Sommaire
- Non, le Chromebook n’est pas mort
- Deux moyens de se payer un ordinateur
- Un OS qui change de nom pour cacher qu’il change de nature
- Gemini vous surveille, mais c’est pour votre bien
- La fiche technique dit « pro », le tarif dit « paye »
- Le Glowbar, ou l’art de vendre une LED
- Le vrai morceau : la sécurité et les développeurs
- L’offre de lancement, ou comment gonfler la valeur perçue
- Quatre machines, un prix d’appel qui cache l’addition, et Dell aux abonnés absents
- Le calendrier
- Mon verdict au vu de ce que j’ai pu lire
- Note de bas de page :
Depuis ce 21 septembre 2026, 15 heures les pré-commandes pour le Googlebook sont ouvertes. Certains vont te dire que le Chromebook est mort. Fini. Kaput. Comme le Chromebook Plus. Ils oseront aussi dire que Google l’a enterré sans fleurs. À sa place, le Googlebook va prendre tout la lumière. Avec en prime une addition qui pique. Et bien c’est faux. Tu oublies ces prédicateurs de mauvaise augure. Mets leurs articles à la poubelle. Tu peux même les piétiner. Chromebook et Googlebook vont continuer à cohabiter. Pas sur la même planète. Mais, ils vont évoluer dans une même direction : proposer à l’utilisateur un outil performant. Le reste, c’est presque secondaire.
Non, le Chromebook n’est pas mort
Jusqu’à il y a quelques heures avec l’arrivée du Googlebook, tu pensais ton Chromebook bon pour la casse. Or, c’est faux. Google l’avait dit. Ton ordinateur va continué à recevoir les MàJ automatiques. C’est écrit ici noir sur blanc. Ensuite, que le Googlebook existe ne doit pas te faire penser que ton Chromebook est fini. Bien au contraire. Alex Kuscher qui présentait la semaine dernière les Googlebook, l’a bien dit « Donc, j’ai oublié quand… je crois que c’était il y a environ trois ans, peut-être même quatre ans, nous avons déclaré que nous prolongerions le support des Chromebook jusqu’à 10 ans. Nous pensions que c’était très important à l’époque, nous croyons toujours que c’est important. Et donc nous continuerons à supporter les mises à jour des Chromebook pendant 10 ans. Et les Chromebook ne vont pas disparaître, n’est-ce pas ? En fait, vous verrez au cours des 12 à 18 prochains mois, vous verrez plus de 35 nouveaux Chromebook et appareils Chromebook Plus être lancés. » Te voilà rassuré ?
Deux moyens de se payer un ordinateur
Un Chromebook, c’est considéré comme ordinateur pas cher. C’est vrai et c’est faux. Tu trouves effectivement de tels ordinateurs pour 100 € et parfois moins. Mais il est également proposé des Chromebook qui valent largement plus de 1000 €. L’écart financier est grand. Comme les capacités. Mais ils fonctionnent sur ChromeOS. Avec certaines barrières matérielles. Maintenant, le Googlebook démarre à 1 099 €. En vitrine. Un seul modèle affiche ce prix. : HP Google 14 Tous les autres franchissent allègrement les 1 199 € et plus si tu choisis dans les options.
Un OS qui change de nom pour cacher qu’il change de nature
Google a ChromeOS pour les Chromebook. La grande révélation ? Le Googlebook fusionne Android et ChromeOS. Traduction : ChromeOS se fait absorber. Enfin non. Google y prend ce qui fonctionnne le mieux. Habille Android en costume de bureau, ajoute du multifenêtre. Met de l’IA Gemini partout. Même quand tu remue le pointeur de la souris. Bon, il appelle ça une révolution. Et on lui donne un nom : Googlebook OS1. Bien sûr, Material You débarque sur l’ordinateur. Des widgets partout. Avec toujours de l’IA. C’est joli. Est-ce utile ? On verra. Pour l’instant, c’est surtout Android qui gagne la guerre interne que Google se menait à lui-même depuis dix ans.
Gemini vous surveille, mais c’est pour votre bien
Le cœur du discours, je l’ai dit c’est l’IA. Gemini est « ancré dans l’OS ». C’est chouette comme tout. Le morceau de bravoure s’appelle Magic Cues. Cette fonction lit les e-mails, le calendrier, les tâches. Pour te « suggérer des actions ». Formidable. Un assistant qui fouille ta vie pour deviner ce que tu va faire. On reste sur la même définition de la vie privée que d’habitude : la tienne contre du confort. Ajoute Magic Pointer, Rambler, Create My Widget. Beaucoup de noms en anglais. Beaucoup de promesses. Rendez-vous dans six mois pour compter celles qui tiennent. Une chose est sûr : si tu l’achètes maintenant, il te faudra attendre le printemps 2027, pour l’utiliser pleinement.
La fiche technique dit « pro », le tarif dit « paye »
16 Go de RAM en base. En 2026. Sur une machine facturée 1 099 €. C’est le minimum syndical vendu au prix du haut de gamme. Le NPU va jusqu’à 45 TOPS. Côté puces, deux camps. Intel Core Ultra 5 pour la force brute ou le Qualcomm Snapdragon pour l’autonomie. Une autonomie de 13 heures minimum, suivant les modèles. Pouvant poussé jusqu’à 19 heures. Bon, c’est annoncé. Toujours ce mot. On testera. Les dalles OLED 2,8K (tactiles) et les pavés haptiques en verre sont réels et bienvenus. Au moins ça.
Le Glowbar, ou l’art de vendre une LED
La barre lumineuse revient. Elles s’affichait sur les Chromebook Pixel de 2013 et 2015. Elle est revenue. Affiche la batterie, les notifications, des animations au démarrage. Elle est « ouverte aux développeurs ». On appelle ça une signature iconique. Moi j’appelle ça une diode avec un service marketing. Elle ne coûte rien à fabriquer. Elle coûte cher à l’achat.
Le vrai morceau : la sécurité et les développeurs
Là, il faut être honnête. L’hyperviseur pKVM et son bac à sable sécurisé sont du solide. Linux complet isolé, agents autonomes cloisonnés. Du vrai travail d’ingénieur. Antigravity, la plateforme d’agents IA avec terminal supportant Claude CLI et Codex. Cela intéressera les développeurs. Ce ne sont pas des gadgets. C’est peut-être même la seule vraie raison d’acheter cette machine. Dommage qu’elle soit noyée sous les paillettes.
L’offre de lancement, ou comment gonfler la valeur perçue
Le Value Pack. Douze mois de Google AI Pro. Douze mois de GeForce NOW. Trois mois de YouTube Premium et Photoshop. Impressionnant sur le papier. Sauf que ce sont des abonnements. Qui expirent. Passé l’année, tu payes ou tu perds tout. C’est la vieille recette : offrir la première dose. La suite est à ta charge. Tout réuni la douloureuse risque de piquer pas mal.
Quatre machines, un prix d’appel qui cache l’addition, et Dell aux abonnés absents
Regardons la gamme en face. Google annonce cinq constructeurs dans le monde, mais la boutique française n’en propose que quatre : Acer, Asus, HP, Lenovo. Dell ? Absent. Pas de modèle à la vente chez nous. Un partenaire affiché sur les affiches, invisible en rayon. Pour ceux qui restent, la boutique claironne « à partir de 1 099 € ». Retient ce chiffre, parce qu’un seul modèle l’atteint. Tous les autres grimpent, jusqu’à 1 399 €. Et plus si ajout de mémoire et autres. Le prix d’appel, encore une fois, ne repose pas sur une gamme. Il repose sur une seule machine.
HP Googlebook 14, la vraie porte d’entrée, et une surprise. 1 099 €. C’est le moins cher de la gamme française, et c’est l’Acer que j’attendais à cette place. Puce Snapdragon X Elite, la seule ARM du lot, 16 Go de RAM, jusqu’à 1 To de stockage, écran OLED 14″ 2,8K, et surtout 19 heures d’autonomie annoncées, record de la bande. Sur le papier, le modèle le plus malin. Comme quoi, le bon plan n’était pas là où on le cherchait.
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Soutenir MyChromebook.frAcer Googlebook 14, le deuxième prix. 1 199 €. Intel Core Ultra 5, 16 Go, 256 ou 512 Go, écran OLED 14″ 2,8K, 1,14 kg, 16 heures d’autonomie. Puce de sécurité Titan-C maison, comme tout le monde. Une machine propre, sans défaut criant, mais qui n’est plus le prix plancher qu’on nous promettait. Cent euros de plus que le HP, pour une puce Intel et une autonomie plus courte. À toi de voir.
Lenovo Googlebook 15, le grand format. 1 349 €. Le seul écran de 15,3 pouces, toujours en OLED 2,8K. Intel Core Ultra 5, 16 Go, 256 ou 512 Go. Mais c’est aussi le plus lourd (1,29 kg) et celui qui tient le moins longtemps : 13 heures, six de moins que le HP. Tu payes la diagonale. Tu perds sur la balance et sur la prise. Le modèle qu’on pose sur un bureau et qu’on ne déplace plus.
ASUS Googlebook 14, le plus cher et le plus léger. 1 399 €. Le sommet du tarif, pour un argument unique : 0,99 kg. Le seul sous le kilo. Pour ça, tu payes 300 € de plus que le HP. Même RAM, écran de même définition. Ce que tu achètes, c’est le vide, l’absence de matière dans le sac. 300 € les 250 grammes retirés. Voilà le prix de la légèreté chez Asus.
Le verdict de la gamme. Google a bâti un lancement en trompe-l’œil. Un prix d’appel à 1 099 € qui n’existe que sur un modèle. Un écart qui grimpe jusqu’à 1 399 € sans que la fiche technique suive vraiment. Et un cinquième partenaire, Dell, qui ne daigne même pas nous vendre ses machines. Le plus cocasse ? Le moins cher, le HP, est aussi le plus endurant et le plus généreux en stockage. La bonne affaire est en bas du catalogue. Google, lui, préférerait vendre le haut. Il espère juste que tu ne regardera pas les prix de trop près.
| Modèle | Prix | Processeur | Ram | Stockage | Ecran | Poids | Autonomie | NPU |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| HP Googlebook 14 | 1099 € | Snapdragon X Elite X1E-80-100 | 16 Go + | 512 Go ou 1 To | OLED 14″ 2,8K tactile | 1,24 kg | jusqu’à 19 h | 45 TOPS |
| Acer Googlebook 14 | 1 199 € | Intel Core Ultra 5 | 16 Go | 256 ou 512 Go | OLED 14″ 2,8K tactile | 1,14 kg | jusqu’à 16 h | 46 ou 49 TOPS |
| Lenovo Googlebook 15 | 1 349 € | Intel Core Ultra 5 | 16 Go | 256 ou 512 Go | OLED 15,3″ 2,8K tactile | 1,29 kg | jusqu’à 13 h | 45 TOPS |
| ASUS Googlebook 14 | 1 399 € | Intel Core Ultra 5 ou 7 | 16 Go | 512 Go ou 256 Go | OLED 14″ 2,8K tactile | 0,99 kg | jusqu’à 16 h | 47 ou 49 TOPS |
Le calendrier
Précommandes ouvertes aujourd’hui, dès 15 h. Disponibilité en France le 5 octobre. Dix ans de mises à jour promis. Ça, c’est un vrai bon point, à condition que Google tienne dix ans sans renommer encore une fois toute la gamme.
Mon verdict au vu de ce que j’ai pu lire
Le Googlebook n’est pas un mauvais produit. C’est un produit cher, malin et un peu trop content de lui. Google a pris le Chromebook accessible. L’a gonflé aux hormones et lui a collé une étiquette premium. Pour les développeurs et les fans de l’écosystème Google jusqu’au bout des ongles, l’objet a du sens. Pour tous les autres, la question tient en une ligne : as-tu vraiment besoin de payer 1 099 € pour retrouver Android sur un écran plus grand ?
Bien sûr, @Nicolas et moi-même allons, dans les jours et semaines à venir, te présenter des articles plus détaillés sur chaque modèle. Mais tu peux déjà avoir une idée de ce que Google a décidé de mettre sur le tapis pour « contrer », si c’est le vraiment son dessein, l’hégémonie d’Apple. Saura-t-il la contrer ? Ou va-t-il, d’ici quelques années, accepter celle-ci ? L’avenir nous le dira.
Note de bas de page :
- On trouve l’info dans ce communiqué de presse d’Acer pour annoncé l’arrivée de son Googlebook. Par contre, la page du Googlebook de Google ne l’indique pas à l’heure ou est publié cet article. . ↩︎
Questions fréquentes
Quel est le prix du Googlebook ?
La gamme démarre à 1 099 € pour le HP Googlebook 14 et monte jusqu’à 1 399 € pour l’ASUS, hors options de mémoire et de stockage.
Quand sort le Googlebook en France ?
Les précommandes sont ouvertes depuis le 21 septembre 2026 à 15 h, pour une disponibilité le 5 octobre.
Le Chromebook est-il mort avec l’arrivée du Googlebook ?
Non. Google maintient les mises à jour des Chromebook pendant 10 ans et annonce plus de 35 nouveaux Chromebook et Chromebook Plus sur 12 à 18 mois.
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