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Tu as un Chromebook. Il marche. Tu dis même que c’est une chouette machine. Il te suit depuis des années, il démarre en huit secondes. Tu n’as jamais eu besoin d’un antivirus. Bref, tout vas bien. Puis Google sort le Googlebook. Histoire de te faire baver, il te colle sous le nez une vitrine qui promet des applications offertes. Jusqu’à 388 euros, annonce la page française. De quoi hésiter. Alors j’ai fait ce que personne ne fait. J’ai ouvert les conditions de l’offre. Pas la jolie carte avec les icônes rondes : le document qui engage, celui que tu ne lis jamais. Et là, surprise. Pour une fois, Google ne gonfle pas. Il oublie d’annoncer.
En quoi ça te concerne, toi qui as un Chromebook ?
Tu n’achètes peut-être pas de Googlebook. Très bien. Reste que cette offre te titille un chougniat. Juste un peu. À cause des applications qui te sont offertes. Pour une durée limitée certes, mais offerte quand même. Et la page française donne le tarif de référence de chaque application, sa durée, sa date limite. Tu peux refaire le calcul toi-même. Moi, je l’ai fait. Ensuite, moins agréable. La même entreprise, le même jour, sur le même site, n’arrive pas à afficher le même chiffre d’un pays à l’autre. Ni même d’une page à l’autre. Cherche pas à comprendre. Je crois que Google se mélange un peu les pinceaux.
Enfin, ce qui compte vraiment pour toi. Ces applications ne sont pas la vraie question. Concrètement, la vraie question, c’est de savoir si ta machine actuelle pourra basculer vers le nouveau système. Sur ce point, Google a répondu dans une page d’aide, et sa réponse tient dans un seul mot. On y revient plus bas. Au fond, une offre commerciale se lit comme un contrat de location. Le prix affiché n’est jamais le prix. Tu le sais déjà.
36 €
d’applications que Google oublie de compter
388 euros, et l’addition tombe juste
Commençons par le bon côté. Parce qu’il y en a un. Mais tout d’abord, sache que j’ai sorti ma calculette. Celle avec les gros boutons. Pour ne pas me tromper. On ne sait jamais, un doigt qui glisse et hop. Autre affichage. Là, c’est certifié, grosses touches. Pas d’erreur ainsi. Donc, mes calculs portent sur le « jusqu’à 388 € » d’applications. Celui de la boutique française. Six titres : trois mois de YouTube Premium, d’Adobe Premiere, d’Adobe Photoshop et de CapCut, puis douze mois de Luminar et de GeForce NOW.
J’ai ouvert les conditions. Chaque application y porte son tarif de référence. YouTube Premium à 12,99 € par mois, donc 38,97 € sur trois mois. Les deux Adobe à 26,21 € par mois, donc 78,63 € chacun. CapCut à 35,97 €. Luminar à 23,99 € l’année. GeForce NOW à 131,88 €. Additionne. Je te laisse une seconde.
388,07 €
Sept centimes au-dessus du chiffre annoncé, arrondis vers le bas. Autrement dit, Google a fait le calcul, et il l’a fait juste. D’ailleurs, ça mérite d’être écrit, parce que ce n’est pas toujours le cas. On y vient.
Sauf que Google oublie une des applications offertes. En ta faveur.
Pourtant, dans la liste des conditions françaises, il y a un septième titre. Adobe Lightroom. Trois mois offerts. La valeur annoncée est de 35,97 €. Il n’est pas sur la vitrine. Ni dans le total. Il est juste offert. De fait, le bouquet réel vaut 424,04 € et non 388. En clair, un constructeur qui annonce moins que ce qu’il donne, c’est suffisamment rare pour qu’on s’arrête dessus. C’est bien pour cela que je te le signale.
Où est-il écrit, alors ? Pas sur la vitrine, justement. Il faut en revanche aller dans les conditions de l’offre (lien dans les sources) , où il a sa propre section, intitulée sobrement « Adobe Lightroom ». Il y est le dernier de la liste, juste après CapCut. Son texte est on ne peut plus clair : « Obtenez 3 mois sans frais d’Adobe Lightroom sur votre Googlebook ! » Valeur annoncée, 35,97 €. Offre ouverte du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027.
Cela dit, pas de procès d’intention. La page calcule cette valeur sur le tarif mensuel de 11,99 €, et elle le dit. Elle mentionne aussi un second tarif, 14,62 € par mois en formule annuelle. Google a retenu le moins cher des deux. Une valorisation prudente, pas une erreur. Non, la bizarrerie est ailleurs. Ce septième titre existe, il est daté, il est chiffré, il est sourcé. Et personne ne te le montre.
Applications offertes : qui reçoit quoi, pays par pays
Bref, le tableau ci-dessous récapitule les deux bouquets et les huit pays concernés. Il se lit aussi bien sur téléphone que sur ordinateur.
Comparaison des applications offertes pour une durée limitée, d’un côté sur la boutique française de Google, de l’autre sur la fiche d’un revendeur canadien. Relevés du 1er octobre 2026.
Le bouquet de Google, sur la boutique française
Annoncé « jusqu’à 388 € ». Les valeurs ci-dessous sont celles que Google retient dans ses propres conditions d’offre. Le total calculé à partir de ces valeurs tombe à sept centimes du chiffre annoncé.
| Application | Durée offerte | Tarif retenu par Google | Valeur | Sur la vitrine | Pays éligibles |
|---|---|---|---|---|---|
| YouTube Premium | 3 mois | 12,99 € par mois | 38,97 € | Annoncée | Les 7 |
| Adobe Premiere | 3 mois | 26,21 € par mois | 78,63 € | Annoncée | Les 7 |
| Adobe Photoshop | 3 mois | 26,21 € par mois | 78,63 € | Annoncée | 6, sans le Canada |
| CapCut | 3 mois | 11,99 € par mois | 35,97 € | Annoncée | Les 7 |
| Luminar | 12 mois | 23,99 € par an | 23,99 € | Annoncée | Les 7 |
| GeForce NOW | 12 mois | 10,99 € par mois | 131,88 € | Annoncée | 5, sans l’Australie ni la Nouvelle-Zélande |
| Total des six annoncées | 388,07 € | « jusqu’à 388 € » | |||
| Adobe Lightroom | 3 mois | 11,99 € par mois | 35,97 € | Absente | 6, sans le Canada |
| Total réellement offert | 424,04 € | Non annoncé |
Obtenez 3 mois sans frais d’Adobe Lightroom sur votre Googlebook !, pour une offre ouverte du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027. Sa valorisation, en revanche, est correcte : la page calcule les 35,97 € sur le tarif mensuel de 11,99 €, qu’elle cite, et mentionne par ailleurs un tarif de 14,62 € par mois en formule annuelle. Google a retenu le moins cher des deux.
Qui a droit à quoi, pays par pays
Les boutiques annoncent huit pays. Les conditions de l’offre, qui sont le document qui engage, n’en citent que sept, et pas les mêmes selon l’application. Relevé clause par clause.
| Pays | Google AI Pro | Applications | Ce qui manque | Boutique à sa devise |
|---|---|---|---|---|
| France | Oui | Les 7 | Rien | Oui, en euros |
| Allemagne | Oui | Les 7 | Rien | Oui |
| Royaume-Uni | Oui | Les 7 | Rien | Oui, en livres |
| États-Unis | Oui | Les 7 | Rien | Oui, et une seconde en espagnol |
| Canada | Oui | 5 sur 7 dans les conditions, mais aucune carte sur sa boutique | Adobe Photoshop et Adobe Lightroom | Oui, mais sans aucune application proposée |
| Australie | Oui | 6 sur 7 | GeForce NOW, la ligne la plus chère | Oui |
| Nouvelle-Zélande | Oui | 6 sur 7 | GeForce NOW | Non, aucune entrée au sélecteur |
| Irlande | Promis par les boutiques, jamais cité dans les conditions | Mêmes réserves | Toute mention dans le document qui engage | Non, son adresse sert la page américaine en dollars |
Le bouquet d’Intel, sur la fiche d’un revendeur canadien
Encart intitulé « Débloquez l’accès à Adobe, Capture One et plus encore avec les produits Intel éligibles », présent au bas des fiches des quatre Googlebook du magasin. Aucune valeur chiffrée n’est annoncée. Et la rubrique « Premium Software » porte la mention « Download 1 of 2 title(s) » : les deux Adobe ne sont pas cumulables, il faut choisir. Le disclaimer, déplié, donne son nom officiel : Intel® AI Software Bundle.
| Application | Durée offerte | Nature déclarée | Valeur | Point à signaler |
|---|---|---|---|---|
| Adobe Creative Cloud Pro | 1 mois | Téléchargement complet | Non indiquée | Au choix avec Adobe Express, pas les deux |
| Adobe Express Premium | 2 mois | Téléchargement complet | Non indiquée | Au choix avec Creative Cloud Pro, pas les deux |
| Capture One Pro | 3 mois | Téléchargement complet | Non indiquée | Windows et macOS seulement |
| Luminar Neo | 90 jours | Abonnement | Non indiquée | Seul éditeur commun aux deux bouquets |
| Render FX par Distinct AI | 30 jours | Abonnement | Non indiquée | Vendu comme tournant « sur votre matériel Intel » |
| CyberLink Promeo | 3 mois, plus 300 crédits | Abonnement | Non indiquée | 30 % de remise la première année ensuite |
Ce qu’il faut faire pour toucher le bouquet d’Intel
Procédure relevée dans le disclaimer de l’encart, déplié le 1er octobre 2026, et recoupée sur la page d’offre publiée par Intel.
| Étape | Ce qu’elle exige | Ce que ça implique |
|---|---|---|
| 1. Créer un compte | Un numéro de téléphone, présenté comme obligatoire pour la vérification et l’accès | Une donnée personnelle exigée pour un logiciel annoncé comme offert |
| 2. Déclarer l’achat | Une clé fournie par le vendeur, ou le choix de l’offre « Intel® AI Software Bundle » et de la référence de l’appareil dans deux menus déroulants | La référence du Googlebook doit figurer dans le menu |
| 3. Faire analyser la machine | Télécharger et exécuter l’outil d’analyse matérielle d’Intel sur l’appareil, avant le 15 mars 2027 | L’outil doit tourner sur un Googlebook, ce qu’Intel ne documente nulle part |
| 4. Accepter et répondre | Accepter les conditions de l’offre et remplir un questionnaire | Un questionnaire conditionne l’accès |
| 5. Télécharger | Sélectionner et télécharger les logiciels disponibles | Un seul Adobe sur les deux |
Ce que la comparaison donne
| Critère | Bouquet de Google, France | Bouquet d’Intel, revendeur canadien |
|---|---|---|
| Qui offre | Google, avec la machine | Intel, via le revendeur |
| Nombre d’applications | 7, dont 6 annoncées, toutes cumulables | 6 affichées, 5 obtenables : un seul Adobe sur deux |
| Valeur annoncée | Jusqu’à 388 €, 424,04 € en réalité | Aucune |
| Durées | 3 mois ou 12 mois | 30 jours à 3 mois |
| Durée la plus longue | 12 mois, Luminar et GeForce NOW | 3 mois, Capture One et CyberLink |
| Conditions publiées | Oui, avec valeur et tarif par application | Oui, après dépliage du disclaimer, mais aucune valeur par logiciel |
| Dates limites d’activation | Quatre dates, du 31/03/2027 au 31/01/2028 | Trois dates : achat au 31/01/2027, dépôt de la demande au 15/02/2027, utilisation au 15/03/2027 |
| Pays couverts | Sept dans les conditions, huit sur les boutiques, et le périmètre change selon l’application | Non précisés, ni sur l’encart ni sur la page d’offre d’Intel |
| Recouvrement entre les deux | Un seul éditeur commun, Luminar, et ce n’est pas le même produit : Luminar chez Google, Luminar Neo chez Intel | |
Aux États-Unis, la même offre vaut trois prix
Passons de l’autre côté de l’Atlantique. Là, ça se gâte. Je dirais qu’ils ne sont pas gâtés. Même principe : l’abonnement Google AI Pro est offert douze mois avec la machine. Sa valeur ? Dépend de la page où tu tombes. La vitrine états-unienne annonce « A $320 value », soit une valeur de 320 dollars, avec un tarif de 26,99 dollars par mois ensuite. La fiche produit du même site annonce « $249.99 value », soit 249,99 dollars. Restent les conditions de l’offre, le document qui engage, qui annoncent « $239.88 », au tarif de 19,99 dollars par mois.
Trois chiffres. Même site. Même journée. Le stagiaire devait être fatigué. Le plus bas se trouve dans le contrat. Évidemment. L’explication la plus probable tient à l’arithmétique : 19,99 fois douze donne exactement 239,88, et 26,99 fois douze donne 323,88. Le tarif mensuel a vraisemblablement augmenté, et seule la vitrine a suivi. Néanmoins, je n’ai aucun communiqué qui l’annonce : je le pose comme une déduction et pas comme un fait. En France, au passage, aucun écart de ce genre. 263,88 €, soit 21,99 € par mois sur douze mois, et les deux pages concordent.
L’Irlande paie plus cher et n’a droit à rien
Les boutiques de Google écrivent, en toutes lettres : « This offer is limited to users in Australia, Canada, France, Germany, Ireland, New Zealand, the United Kingdom and the United States. » Soit, en français : « Cette offre est limitée aux utilisateurs d’Australie, du Canada, de France, d’Allemagne, d’Irlande, de Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni et des États-Unis. » Huit pays, l’Irlande dedans.
Sauf que les conditions de l’offre, elles, ne citent jamais l’Irlande. Ni en anglais, ni en français, dans aucune des neuf clauses. J’ai cherché le mot. Il n’y est pas. Pire. L’Irlande n’a même pas de boutique à elle. Je sais que c’est une île qui n’en ferait pas un continent. Mais bon, elle existe. Donc, faut la respecter mesdames/messieurs de Mountain View. Du coup, son adresse sert la page américaine, en dollars. Pour vérifier que ce n’était pas un hasard, j’ai pris le Royaume-Uni comme témoin. Là, les prix sont bien en livres sterling. Résultat, les boutiques localisent bien la devise, et l’irlandaise n’existe pas.
Récapitulons pour l’acheteur de Dublin. Il paie l’Acer Googlebook 14 à 1 599,99 € chez le constructeur, contre 1 399,00 € en France. Soit 200,99 € de plus. La vitrine lui promet les applications. Le contrat l’ignore. Et sa boutique lui parle en dollars. Quatre surfaces, quatre traitements. Faut pas se gêner. Habitants irlandais je ne vous oublie pas. Et puis râlez auprès de Mountain View.

Googlebook Lenovo 15IPH12 15,3″
- Grand écran : OLED tactile de 15,3 pouces en 2 880 × 1 800, à 120 Hz, 500 nits, 100 % DCI-P3. C’est le seul grand format de la gamme Googlebook vendue en France.
- Connectique complète : deux Thunderbolt 4 à 40 Gbit/s, un de chaque côté, un USB-A à 10 Gbit/s, un HDMI 2.0 et une prise casque. On se passe d’adaptateur.
- Charge rapide : 13,5 Wh en 15 minutes avec l’adaptateur de 65 W.
Lien(s) affilié(s) — le prix peut varier.
Au Canada, on t’offre des logiciels qui ne s’installeront pas
Au Canada, le numéro est différent. Là encore, sur la boutique de Google, sa page ne porte qu’une seule carte : l’abonnement Google AI Pro. Aucune application offerte. Zéro. Alors que son nom figure dans la clause d’éligibilité de toutes les autres boutiques. En revanche, chez un revendeur canadien, un encart Intel apparaît au bas des fiches. Il promet « des expériences Copilot+ » et six logiciels. Adobe Creative Cloud Pro, Adobe Express Premium, Capture One Pro, Luminar Neo, Render FX et CyberLink Promeo.
Sauf que Copilot+ est une certification Microsoft, adossée à Windows. Or un Googlebook ne tourne pas sous Windows. Il tourne désormais sous Googlebook OS, bâti sur la pile Android. Et les logiciels ? J’ai vérifié le plus net. Concrètement, Capture One Pro exige macOS 14 à 26, ou Windows 10 en version 22H2 à Windows 11. Ni ChromeOS, ni Android, ni Linux. L’encart le présente pourtant en « téléchargement complet ». Oui tu as bien lu.
Cerise. De plus, cet encart apparaît aussi sur la fiche du HP, qui porte un processeur Qualcomm et pas un processeur Intel. Un des logiciels vantés s’annonce d’ailleurs comme tournant « sur votre matériel Intel ». Du grand art. Là, le stagiaire n’était pas dans son état normal. Sûrement, fumé une cigarette qui fait rire.
Reste le meilleur, et il est dans le disclaimer. Parce qu’il y en a un, replié au bas de l’encart, et je l’ai ouvert. D’abord, l’offre a un nom : Intel AI Software Bundle. Pour en profiter, il faut créer un compte. Ensuite donner un numéro de téléphone. C’est présenté comme obligatoire. Deuxième temps, déclarer son achat en choisissant la référence de sa machine dans un menu. Troisième temps, télécharger et exécuter l’outil d’analyse matérielle d’Intel sur l’appareil, pour prouver qu’on y a droit. Accepter les conditions. Remplir un questionnaire. Et enfin télécharger. Bon, après cela tu n’a plus envie de les utiliser.
Six logiciels annoncés, d’ailleurs. Cinq obtenables : la rubrique Adobe précise qu’on choisit un titre sur deux. Reste le détail qui tue. Intel publie la liste des processeurs éligibles : Core 3, 5 et 7, Core Ultra 5, 7 et 9, Core Ultra X7 et X9. Que des Intel, forcément. Or l’encart est servi sur les quatre Googlebook du magasin, HP compris. Un HP à processeur Qualcomm. Sur une liste de processeurs Intel. Faut oser quand même. Je te laisse deviner s’il figure dans le menu déroulant. Là, le stagiaire était dans un brouillard épais.
Et ton Chromebook dans tout ça ?
Voilà, j’avais promis d’y revenir. Tu y es. Le 23 septembre, Google a publié une page d’aide. Elle dit, mot pour mot : « Many newer commercial Chromebook models will be capable of upgrading to Googlebook OS. » Traduction : « De nombreux modèles de Chromebook commerciaux récents pourront être mis à niveau vers Googlebook OS. » Lis bien. Deux bornes dans une seule phrase. « De nombreux », pas « tous ». Et « commerciaux », c’est-à-dire la gamme vendue aux entreprises et aux écoles. Pas aux particuliers.
Tu peux te situer où, toi, avec ton Chromebook acheté en magasin ? Tu n’es pas dans la phrase. On est d’accord et pourtant !
Cette page d’aide ne s’adresse qu’aux Chromebook dans les entreprises, les écoles et autres. Pas aux particuliers. À partir de là, de nombreux sites ont considéré que ChromeOS s’arrêtait d’être mis à jour en 2034. Autant pour les Chromebook des entreprises. Que pour les particuliers. Cependant, si on regarde la page des mises à jour reçues par les Chromebook, ils sont nombreux à en recevoir jusqu’en… 2036. Et pour un certain nombre de sites web d’informations, le chemin n’est pas long : faire des titres « pute à clic », comme on dit. En plus, ils se sont tous repris. L’un après l’autre. Un peu comme les bonhommes Ripolin. Je ne vais pas te refaire tout le match ici. Car la phrase exacte, l’endroit où Google l’a rangée et le détail de l’éligibilité, j’y ai consacré un article entier. Va le lire, puis reviens.
A lire pour en savoir plus :
Ce que tu peux exiger sur ces applications offertes
Commençons par ce que tu n’auras pas. Aucune liste de modèles éligibles. Aucune date de bascule. Aucun critère technique. Rien à faire aujourd’hui, aucune inscription, aucun outil de vérification.
Ce que tu peux raisonnablement attendre, ensuite. Que la liste sorte avant la fin des mises à jour de ta machine, et pas trois mois avant. Je touche du bois. Enfin, que les pages de vente et les conditions finissent par dire la même chose. Et au fond, que l’Irlande sache à quoi elle a droit. Et maintenant, ce que tu peux exiger, parce que c’est daté et vérifiable. Ainsi, le canal de support long terme de ChromeOS bascule vers la version 150 le 6 octobre. Cela dit, la page qui porte ce calendrier n’a pas bougé depuis le 22 juillet. Surveille-la. En effet, si Google doit préciser quelque chose sur ta machine, c’est là que ça apparaîtra en premier. Tout le reste, c’est de la vitrine. Et la vitrine, tu sais maintenant ce qu’elle vaut. A être regardé.
Sources pour aller plus loin :
- Google : la boutique française du Googlebook, avec la carte des avantages et ses deux appels de note
- Google : les conditions complètes de l’offre en français, avec le tarif et la durée de chaque application
- Google : les conditions américaines, où figurent les clauses pays offre par offre
- Google : la boutique britannique, qui annonce huit pays éligibles et affiche ses prix en livres
- Google : la boutique canadienne, qui ne propose aucune application offerte
- Google : la page d’aide sur ce que l’annonce Googlebook change pour vos appareils ChromeOS
- Google : la politique de mise à jour automatique, les dates par modèle, certaines jusqu’en juin 2036
- Canada Computers : la fiche du Lenovo Googlebook 15 qui porte l’encart publicitaire d’Intel
- Intel : la page officielle de l’offre, avec la liste des processeurs éligibles et les trois dates limites
- Capture One : la configuration requise officielle, qui ne mentionne ni ChromeOS ni Android
Questions fréquentes
Quelles applications sont offertes avec un Googlebook en France ?
Sept au total, pour une durée limitée : YouTube Premium, Adobe Premiere, Adobe Photoshop, CapCut et Adobe Lightroom pendant trois mois, puis Luminar et GeForce NOW pendant douze mois. La vitrine n’en annonce que six et oublie Adobe Lightroom, ce qui porte la valeur réelle à 424,04 € au lieu des 388 € affichés.
Les applications offertes avec un Googlebook valent-elles vraiment 388 euros ?
Oui, au tarif que Google retient dans ses conditions : l’addition des six applications annoncées tombe à 388,07 €. En comptant Adobe Lightroom, offert mais absent de la vitrine, le bouquet vaut en réalité 424,04 €. Le montant change toutefois selon le pays et la langue de la boutique.
L’offre d’applications est-elle la même dans tous les pays ?
Non. Les conditions ne citent que sept pays, et le traitement varie : le Canada perd les deux Adobe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande perdent GeForce NOW, et l’Irlande, promise sur la vitrine, n’est mentionnée dans aucune clause et n’a pas de boutique à sa devise.
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