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16 octobre 2021 par

Les petits achats sur l’Internet qui font de grandes dépenses

Un petit ruisseau est un petit cours d’eau. Ajouter à un autre, il devient un gros cours d’eau. Si on y ajoute un autre gros cours d’eau, cela devient une rivière. Et, ainsi de suite, pour finir en fleuve qui se jettera dans une mer. Cette importance, au fil des ajouts, est un peu identique avec les petits achats sur Internet qui font de grandes dépenses, à la fin de chaque mois. Ces dépenses prises individuellement nous ne les voyons pas dans leur globalité, mais additionnées elles deviennent importantes. Voyons pourquoi le prix de chacune d’elles nous semblent ridicules et pourtant ce n’est pas le cas.

Un plus un égal beaucoup !

 À la fin des années quatre-vingt-dix, quand l’Internet commençait à s’implanter dans le quotidien des utilisateurs, ceux-ci étaient réticents dans l’achat en ligne. Je me rappelle avoir étonné beaucoup de personnes en racontant avoir acheté tel ou tel produit sur un site en ligne situé aux États-Unis d’Amérique. Cela semblait à l’époque inconcevable d’acheter un article, sans l’avoir en main, scruter et simplement de le payer en l’ayant avec soi. Vingt ans après, c’est tout le contraire. Les magasins qu’ils soient des grandes surfaces comme on les appelle ou autres sont désertés au profit des marchands en ligne. On y achète tout, de la serviette de bain en passant par le caleçon à motif pour finir par la bourriche d’huître. On se plaint si au bout de quatre huit heures, il n’est pas arrivé et on peut, s’il ne correspond pas à notre désir, le renvoyer au vendeur.

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Vive le confinement, selon certains

Avec le confinement qui s’est imposé pour l’année 2020 et une partie de l’année 2021, jamais les marchands en ligne n’ont gagné autant d’argent. Nous sommes donc passé en quelques années à une société, ou tout ce que nous voulons et ce que l’on nous propose est un service. Un service qui n’est jamais gratuit, tant par l’information que nous communiquons pour acheter le produit, son transport et son emploi. 

Dans le même temps, avec l’appropriation par le consommateur de l’achat en ligne, on a vu apparaître et grandir de manière importante les services en ligne. Cela concerne l’achat d’applications sur ces espaces appelés des stores comme celui de Google, Apple, Amazon, mais aussi Netflix. Bref, toutes ces sociétés qui vendent du non réel pour permettre de rêver pour un temps.  Afin de bien comprendre l’importance prise par les services digitalisés, intéressons-nous un court instant à ces sociétés dites de service.

Les petits achats sur le store d’Apple 

Comme chacun sait, la firme à la pomme a été la première société de la tech en 2007 à proposer un smartphone. Elle a ensuite mis en ligne un store ou des applications étaient proposées. Du canard péteur en passant par la boussole qui n’indiquait pas le nord, tout a été inventé à cette époque. En 2021, le ridicule a été remplacé par du sérieux ou Fortnite cartonnait il y a encore peu. Afin de comprendre la place prise par l’écosystème App Store d’Apple (source frandroid), un seul chiffre suffit : 519 milliards de dollars de transactions ont été traités sur l’ensemble de l’année 2019. Soit environ 461,55 milliards d’euros. En 2007, rien n’existait. Aujourd’hui en 2021  on voit que la firme à la Pomme a su vendre intelligemment cet espace. 

Les petits achats sur le store de Google 

Le Google Play Store a été crée le 22 octobre 2008. C’est la fusion des services Android Market, Google Movies, Google ebookstor et Google Music. C’est encore en 2021 le plus gros magasin d’application au monde. Comme pour l’Apple Store, on y trouve des applications fonctionnant ici avec le système d’exploitation Android, mais aussi des livres en ligne, des films, et autres services. Pour ce qui concerne les chiffres des revenus (source phonandroid), cela risque de vous donner le tournis :

  • pour la seule année 2019, la boutique d’applications de Google a enregistré plus de 11,2 milliards de dollars de revenus,
  • l’entreprise a réalisé un bénéfice brut de 8,5 milliards de dollars ainsi que 7 milliards de dollars de bénéfice d’exploitation, soit une marge d’exploitation de 62%.
Les petits achats sur l'Internet qui font de grandes dépenses

Comment vérifier et résilier ses abonnements sur le Google Play Store

Sur notre Chromebook, il est possible de lancer le magasin d’application Android. Cela nous permet de visualiser différentes dépenses. Vous souhaitez vérifier vos achats :

  1. Ouvrez l’application Play store sur votre Chromebook
  2. Cliques sur l’avatar de votre compte en haut à droite de la fenêtre
  3. Appuyez sur paiements et abonnements
  4. Enfin sélectionnez abonnements

Ici, tous vos abonnements seront listés les uns en dessous des autres. Pour en supprimer un, il suffit de cliquer sur son icône puis dans la fenêtre appuyez sur le bouton Annuler l’abonnement

Les petits achats sur le store d’Amazon

Pour ce rapide tour d’horizon des sociétés de service, on ne pouvait pas passer à côté d’Amazon. Si c’est devenu le premier marchand en ligne au monde, elle propose d’autres services. Ainsi l’abonnement Prime Vidéo (source kulturegeek) a vu une progression importante d’heures vues pour l’année 2020 sur sa plateforme de streaming. Avec une progression de 70% sur un an, 175 millions de personnes ont regardé autant les films que les séries. Concernant son bénéfice de manière globale, au premier trimestre de 2021, il était de 8,1 milliards de dollars. Un an plus tôt il n’était que de 2,5 milliards de dollars.

Les petits achats sur le store de Netflix

Je vous rassure, je ne tire pas à boulet rouge sur Apple, Google ou Amazon, car toutes les sociétés proposant des services digitalisés ont vu leurs bénéfices exploser. J’en veux pour preuve Netflix (source latribune), qui comme l’indique un article de la Tribune “au quatrième trimestre 2020, la plateforme a engrangé 6,64 milliards de dollars de revenus, en hausse de 21,5% sur un an.” Vous me direz à juste raison que les revenus ne sont pas les bénéfices, et je serais d’accord avec vous. Ainsi, comme l’indique l’article “son bénéfice net est la seule petite ombre au tableau : il s’établit à 542 millions de dollars, inférieur de 40 millions à celui d’il y a un an.” Pas parfait mais presque !

Mes petits achats en ligne

Nous nous sommes tous habitués à rencontrer lors de nos “balades” sur les sites web le bouton Achat. Qu’il soit en rouge, vert, bleu ou autre, il nous invite à cliquer pour que quelques instants après, nous ayons la possibilité d’utiliser le produit acheté. Attention quand même : il ne nous appartient pas. Nous pouvons ainsi l’utiliser pendant toute sa durée, mais si demain une société le rachète, elle peut en arrêter son exploitation. De même si l’utilisateur passe de vie à trépas, l’utilisation de l’application ou tout autre service s’arrêtera de facto. L’emploi n’est pas transmissible à une autre personne, puisque ce dernier est lié à l’adresse électronique. Si hier un objet comme un buffet ou une armoire normande pouvait se transmettre par succession dans la famille, aujourd’hui le produit virtuel s’arrête à l’utilisateur. Ce n’est même plus jetable puisque virtuel.

Combien cela coûte ? 

Pris individuellement chaque achat, qu’il s’agisse d’un abonnement à tel ou tel service de streaming, ou de l’achat d’une application est indolore financièrement. Les sommes nous semblent dérisoires au regard du service rendu. Pensez-donc : nous pouvons regarder en streaming, notamment, un film ou une série sur presque n’importe quel support informatique. Cela va du smartphone, en passant par le Chromebook, la Chromebox, la Nest Hub Max pour finir sur le téléviseur de l’habitation avec la Chromecast, si on ne prend que les produits de Google.

Tout cela s’effectue de manière transparente soit directement sur le support ou par le biais d’une Google Chromecast. À chaque fois les sommes nous semblent ridicules. Allez 4,99 euros par là, 6,99 euros de l’autre, plus les ajouts pour les matchs de foot, plus quelques suppléments pour des chaînes cryptées. On ajoute à cela Google One, plus un abonnement à Youtube, plus, plus …. On arrive facilement en additionnant le tout entre 120 et 150 euros. Par mois ! Pourtant, tout cela n’est que virtuel et que pour notre distraction. Pour nous occuper en quelque sorte. 

Des chiffres et encore des chiffres

Pour finir ce court article, quelques chiffres qui permettent de prendre la pleine mesure (source blogdumoderateur) de l’importance des applications au niveau des smartphones.

Au niveau mondial :

  • 143 milliards de dollars de dépenses sur les boutiques d’applications (+20 % sur un an),
  • 218 milliards de téléchargements de nouvelles applications (+7 % sur un an),
  • 4,2 heures passées par jour en moyenne sur un mobile Android (+20 %).

Au niveau de la France :

  • 2,06 milliards de dollars dépensés par les Français sur les applications mobiles,
  • 2,15 milliards de téléchargements d’applications sur mobile,
  • 2,9 heures passées chaque jour sur mobile (Android).

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Les petits achats sur l’Internet qui font de grandes dépenses

Comme on le constate, les sociétés comme Apple, Google et bien d’autres ont parfaitement compris comment nous faire passer la pilule de l’achat. Un prix très bas pour un produit qui ne nous appartient pas en fin de compte. Nous sourions en l’achetant pensant qu’il nous fera du bien en quelque sorte.  Il s’agit pour nous utilisateur de faire attention au chant des sirènes qui nous font miroiter bonheur et bonheur. Pour le reste, notre portefeuille s’amincit au fur et à mesure de nos achats coups de cœur. À nous de savoir faire attention. 

Êtes-vous de ceux qui achètent de manière compulsive sur les stores. Faites-vous attention à ces achats en prenant le temps de peser le pour et le contre ?

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