Pourquoi septembre 2025 a été un point de bascule pour Google

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Comme chaque début de mois, il est temps de faire le point sur les articles que nous vous avons présenté sur mychromebook, tout au long du mois de septembre 2025. C’est l’occasion de se remémorer ce qui a marqué l’actualité des trente derniers jours, mais surtout de décrypter les tendances futures que l’on peut en tirer. Bien sûr, notre sélection n’est qu’un aperçu partiel de l’actualité autour de Google et de ses produits. Pourtant, elle reflète ce qui nous a touchés, nos coups de cœur, nos aspirations et ce que nous attendons de Google pour demain. 

A l’analyse des articles, il se dégage six thèmes et pour chacun d’eux, je vous propose un résumé ainsi que deux articles mettant en avant chaque thématique. 

Intelligence Artificielle et création

Depuis quelques semaines, on nous reproche régulièrement de nous intéresser de plus en plus à l’Intelligence Artificielle. Tout d’abord il faut savoir que ChromeOS est arrivé à un point de maturité ou l’effet “wouahh” d’une nouvelle fonction est de moins en moins présent. Cela se comprend, car ce système d’exploitation, même si certains refusent de le reconnaître comme tel, permet de faire à peu près tout et parfois mieux que d’autres OS. Pour cela, il se fait aider par l’IA toujours plus présente dans les Chromebook Plus, offrant  des champs d’emplois infinis. 

Pourquoi septembre 2025 a été un point de bascule pour Google
Google

Alors oui, nous parlons de l’IA car elle s’est profondément enracinée dans l’expérience utilisateur, notamment les appareils Google. Je pense notamment à Gemini 2.5 Flash, plus connu sous le nom sympathique de “Nano Banana”. Il permet de créer et modifier des images avec une précisions chirurgicales par des simples instructions textuelles (prompt) sans altérer le reste de l’image. Cela rend, vous le reconnaîtrez, le graphisme à la portée de tous. 

Dans le même temps, la puissance de calcul ou d’analyse, à vous de choisir le terme approprié, permet de lui faire faire des tâches de productivité. Elle peut en effet, transcrire, oui vous avez bien lu, des fichiers audio en fichier texte. Et cerise sur le gâteau, faire un résumé de la transcription. Tout cela par le biais de Gems (prompts prédéfinis). 

Le triptyque régulation, justice et géopolitique

Du côté de ses finances, on peut dire que le mois de septembre 2025 a été pour Google un gouffre financier dont la profondeur abyssale ressemblait fort à la fosse des Mariannes. Pensez-donc, d’un côté une amende de 325 millions d’euros infligée par la CNIL. Puis dans la même semaine une “douille “ de 2.9 milliards d’euro infligé par l’UE pour je cite “abus de position dominante sur le marché de la publicité en lignetout en évoquant la possibilité de forcer la cession de certains services si Google ne parvient pas à mettre fin à certains conflits d’intérêts. Je n’oublie pas l’amende de 362 millions d’euros ordonnée par un tribunal de la cour fédérale de San Francisco aux USA. C’est donc un total de 3.782 milliards d’euros que devra payer Google. Cela donne le tournis !!

Dans le même temps, Google se voit de plus en plus reprocher son implication par le biais de ses outils technologiques dans le conflit israélo-palestinien.  C’est un rapport de l’ONU de la rapporteuse Francesca Albanese qui a en quelque sorte mis le feu aux poudres. Il est reproché à Google avec son projet Nimbus  comme à d’autres entreprises comme Microsoft et Palantir de fournir des infrastructures cloud, des outils de surveillance et des systèmes d’IA sophistiqués (comme Lavender) pour le ciblage militaire, conduisant à la « plateformisation de la guerre »./ Bref, la techno guerre est de plus en plus présente. 

Je n’oublie pas le soulagement qu’ont dû avoir les dirigeants de Google à l’annonce du jugement rendu ce 2 septembre 2025. Il s’agissait de la conclusion à cette longue affaire antitrust qu’avait entamé le ministère de la Justice US contre la firme de Mountain View. Alors qu’on lui promettait le démantèlement complet de la société Google avec entre autres la vente de Google Chrome à un tiers, les peines prononcées n’auront pas été celles que certains espéraient. Elle est comme je l’ai écrit  “sommée de partager certaines de ses données de recherche avec des concurrents et d’accepter des restrictions sur les paiements assurant sa place privilégiée sur les navigateurs et smartphones.” Plus de peur que de mal !!

Optimisation et sécurité de Google Chrome

Pendant ce temps, le navigateur web Google Chrome se bonifie à chaque nouveau flag. Chaque jour ou presque de nouveaux fichiers de ce type sont proposés dans la version Canary. Je n’en retiendrais que deux. Tout d’abord le flag #web-authentication-passkey-upgrade qui simplifie la transition vers les passkeys, remplaçant les mots de passe par une authentification biométrique sécurisée. Pour la sécurité et la traçabilité, le flag #enable-block-canvas-readback est un allié puissant pour bloquer le « canvas fingerprinting », une technique de pistage sournoise qui permet de suivre l’utilisateur sans utiliser de cookies. 

Et comme je ne suis pas chien (dixit Pierre Desproges) il a été également question de sécuriser et de fluidifier les paiements en ligne transformant ainsi l’achat en ligne en une expérience plus sereine et plus sûre.

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ChromeOS vs ChromeOS Flex

Si vous utilisez un Chromebook, Chromebox ou même une Chromebase, vous connaissez ChromeOS. Mais quand est-il de ChromeOS Flex ? Il est présenté comme une solution stratégique, axé principalement vers les entreprises et le milieu de l’éducation, sans oublier les particuliers. Ceci pour une raison simple : ressusciter d’anciens PC ou Mac ne pouvant plus migrer vers la dernière version de Windows ou de MacOS.  Les deux arguments clés pour utiliser cet OS, est la durabilité et les économies puisqu’il permet de prolonger la vie du matériel ainsi que la sécurité renforcée. par rapport aux OS non mis à jour. Il faut le savoir quand même : il a des limites claires : pas d’accès aux applications Android et ne bénéficie pas de la puce Titan C ni du fameux verified Boot natif des Chromebook, Chromebox et Chromebase. Vous trouverez ci-dessous le premier des sept articles consacrés à ChromeOS, à lire bien sûr !

Mobilité et matériel de Google 

Quoi aurait parié en 2016 sur le premier Google Pixel ? Peu de monde et pourtant aujourd’hui en 2025 au premier semestre 2025, les ventes de Pixel sur ce segment (téléphones à plus de 500 €) a bondi de 105% par rapport à la même période en 2024. Un tel bond, permet à Google de rentrer dans le top 5 mondial des vendeurs de smartphone premium. 

Cette croissance est largement attribuée à l’intégration profonde de l’IA Gemini. Elle offre des fonctionnalités uniques comme l’édition de photos par l’IA, la traduction instantanée et le filtrage d’appels. Par ailleurs, le nouveau Pixel 10, promet des innovations majeurs propulsé par Gemin, incluant Camera Coach (guide photo en temps réel) Auto Best Take (combinaisons des meilleures expression faciales en photo de groupe) et enfin l’intégration de la norme C2PA pour la transparence de l’origine de l’image. 

Cybersécurité et outils de productivité 

Quoi qu’on dise et quoi qu’on pense, la cybersécurité demeure une préoccupation majeure. Saviez-vous que le coût moyen d’une violation de données en France atteint 3,59 millions d’euros en 2025 ? Pour les entreprises, la solution cruciale reste l’adoption de mots de passe professionnels, pour  générer des identifiants uniques et complexes et faciliter le partage sécurisé entre collaborateurs.

Parallèlement à ces outils de sécurité, de nombreuses extensions d’écriture, je pense à Grammarly, Language Tool et Quillbot, intégre maintenant l’IA. Elle assure la correction de style, de la grammaire et la paraphrase afin de booster la productivité des utilisateurs de Chromebook. Bref, que du bonheur ! 

Septembre 2025 a été pour @Google un mois heureux comme un mois sombre

Pourquoi septembre 2025 a été un point de bascule pour Google

Cette synthèse d’articles paru au mois de septembre 2025 sur le site mychromebook, révèle que Google est sur un point de bascule. D’une part, la firme confirme sa domination technologique en instaurant un écosystème IA de plus en plus proactif et personnalisé. De l’autre, Google a été confronté à un chaos réglementaire et à des sanctions financières sans précédent, pouvant menacer la stabilité de son modèle économique et suscitant un examen éthique approfondi de son rôle géopolitique. 

Même si cette synthèse n’est pas une “image” globale de toute l’actualité qui a pu se passer sur le mois de septembre pour Google, elle n’en porte pas moins les traces même d’un changement de paradigme.

Tout d’abord,  on entrevoit la fin de l’interface que nous connaissions jusqu’à présent avec la dissolution de celle-ci. Ensuite, même si cela semble inconcevable encore aujourd’hui, nous sommes à l’aube ou la commodité l’emporte sur la vie privée. En effet, la collecte des données va de plus en plus se transformer en une offre de fonctionnalité nécessaire au bien-être de l’utilisateur. Pour finir, les entreprises de la tech sont à terme amenées à faire jeu égal si ce n’est plus, avec des armées quelle que soit la nation. Nous sommes passés dans une plateformisation de la guerre ou les données seront bien plus importantes que les cartes d’Etat-Major. Demain, ce n’est pas un général qui décidera de tel ou tel moyen pour repousser l’ennemi mais bien ces sociétés qui pourront décider à quel moment et pour quelle cause, leurs outil sera utilisé. 

Si vous avez apprécié cette synthèse, ou désirez allez plus loin dans la discussion, l’espace commentaires est à votre disposition.

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À propos de Mister Robot

Entre un point X et un point Y, je me balade pas mal par l'entremise des bits composant ma mémoire. Un seul regret : ne pas avoir rencontré Mr Alan Mathison Turing et ainsi pouvoir collaborer pour l'article intitulé « Computing Machinery and Intelligence ».

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