Sommaire
- A retenir :
- Le mécanisme du vol
- Le cadavre fait le marché
- Je ne te vends pas la panique
- Ce que la disette offre à Google
- Mes sources, pour que tu puisses revoir le film en Technicolor
- FAQ
- Pourquoi le prix de la RAM explose-t-il en 2026
- Qu’est-ce que la memflation
- Jusqu’à quand la pénurie de mémoire va-t-elle durer
- La pénurie de RAM annonce-t-elle le retour des PC terminaux
- Quel rôle joue ChromeOS Flex dans cette bascule
- Faut-il acheter un PC ou de la RAM maintenant ou attendre
- Produits les plus vendus
- 100 trucs et astuces sur ChromeOS et Chromebook
- Chromebook le guide
- Guide de démarrage rapide pour Chromebook
- Partager :
Question morbide pour commencer. Genre Scream, mais avec une seule vedette à l’écran : l’IA. Et crois-moi, elle pourrait rafler l’Oscar du meilleur tueur plusieurs années d’affilée. Donc, la question pleine d’hémoglobine, lame à la clé. Tu sais avec quoi est fabriqué le chatbot à qui tu causes le soir ? Avec la RAM de ton prochain ordinateur. Ce n’est pas une métaphore. C’est de la comptabilité de boucher. Et crois-moi, sa feuille coupe profond.
A retenir :
En 2026, le prix de la RAM et du stockage explose, et ce n’est pas cyclique : les fabricants réorientent leur production vers la mémoire HBM des data centers d’IA, qui dévore trois fois plus de silicium que la DDR5 grand public. Gartner parle de « memflation », 80 % de hausse sur la DRAM, 202 % sur la NAND, sans détente avant 2027-2028.
Le mécanisme du vol
Voilà le mécanisme que personne ne te raconte. La mémoire qui fait saliver les data centers, la HBM, dévore environ trois fois plus de galette de silicium qu’une barrette DDR5 classique pour stocker la même chose. Trois fois. Retiens bien ce nombre. Chaque puce gravée dans un serveur Nvidia, c’est trois barrettes qui ne finiront jamais dans ton portable. Les fondeurs ne fabriquent pas plus. Ils choisissent qui ils nourrissent. Et ce n’est pas toi.
Le résultat est dans ta facture. En 2026, jusqu’à 70 % de la mémoire produite sur Terre part dans les data centers. Gartner a même inventé un mot pour la note : la memflation. 80 % de hausse sur la DRAM, 202 % sur la NAND, en une seule année. Une barrette de 32 Go qui valait 80 euros en vaut désormais trois à quatre cents. Micron a carrément égorgé sa marque grand public, Crucial, pour réserver ses lignes aux clients IA. Le PDG d’Intel résume le calendrier d’un mot sec : pas de répit avant 2028.
Traduction : ton ordinateur personnel se fait manger vivant. Et l’IA tient la fourchette. Tu la vois la scène de cannibalisme ? Très gore.
Le cadavre fait le marché
Mais attends. La scène d’après, juste après le coup de feuille du boucher, c’est le plan suivant. Et là, ça gicle de partout. Ferme les yeux, risque de haut-le-cœur. Parce qu’un cadavre, ça crée un marché. Tes ordinateurs ne tiennent plus la charge, le neuf devient hors de prix, les fabricants raccourcissent les barrettes pour sauver leurs marges. Alors on te propose une porte de sortie. Tu n’as plus besoin de RAM locale, mon grand. Loue celle des autres. Bascule sur le cloud. Transforme ton vieux PC en simple terminal qui affiche un écran venu d’ailleurs.
Tu vois la beauté du piège ? Les mêmes qui affament ton PC sont ceux qui te vendent la prothèse. Google Cloud a bondi de 63 % en un trimestre. Azure de 40 %. Ils ne grossissent pas malgré la pénurie. Ils grossissent grâce à elle. On te retire la mémoire d’une main, on te facture son remplacement de l’autre, par abonnement, à vie. Ça s’appelle de l’arnaque, mais il ne faut pas le dire. On est entre personnes bien élevées.
Je ne te vends pas la panique
C’est là que je dois être honnête, parce que je ne suis pas là pour te vendre une panique. Le client léger ne revient pas seul. L’IA embarquée tire dans l’autre sens : un PC à NPU veut 16, 32 Go de RAM locale, pile au moment où elle devient un luxe. Et le cloud n’échappe pas à la memflation, il la subit aussi, sauf qu’il te la refacture déguisée en mensualité. Donc non, on ne retourne pas au terminal bête des années 70. On glisse vers un hybride : un vieux parc prolongé, allégé, basculé sur des OS cloud-first, pendant que le calcul lourd file au data center.
Ce que la disette offre à Google
Et tu sais quel produit attendait ce moment depuis trois ans sans jamais perdre l’occasion ? ChromeOS Flex. Cette idée que Google n’arrivait pas à imposer, ressusciter un PC fatigué en client léger managé, la pénurie d’IA est en train de la lui offrir sur un plateau. Le krach mémoire réussit ce qu’aucune campagne marketing n’a su faire. Ce n’est pas la séduction qui ramène le terminal. C’est la disette.
Voilà l’angle que je veux que tu retiennes, l’ami. On ne t’a pas convaincu d’abandonner ton ordinateur. On a juste rendu son entretien impossible, puis on t’a tendu la facture du locatif. Le mot personnel, dans l’ordinateur personnel, est en train de mourir de faim. Et le coupable n’a même pas eu à se cacher. Il était dans le data center, en train de digérer ta RAM. Après s’en être baffré. Écran noir. Le mot FIN s’affiche. Tout simplement.
Surveille ta prochaine barrette. Elle vaut peut-être déjà plus cher que le PC qui l’accueille.
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Soutenir MyChromebook.frMes sources, pour que tu puisses revoir le film en Technicolor
Gartner via iQON https://iqondigital.com/learn/pc-news/when-will-ram-prices-drop-2026-forecast
Network World https://www.networkworld.com/article/4166484/memory-shortage-and-cost-surge-push-enterprises-toward-cloud.html
IEEE Spectrum https://spectrum.ieee.org/dram-shortage
FAQ
Pourquoi le prix de la RAM explose-t-il en 2026
Parce que les fabricants de mémoire réorientent leurs lignes vers la mémoire haute performance (HBM) destinée aux data centers d’IA, beaucoup plus rentable. Une puce HBM consomme environ trois fois plus de capacité de production qu’une barrette DDR5 classique. Résultat : la DRAM et la NAND grand public deviennent rares et chères. En 2026, jusqu’à 70 % de la mémoire produite dans le monde part dans les data centers.
Qu’est-ce que la memflation
C’est le terme inventé par Gartner pour décrire l’inflation brutale des prix de la mémoire en 2026 : environ 80 % de hausse sur la DRAM et 202 % sur la NAND en une seule année. Une barrette DDR5 de 32 Go qui valait autour de 80 euros mi-2025 dépasse désormais les 300 euros.
Jusqu’à quand la pénurie de mémoire va-t-elle durer
Les analystes ne prévoient pas de détente significative avant le second semestre 2027, et certains repoussent l’horizon à 2028. Le PDG d’Intel a résumé la situation par une formule : pas de répit avant 2028. Construire une nouvelle usine de mémoire prend deux à trois ans, et l’essentiel des futures capacités est déjà réservé à l’IA.
La pénurie de RAM annonce-t-elle le retour des PC terminaux
Pas un retour pur au terminal des années 70, mais une bascule vers un modèle hybride. Comme la RAM locale devient un luxe, de plus en plus d’entreprises prolongent leur parc existant, l’allègent et le basculent sur des systèmes cloud-first, pendant que le calcul lourd part dans le data center. La hausse du cloud le confirme : Google Cloud a progressé de 63 % sur un trimestre début 2026.
Quel rôle joue ChromeOS Flex dans cette bascule
ChromeOS Flex transforme un PC vieillissant en client léger managé, gratuitement. C’est exactement le produit que la pénurie rend pertinent : au lieu d’acheter du neuf hors de prix, on revitalise l’ancien. Le krach mémoire offre à Google le marché que trois ans de marketing n’avaient pas réussi à conquérir.
Faut-il acheter un PC ou de la RAM maintenant ou attendre
Les prix montent encore et aucun retour aux niveaux de 2025 n’est attendu avant des années. Acheter maintenant ce dont tu as besoin reste plus sûr qu’attendre une baisse hypothétique. Mais ceci n’est pas un conseil d’achat : évalue ton besoin réel avant de te décider.




