Sommaire
- Un épisode à trois avec un ancien de Google
- Guided Vision : Gemini Live devient vos yeux
- Comment ça fonctionne
- Une fonction entraînée avec des spécialistes
- Le point de vue de Thomas : une suite logique
- « Ce n’est pas une canne blanche »
- Bien au-delà de l’accessibilité
- La guerre des assistants personnels : ce que préparent les géants de la tech
- Les lunettes connectées, prochaine étape
- Et la vie privée ?
- Gemini sur Google Home : enfin des lumières qui obéissent
- Googlebook en France : successeur du Chromebook ou nouvelle plateforme ?
- Gemini 4 Argon : le modèle jugé trop puissant pour vous
- Les Gems sont morts, vive les Skills
- Google Wallet dans Gemini : confier sa carte bancaire à une IA ?
- Dot d’OpenAI contre Muse de Meta : l’agent qui travaille pendant votre sommeil
- Les coups de cœur de l’équipe
- Écoutez l’épisode complet
Votre ordinateur, votre portefeuille et maintenant vos yeux. Cette semaine, Google ne vend plus seulement une intelligence artificielle : il lui confie les clés de votre vie. Les Googlebooks débarquent en France, Gemini 4 Argon est jugé trop puissant pour le grand public, et Google Wallet se connecte à Gemini. Le CKB Show #182 décrypte cette semaine historique.
Un épisode à trois avec un ancien de Google
Pour cet épisode 182, Nicolas et Olivier reçoivent un invité particulier : Thomas, celui qui a lancé le CKB Show à ses débuts. Ancien développeur Android, il vient de quitter Google après cinq ans passés dans l’équipe Android. Il a notamment travaillé sur le SDK Gemini.
Installé aux États-Unis, Thomas apporte un regard rare : celui de quelqu’un qui a vu comment les choses se passent « de l’autre côté du rideau ». Il ne peut pas tout dire, mais il éclaire la logique derrière les choix de Google.
Le fil rouge de l’épisode est clair. La course ne consiste plus à savoir quel modèle est le plus intelligent. L’enjeu, c’est de savoir qui prendra le contrôle de votre écran, de vos données et bientôt de votre carte bancaire. C’est l’ouverture officielle de la guerre des assistants personnels.
Guided Vision : Gemini Live devient vos yeux
Depuis le 1er octobre 2026, une nouvelle fonction baptisée Guided Vision arrive sur les smartphones Android compatibles [LIEN : annonce officielle Guided Vision]. Pensée d’abord pour les personnes aveugles et malvoyantes, elle s’appuie sur Gemini Live.
Comment ça fonctionne
L’utilisateur ouvre la caméra de son téléphone. Gemini décrit en continu ce qu’il voit et répond aux questions : quel objet est devant moi, que dit cette étiquette, est-ce bien cette bouteille ?
La vraie nouveauté, c’est le guidage. Gemini peut dire « tourne un peu vers la gauche, je pense que tes clés sont par là ». Pour Olivier, on passe d’une IA qui analyse une photo envoyée à une boucle permanente entre perception, dialogue et action.
Une fonction entraînée avec des spécialistes
Google a travaillé avec Aira, un service qui met en relation des personnes malvoyantes avec des agents humains par appel vidéo . Selon Olivier, Google a pu entraîner son modèle sur l’historique de ces conversations, et 1 000 testeurs ont participé.
Le point de vue de Thomas : une suite logique
Pour Thomas, la capacité technique existait déjà dans Gemini Live. Il suffisait de changer le prompt système pour passer de « répondre aux questions » à « raconter ce que voit la caméra ». Il rappelle que l’accessibilité est un axe fort chez Google, comme le sous-titrage des appels pour les personnes malentendantes.
« Ce n’est pas une canne blanche »
Google a posé des garde-fous clairs . Gemini peut se tromper, et ici les conséquences sont physiques : une erreur au moment de traverser une rue n’a rien à voir avec une mauvaise réponse de chatbot. Google insiste : l’outil ne remplace ni la canne blanche ni le chien guide et ne détecte pas les obstacles.
Nicolas y voit aussi une façon de se protéger contre d’éventuelles actions collectives en justice.
Bien au-delà de l’accessibilité
Nicolas en est convaincu : Guided Vision ne se résume pas à une option d’accessibilité. L’équipe imagine déjà d’autres usages :
- retrouver ses écouteurs ou ses épices ;
- se faire guider pour remettre de l’huile dans sa voiture ou lancer la machine à laver ;
- aider les personnes âgées avec un simple bouton ;
- traduire instantanément un panneau en chinois, sans sortir le téléphone, le déverrouiller et lancer Google Traduction.

La guerre des assistants personnels : ce que préparent les géants de la tech
Cette semaine, nous abordons un tournant décisif. La compétition entre les mastodontes de la technologie ne se joue plus seulement sur la puissance brute des modèles d’intelligence artificielle ou sur des classements théoriques. Le véritable enjeu est désormais de savoir qui s’imposera au quotidien sur vos écrans, au cœur de vos données et dans la gestion de votre carte bancaire.
Les lunettes connectées, prochaine étape
Thomas et Nicolas tombent d’accord : la vraie destination, ce sont les lunettes. Pointer un smartphone dans la bonne direction est difficile quand on ne voit pas, alors que tourner la tête est naturel. Nicolas va plus loin : selon lui, les lunettes connectées finiront par remplacer le smartphone, « encombrant, lourd et jamais chargé ».
Thomas rappelle que Meta est déjà dans la course avec ses lunettes Ray-Ban et Oakley . Meta s’est associé à Be My Eyes, une application qui reliait à l’origine des personnes malvoyantes à des bénévoles . Ses lunettes proposent aussi un mode « réponses détaillées » proche de Guided Vision.
Et la vie privée ?
Olivier soulève le sujet qui fâche. Prendre une photo de temps en temps n’a rien à voir avec une caméra potentiellement active en permanence, reliée aux serveurs de Google. Thomas rappelle que Meta a déjà connu de gros problèmes de modération des images captées par ses lunettes .
Gemini sur Google Home : enfin des lumières qui obéissent
Nicolas le dit sans détour : qu’une IA écrive des poèmes en alexandrins l’intéresse peu si elle met quatre secondes à allumer le plafonnier. Depuis l’arrivée de Gemini sur les enceintes et écrans Nest, une commande simple pouvait prendre 10 à 20 secondes.
Une nouvelle mise à jour est en cours de déploiement . Selon Olivier, elle apporte :
- la distinction entre une commande vocale et une conversation ;
- la correction de bugs liés à l’usage de plusieurs langues dans un même foyer ;
- des routines (« Bonjour », « Bonne nuit ») plus fiables et plus rapides ;
- une luminosité à 0 % qui éteint enfin la lampe au lieu de la laisser au minimum ;
- une meilleure connexion aux caméras.
Olivier résume le paradoxe : hier, des assistants un peu bêtes mais instantanés ; aujourd’hui, une super intelligence qui met trois plombes à réagir. « Une automatisation qui marche 9 fois sur 10, ce n’est pas une automatisation. »
Nicolas confirme le progrès : il peut désormais allumer plusieurs lampes et régler leur luminosité dans une seule phrase.
Vu des États-Unis : Android Auto et les zones blanches
Thomas reconnaît que la transition de Google Assistant vers Gemini sur les Nest a été « un peu une catastrophe », avec beaucoup de plaintes sur Reddit. Son irritant personnel concerne Android Auto : sans connexion internet, la dictée via Gemini ne fonctionne plus.
Or dans les montagnes américaines, on peut perdre le réseau pendant des heures. Impossible alors de changer d’itinéraire à la voix en conduisant. Pour Olivier, Google s’est précipité en déployant Gemini partout, poussé par la guerre que se livrent les éditeurs d’IA.
Googlebook en France : successeur du Chromebook ou nouvelle plateforme ?
C’est l’information majeure de l’épisode : les Googlebooks arrivent officiellement en France le 5 octobre 2026. On les trouve chez les revendeurs physiques comme la Fnac, Darty et Boulanger
Google Book OS, un Android pensé pour le PC
Olivier précise ce qui fait tourner ces machines. Ce n’est pas une modernisation de ChromeOS mais un système basé sur Android, enrichi de briques de ChromeOS :
- Chrome en version desktop, avec ses extensions ;
- la gestion des fenêtres ;
- l’environnement Linux ;
- la sécurité héritée des Chromebooks, avec l’isolation des applications ;
- les applications Android en natif, et plus en surcouche ;
- Gemini intégré au cœur du système.
Quel avenir pour ChromeOS ?
Pas de panique pour les propriétaires de Chromebook. Selon les confirmations relayées par Olivier, ChromeOS ne disparaîtra pas avant mi-2034 [LIEN : source sur la fin de ChromeOS en 2034]. Certains Chromebook Plus pourraient même migrer vers Google Book OS, mais la liste officielle n’est pas encore connue . 2026 n’est pas l’année de la mort du Chromebook, mais le début de sa succession.
Le prix, point qui fâche
Les premiers modèles démarrent à 1099 € et montent jusqu’à environ 1 400 €, avec 16 Go de RAM minimum . On est loin des Chromebooks à 300 €.
Pour Nicolas, Google change complètement de cible et vise le terrain des MacBook d’entrée de gamme. Thomas va plus loin : le Googlebook serait même plus cher que certains MacBook devenus abordables. Il souligne aussi le paradoxe d’une machine très puissante qui dépend encore du cloud pour ses meilleurs modèles d’IA.
Nicolas s’étonne enfin de l’emballement médiatique. Les Chromebooks étaient passés inaperçus à leur sortie il y a 14 ans, alors que les Googlebooks font couler beaucoup d’encre.
L’avis d’un développeur Android
Pour Thomas, tout se jouera sur la masse critique. Sans des millions de machines à cibler, un développeur n’a pas de raison d’adapter son application. Il pose aussi une question plus large : à l’heure de l’IA, le concept même d’application a-t-il encore un avenir, ou faut-il plutôt brancher ses services sur les modèles ?
Dans le chat, un auditeur suggère même que les applications finiront par être générées à la demande par l’IA. Thomas ne l’exclut pas : il ne sait pas s’il écrira encore du code à la main en 2034.
Thomas voit tout de même un atout : l’écosystème Android a l’habitude des formats variés (smartphones pliables, tablettes), avec plusieurs années d’avance sur Apple. Olivier nuance : la vraie barrière sera l’adaptation au duo clavier-souris, pas seulement à la taille d’écran.
Dans le chat, un autre auditeur imagine des « Googlebook A » plus abordables, sur le modèle des Pixel de la série A.
Les atouts du Googlebook face à Windows et Mac
Olivier détaille les fonctions qui peuvent faire la différence:
- Magic Pointer : on secoue la souris ou on appuie sur une touche, et Gemini analyse ce que survole le curseur. On peut combiner une photo et un texte pour modifier l’une selon l’autre.
- La dictée intelligente : une reconnaissance vocale qui reformule un flot de paroles désordonné en texte cohérent. Pour Olivier, c’est « la fonctionnalité qui va tout casser ».
- Create My Widget : en langage courant, on crée un petit widget, par exemple pour regrouper billets, réservations et météo d’un voyage.
Surtout, Gemini n’est pas une application à lancer : il est accessible partout et comprend le contexte de ce sur quoi on travaille.
Le sujet reste ouvert. Les fans d’Apple viendront-ils ? Les utilisateurs Android ont-ils besoin d’un PC relié à leur smartphone ? Olivier, lui, mise sur ce pont entre téléphone et ordinateur, qui manquait jusqu’ici à l’écosystème Google.
Gemini 4 Argon : le modèle jugé trop puissant pour vous
Cette semaine, Google a dévoilé Gemini 4 Argon, son nouveau modèle phare. Particularité : le grand public n’y a pas accès.
Un accès réservé aux experts en cybersécurité
Google a d’abord confié Argon à des spécialistes en cybersécurité sélectionnés dans un programme dédié. Aucune date précise n’est donnée : la sortie est prévue d’ici la fin de l’année, avec une distribution contrôlée.
Olivier s’amuse de la stratégie : d’autres acteurs ont déjà fait le coup du « modèle trop intelligent pour les simples mortels », et c’est au tour de Google. Il salue en revanche le rythme de Google, plus posé que celui d’OpenAI et d’Anthropic, qui changent de modèle « toutes les semaines ».
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Soutenir MyChromebook.frUn million de tokens en sortie
La vraie différence se trouve dans le travail sur le long terme. Selon Google, Argon gère jusqu’à un million de tokens en sortie, et non plus seulement en entrée Cette capacité lui sert à raisonner, coder, tester, échouer et recommencer bien plus longtemps sur des missions complexes.
Google cite déjà des usages internes : l’optimisation de son infrastructure, la migration de grandes bases de code C++ vers Rust et la réécriture de dizaines de milliers de lignes de code.
Le point de vue de Thomas : attendre avant de juger
Thomas, qui a travaillé sur le SDK Gemini chez Google, reste prudent. Selon lui, Google perd un peu de terrain depuis six ou sept mois face à Anthropic, OpenAI et aux modèles chinois sur l’intelligence pure. Et pour beaucoup d’usages du quotidien, la différence entre deux générations de modèles ne se voit même pas.
Il met en avant un autre indicateur : la frontière de Pareto, qui croise intelligence et prix. Sur ce terrain, Google reste en tête : à coût égal, ses modèles restent les plus intelligents. Un argument de poids pour un usage personnel comme professionnel.
Olivier, lui, rappelle que l’arrivée de Gemini 3 avait été spectaculaire. Reste à voir si Gemini 4 suivra le même chemin face à Claude et à la dernière version de ChatGPT, qu’il trouve « très bluffantes ».
Les Gems sont morts, vive les Skills
Google abandonne les Gems, ces assistants personnalisés de Gemini, au profit des Skills . Tous les Gems existants seront convertis automatiquement à partir du 17 novembre 2026. Il reste donc environ un mois et demi pour faire le tri.
Google n’est pas seul : OpenAI ferait le même mouvement en remplaçant les GPTs.
Gem ou Skill : quelle différence ?
Olivier explique la nuance :
| Gem | Skill | |
|---|---|---|
| Principe | Un assistant spécialisé pour une tâche | Une compétence ajoutée ponctuellement à Gemini |
| Exemple | Un Gem « créateur de podcast pour le CKB Show » | Un skill « ton de la marque », un autre « règles de rédaction » |
| Combinaison | Isolé | Plusieurs skills combinables pour une seule tâche |
| Déclenchement | Lancé par l’utilisateur | Appelé par l’utilisateur ou choisi seul par l’agent |
Le concept vient d’Anthropic, qui a lancé les Skills en premier. Google reprend le même format de fichier (SKILL.md), ce qui permettrait de porter ses skills d’un agent Claude vers Gemini .
Le point de vue de Thomas : utile, mais pour combien de temps ?
Thomas reste sceptique. Il avait créé un Gem avant même son lancement public, pour rédiger des emails dans son propre ton. Assez vite, il s’est rendu compte que Gemini savait le faire seul avec quelques consignes.
Son constat : les skills servent à combler une compétence qui manque au modèle, par exemple une migration de bibliothèque en développement Android. Mais trois ou six mois plus tard, le modèle a progressé et n’en a plus besoin.
Olivier voit davantage d’intérêt dans l’approche agentique, où l’agent orchestre ses applications, ses données et ses savoir-faire. Nicolas, lui, utilise de moins en moins les Gems et réserve les skills aux projets où il veut un résultat très précis.
Google Wallet dans Gemini : confier sa carte bancaire à une IA ?
Pour Nicolas, la guerre de l’IA ne se gagnera pas sur les benchmarks : « le vainqueur sera celui à qui vous accepterez de confier votre carte bancaire ». Google fait justement un pas dans cette direction en connectant Google Wallet à Gemini.
Du chatbot aux agents
Olivier replace l’annonce dans un mouvement plus large. Avec un chatbot, on pose une question et on reçoit une réponse. Un agent, lui, reçoit un objectif, établit un plan, utilise des outils, vérifie et corrige avant de livrer un résultat.
Ce que Gemini pourra faire avec votre Wallet
Google Wallet ne contient pas que la carte bancaire : on y trouve aussi les cartes de fidélité, les billets d’avion, de concert ou de stade, les titres de transport et même des clés d’hôtel. Gemini pourra par exemple :
- retrouver une carte d’embarquement ;
- retrouver un numéro de fidélité auprès d’une compagnie aérienne ;
- dire combien on a dépensé le mois dernier.
Google le précise : Gemini ne pourra pas dépenser votre argent. Olivier reste partagé face à des données aussi sensibles.
Les points de vue de l’équipe
Nicolas n’y voit pas de problème : Google Wallet, c’est déjà Google, qui connaît déjà nos paiements sans contact. Il imagine même la « mort du banquier » : une IA qui prévient « attention, tu as encore acheté un Googlebook ». Selon lui, dans six mois ou deux ans, le débat n’existera plus.
Thomas est convaincu qu’on finira par laisser des agents dépenser pour nous, comme on a fini par payer en ligne alors que beaucoup juraient ne jamais le faire. Mais il peine encore à voir l’intérêt concret de connecter son Wallet aujourd’hui.
Il évoque une expérience parlante : une entreprise a confié de l’argent à une IA pour gérer un distributeur automatique et le rendre rentable. L’IA a acheté des produits rentables sur le papier mais dont personne ne voulait, et a fini par tout perdre.
Dot d’OpenAI contre Muse de Meta : l’agent qui travaille pendant votre sommeil
La semaine dernière, OpenAI a lancé Dot , quelques jours après Muse chez Meta. Thomas, qui suit le sujet de près, explique le principe.
Le principe : un OpenClaw accessible à tous
Thomas rappelle le phénomène OpenClaw, il y a quelques mois : un agent qui a accès à tout ce qu’on peut faire sur un ordinateur . Génial, mais réservé aux bidouilleurs.
Dot et Muse reprennent l’idée avec une interface accessible aux non-développeurs. L’agent tourne dans une machine virtuelle dans le cloud. Il peut naviguer sur le web, écrire et lancer des scripts, créer des applications et exécuter des tâches longues. On peut aussi le programmer pour qu’il réagisse à des événements.
Le plus bluffant pour Olivier : on part dormir, l’agent continue de travailler, et le résultat attend au réveil.
Disponibilité et prix
Thomas n’a pas pu tester : Dot est disponible aux États-Unis avec l’abonnement Pro à 200 dollars par mois. D’après les informations de l’épisode, Dot serait disponible en France pour les abonnements ChatGPT Business et Enterprise, sans date annoncée pour les autres formules. Son conseil : attendre quelques semaines, le temps que l’outil arrive dans les abonnements à 20 dollars.
Le meilleur modèle pour tout ?
Pour Olivier, l’avantage de Dot sur Muse tient au modèle de langage d’OpenAI, qu’il trouve impressionnant. Thomas tempère : pour comparer des écrans d’ordinateur, il n’a pas besoin du modèle le plus puissant.
Olivier lance un appel aux éditeurs d’IA : arrêtez de nous faire choisir entre Flash, Lite et compagnie. Le modèle devrait s’adapter seul à la complexité de la tâche.
Sommes-nous prêts à tout déléguer ?
Thomas parle d’un vrai changement de paradigme : on passe des applications aux agents. Demain, on dira simplement « je prends l’avion demain, à quelle heure dois-je partir avec les bouchons, et trouve-moi un bon resto à l’arrivée ».
Pourtant, il n’est pas prêt à tout laisser faire sans droit de regard, comme on le ferait avec un majordome. Olivier, plus optimiste, pense que ce sera une question d’habitude, comme les voyages en agence. Nicolas conclut avec une mise en garde : restez connectés à la réalité et continuez de réfléchir par vous-mêmes. Il cite le film Idiocracy en exemple de ce qu’il faut éviter.
Les coups de cœur de l’équipe
- Nicolas : Diktafon, une application Android qui fonctionne aussi sous ChromeOS. Elle enregistre, transcrit et résume gratuitement grâce à une IA téléchargée en local : rien ne quitte l’appareil. Elle tourne en arrière-plan, même écran éteint, avec un joli design de cassettes audio.
- Olivier : Widow’s Bay, une série disponible sur Canal+ et Apple TV, entre comédie noire et horreur. Sur une île brumeuse, un maire rêve de faire de son île une destination touristique. Olivier y retrouve du Stephen King et du Twin Peaks.
- Thomas : Sam Witteveen, un YouTubeur qui résume les derniers modèles, usages et frameworks d’IA. Ses vidéos sont en anglais, mais le doublage automatique de YouTube permet de les suivre en français.
- Mr Robot :JajaPoupou3806, une chaîne YouTube qui met en scène des affiches de cinéma à travers des histoires délirantes.
Questions fréquentes
Quand les Googlebooks sortent-ils en France ?
Le 5 octobre 2026, notamment chez Fnac, Darty et Boulanger.
Combien coûte un Googlebook ?
De 999 € à environ 1 400 € selon les modèles, avec 16 Go de RAM minimum.
Mon Chromebook va-t-il devenir obsolète ?
Non. ChromeOS restera supporté jusqu’à mi-2034, et certains Chromebook Plus pourraient migrer vers Google Book OS.
Peut-on utiliser Gemini 4 Argon ?
Pas encore. Il est réservé à des experts en cybersécurité, avec une sortie plus large prévue d’ici la fin de l’année.
Que deviennent mes Gems ?
Ils seront convertis automatiquement en Skills à partir du 17 novembre 2026.
Gemini peut-il dépenser mon argent via Google Wallet ?
Non. Google précise que Gemini peut consulter le Wallet mais pas effectuer de paiement.
Écoutez l’épisode complet
L’épisode 182 du CKB Show est disponible sur Spotify, YouTube et toutes les plateformes de podcast. Le prochain épisode arrive dans 15 jours.
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