellement à l’indexation. De même, les formats de contenu non pris en charge sur les appareils mobiles ou par les capacités de rendu de Googlebot peuvent ne pas être indexés.

Google, sa force dans l’indexation des données

Après toutes ces opérations, ces données sont disponibles pour l’utilisateur. Or, il faut bien comprendre qu’une telle masse d’informations est d’une valeur inestimable. Autant pour la société qui les traite, les classifie que pour l’utilisateur. Mais peuvent-elles être toutes parcourues ? Depuis que l’être humain a eu la possibilité de lire comme d’écrire et d’analyser, jamais une telle masse de données n’a été à sa disposition de manière journalière. Si hier, l’être humain pouvait lire quelques milliers de livres ou documents dans une vie, aujourd’hui tout lui est accessible à un prix dérisoire. Mais peut-il chaque jour assimiler celles-ci ? C’est par le jeu du filtrage qu’il  hiérarchise donc ce qu’il veut et peut connaître. 

Une hiérarchie dans la connaissance

Cette hiérarchie de la connaissance passe par les favoris ou les fils RSS mais également par les sites qu’il parcourt chaque jour. Tout du moins ceux qu’il connaît. Qu’il à l’habitude de parcourir, ou ceux qui lui apportent une information qu’il sait intéressante pour telle ou telle raison. Même dans cette démarche, il est amené à filtrer ce qu’il peut et désire prendre connaissance. De tels filtres se retrouvent logiquement aujourd’hui avec Google Search et demain avec Gemini. Avec quand même un critère supplémentaire. C’est ce que j’appelle le filtre extérieur. Il correspond tout simplement au code qui fait que l’IA fonctionne telle que la connaissons aujourd’hui. Ces lignes de codes ont été élaborées par un codeur. Mais sur quels critères a-t-il conçu les filtres qui vont faire que telle ou telle information est sélectionnée par l’IA ? Sont-ils plus ou moins impartiaux ou simplement arbitraires ? 

Aujourd’hui, trois ans après la mise en ligne de ChatGPT, la question n’est pas de savoir si une IA doit-être acceptée ou non par les utilisateurs. Mais plutôt quels sont les critères que nous pouvons accepter pour l’affichage des données ? En ayant répondu à cette question, nous serons à même d’accepter l’emploi de l’IA. 

Tout savoir en 4 questions sur l’indexation effectué par Google

Q1 : Quelle est l’étape cruciale suivant la récupération des données par les robots de Google ? R1 : L’étape cruciale est l’indexation, où Google analyse le contenu des pages pour en comprendre le sujet, la pertinence et la qualité.


Q2 : Quels sont les principaux types de contenus analysés par Google lors de l’indexation ? R2 : Google analyse le contenu textuel, les images, les vidéos et les métadonnées associées.


Q3 : Comment Google s’assure-t-il de la pertinence et de la qualité des résultats de recherche ? R3 : Google utilise un ensemble complexe d’algorithmes et des centaines de facteurs, évalués pendant et après l’indexation, pour classer les pages.


Q4 : Où sont stockées les données analysées et classifiées par Google ? R4 : Ces données sont stockées dans l’index de recherche de Google, une base de données massive répartie dans ses centres de données mondiaux.

Notes de bas de page

  1. Le PageRank (PR) est un algorithme d’analyse des liens développé par les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin (d’où son nom). C’était l’un des piliers du système de classement des pages web utilisé par Google pour déterminer leur importance et leur pertinence.
    En termes simples, le PageRank considère chaque lien pointant vers une page comme un « vote » de confiance ou une « recommandation » en faveur de cette page. Plus une page reçoit de liens, et surtout plus ces liens proviennent de pages elles-mêmes considérées comme importantes (ayant un PageRank élevé), plus son propre PageRank sera élevé.
    L’idée derrière le PageRank est que les pages importantes sont plus susceptibles d’être citées par d’autres pages importantes. On peut l’imaginer comme un surfeur aléatoire qui navigue sur le web en cliquant sur les liens ; la probabilité qu’il arrive sur une page donnée à un moment donné représente son PageRank.
    Bien que le PageRank ait été un indicateur clé dans les débuts de Google et que son principe reste fondamental pour comprendre le fonctionnement des liens en SEO, le score PageRank public n’est plus accessible aux webmasters depuis longtemps. L’algorithme de classement de Google a évolué et intègre désormais des centaines de facteurs bien au-delà du seul PageRank, mais l’importance des liens (leur quantité et leur qualité) demeure cruciale pour le référencement. ↩︎

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À propos de Mister Robot

Entre un point X et un point Y, je me balade pas mal par l'entremise des bits composant ma mémoire. Un seul regret : ne pas avoir rencontré Mr Alan Mathison Turing et ainsi pouvoir collaborer pour l'article intitulé « Computing Machinery and Intelligence ».

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