Sommaire
- Mercredi, Acer parle au monde entier
- Convertible ou pas ? Le code explique pourquoi tout le monde hésite
- Les liens vers les lignes de codes que j’ai fouillé : +
- Un refroidissement qui n’a rien d’un Chromebook
- Deux ports, ou trois ? Google n’est pas d’accord avec lui-même
- Ce que coreboot ajoute, et ce qu’il refuse obstinément de dire
- Mille vingt-deux euros, et cinq vitrines qui n’en faisaient qu’une
- La moitié de la fiche technique n’est pas une fuite
- Et pendant ce temps, le rayon est vide
- Six machines, cinq photos, et un fantôme
- Notes de bas de page
Mercredi 02 septembre 2026. 11 heures du matin en France. Acer monte sur scène à Berlin. Conférence de presse mondiale. Dffusée en direct. Le teaser promet des PC dopés à l’IA, du matériel de jeu et des écrans de nouvelle génération. Tu remarques ce qui manque ? Sa machine sous Aluminium OS. Celle qui doit sortir le 8 novembre. Celle dont les revendeurs français ont affiché le prix cet été. Et pourtant rien sur elle. Pas une ligne. Pour en savoir plus, je suis aller chercher ailleurs, puisque la marque ne dit rien. Où cela ? Dans le code que Google publie lui-même. A la source en quelque sorte.
Mercredi, Acer parle au monde entier
Reprenons d’abord le teaser dans le texte. « Découvrez les dernières innovations IA d’Acer, ses machines de jeu et ses technologies d’affichage de nouvelle génération. » Voilà. Cela donne envie. Pas vrai ? Mais c’est tout ce que la marque annonce pour son rendez-vous berlinois. Et c’est peu. Cherche le terme « Googlebook » sur la page. Rien. Puis cherche « Aluminium OS ». Queue de chique. Le mot « Chromebook » apparaît, oui, mais dans les menus de navigation du site. Pas dans le teaser.
D’ailleurs, ce silence n’est pas neuf. On a dépouillé la salle de presse d’Acer. Les cinq derniers communiqués sont tous financiers : revenus de juillet, résultat trimestriel, indice boursier. Autrement dit, aucun communiqué produit depuis des mois. Et les vieux communiqués Chromebook, celui de mai 2024 comme celui de janvier 2022, ont été relus mot à mot. Là encore, zéro occurrence de « Googlebook ». Zéro occurrence d’« Aluminium OS ». Ainsi, Acer n’a jamais prononcé le nom de sa propre machine en public. Pas une fois. A croire que cela n’existe pas dans un coin.
Toutefois, une entreprise qui se tait ne fabrique pas dans le vide. Elle écrit du code. Et ce code-là, elle le pousse dans les dépôts publics de Google. Et c’est là que j’ai été mettre mon nez. Gnac. Gnac.
Convertible ou pas ? Le code explique pourquoi tout le monde hésite
Depuis juillet, la presse spécialisée n’arrive pas à trancher. Cette machine se plie, ou pas ? Le 2 juillet, la source de référence du dossier écrit « clamshell », soit un portable classique. Le 15 juillet, « convertible ». Le 25 août, « ordinateur portable ». Puis, dans un autre papier, cette merveille de conviction : « convertible (ou clamshell) ». J’allais me moquer. J’ai eu tort, et le code m’a corrigé. Passons au concret. Le fichier de configuration de la carte, celle que Google appelle Moonstone, active tout l’attirail du pliage. Mode tablette. Interrupteur de bascule. Capteur magnétique de rotation.1 Détection d’ouverture du capot. Calcul de l’angle de l’écran délégué au processeur de signal.
La liste des broches confirme. Une entrée s’appelle « mode tablette ». Et il y a deux accéléromètres, un dans la base, un dans l’écran. Personne ne met deux accéléromètres dans un portable qui ne se plie pas. Sauf qu’il existe un dernier fichier, celui qui décrit les options d’usine. Et il déclare un champ nommé « facteur de forme », avec trois valeurs possibles : inconnu, clamshell, convertible.
La carte est donc prévue pour être fabriquée dans les deux formats, et c’est une case cochée à l’usine qui décide. Ça explique l’hésitation générale, et ça la justifie. Que peut-on affirmer, alors ? La mécanique du pliage est compilée dans le micrologiciel et câblée à une broche dédiée. Au moins une variante se plie. Souviens-toi qu’Acer a quatre références de modèle qui circulent. En revanche, impossible de dire laquelle tu trouveras en rayon. Le fichier ne donne aucune valeur par défaut.
Au passage, ce même fichier règle deux autres questions et en ouvre une. Le rétroéclairage du clavier est une option, pas un équipement de série. Il existe une disposition de clavier canadienne francophone, ce qui dit quelque chose des marchés visés. Et les deux accéléromètres, comme le concentrateur de capteurs Intel, sont eux aussi déclarés en plusieurs versions possibles. Un détail compte pour la valeur de tout ça : ni Felino ni Kinmen, les deux cartes sœurs du même programme, n’ont ce fichier d’options d’usine. Moonstone l’a. Ce n’est donc pas du remplissage générique. Enfin, le code confirme l’écran tactile. Une ligne, un nom de broche, et c’est réglé.
Le répertoire complet, 14 fichiers
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/
project.conf — mode tablette, charge, deux ventilateurs, clavier
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/project.conf
gpios.dtsi — les deux accéléromètres, le rail USB-A, le lecteur d’empreintes, les diodes
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/gpios.dtsi
fan.dtsi — deux ventilateurs, 2 500 à 6 000 tours, courbe en neuf paliers
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/fan.dtsi
keyboard.dtsi — matrice 8 sur 18, pas de pavé numérique, touche assistant
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/keyboard.dtsi
usb_typec.dtsi — trois ports USB-C et les deux puces de charge interchangeables
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/usb_typec.dtsi
moonstone_vif.xml — la déclaration USB-IF, qui n’en compte que deux
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/moonstone/moonstone_vif.xml
BUILD.py du programme fatcat — le module google-private et l’adresse de firmware figée
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/refs/heads/main/zephyr/program/fatcat/BUILD.py
Côté coreboot
Kconfig.name de fatcat — la déclaration BOARD_GOOGLE_MOONSTONE
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/refs/heads/main/src/mainboard/google/fatcat/Kconfig.name
Les huit variantes de fatcat, dont moonstone, felino, francka, kinmen
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/refs/heads/main/src/mainboard/google/fatcat/variants/
Le reste du dossier Googlebook
Kconfig d’atria — la ligne SOC_INTEL_NOVALAKE_H_P
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/refs/heads/main/src/mainboard/google/atria/Kconfig
Kconfig d’ocelot — SOC_INTEL_WILDCATLAKE et les six modèles
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/refs/heads/main/src/mainboard/google/ocelot/Kconfig
Les 58 cartes mères Google de coreboot
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/refs/heads/main/src/mainboard/google/
Le journal des commits du contrôleur embarqué, en JSON
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+log?format=JSON&n=30
Le commit des diodes de la carte Dell
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/platform/ec/+/831b64d8f0ff8e7e17caae8109b91411d9f50163%5E%21/
Le commit qui nomme le second silicium Qualcomm, Hamoa
https://chromium.googlesource.com/chromiumos/third_party/coreboot/+/dd8d9f37ad01daac63631c3329b3e4c77a014402%5E%21/
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2 ventilateurs
dans un châssis de 14 pouces
Regarde le fichier de refroidissement. Court, et très bavard. Deux moteurs identiques, pilotés séparément, avec chacun son capteur de vitesse. Ils démarrent à 2 500 tours par minute et plafonnent à 6 000. Ensuite, la courbe grimpe en neuf paliers. Le premier se déclenche à 49 degrés, tandis que le dernier vise 6 500 tours. Pour info, un Chromebook classique n’a souvent aucun ventilateur du tout. Aucun. Mais tu le sais. Concrètement, ça te dit quoi ? Que la machine encaisse un processeur qui chauffe pour de bon. Pas une puce d’appoint. Un vrai. Un costaud même. Passons au clavier. Là encore, le relevé est net. Matrice de huit lignes sur dix-huit colonnes. Rétroéclairage piloté en modulation. Et pas de pavé numérique, ce qui colle avec un format compact.
En revanche, attention à un détail que tout le monde recopie de travers. La presse parle d’une « touche Gemini physique ». Le code, lui, déclare une capacité nommée « touche assistant ». Or ce nom existe dans ChromeOS depuis des années, bien avant Gemini. Le mot « Gemini » n’apparaît nulle part dans le code de cette machine. Nulle part. Petite différence, donc. Mais grosse conséquence quand tu écris un titre. Mais serait étonnant que l’outil intelligent soit absent.
Deux ports, ou trois ? Google n’est pas d’accord avec lui-même
Là, ça devient franchement drôle. En effet, les fichiers du même projet ne disent pas tous la même chose. D’un côté, celui qui décrit le matériel pour le micrologiciel. Il déclare trois contrôleurs USB-C, chacun à son adresse sur le bus interne. Trois. Écrit noir sur blanc. De l’autre, la déclaration destinée au consortium USB2, celle qu’on remplit pour la certification. Elle en compte deux, étiquetés zéro et un.
Alors j’ai ouvert un troisième fichier, celui que coreboot utilise pour décrire la carte au démarrage. Et il tranche. Il déclare deux sorties d’affichage en USB-C, toutes deux placées sur le flanc gauche du châssis, et deux ports dans le sous-système Type-C du processeur. Verdict : deux fichiers sur trois disent deux. Le troisième contrôleur du micrologiciel n’est probablement pas un port que tu pourras brancher. Je ne peux pas le prouver, mais le rapport de force a changé.
Ce même fichier règle une autre question. Il ne s’agit pas d’un port USB de type A, mais de deux, tous deux en USB 3.2.Ils sont nommés, A0 et A1. S’y ajoute une caméra branchée sur le bus USB 2. Côté puissance, le micrologiciel plafonne à 100 watts et 5 ampères. La déclaration officielle annonce 65 watts en réception. Pour démarrer sans batterie, la machine exige 65 watts. Si tu lis quelque part « charge 100 watts » présenté comme un fait, méfie-toi. Sûrement des menteries.
Ce que coreboot ajoute, et ce qu’il refuse obstinément de dire
Tant qu’à ouvrir ce fichier, autant le vider. Il est bavard sur à peu près tout. Le son passe par deux puces Realtek, un codec ALC721 et un amplificateur ALC1320, reliés en SoundWire. Le Wi-Fi et le Bluetooth ne sont pas un module qu’on visse : ils sont intégrés au processeur, en CNVi, avec l’atténuation d’interférences activée. Le lecteur d’empreintes est là, câblé au choix en SPI ou en USB. Trois sondes thermiques surveillent la mémoire, l’ambiant et le chargeur. Une signature revient ensuite partout. Le pavé tactile est déclaré en trois versions possibles, ELAN, PIXA ou Synaptics. L’écran tactile en deux, ELAN ou Focal. Rappelle-toi les deux puces de charge interchangeables. Cette machine est prévue pour être fabriquée avec les composants qu’on trouvera.
Côté mémoire, le fichier généré liste huit références, chez Micron, SK Hynix et Samsung, réparties en trois configurations distinctes. Les deux plus grosses sont disponibles chez les trois fabricants à la fois. Là encore, on approvisionne large. Mais surtout, voilà ce que ce fichier ne contient pas. Aucune résolution. Aucune fréquence de rafraîchissement. Pas de mention d’OLED. Le panneau interne est déclaré, nommé LCD0, câblé sur le port d’affichage A, et c’est tout. Autrement dit, le fameux écran OLED 2880 par 1800 à 120 hertz reste, à cette heure, une caractéristique que personne n’a jamais pu montrer dans un document. Ni chez Acer, ni chez Google.
Mille vingt-deux euros, et cinq vitrines qui n’en faisaient qu’une
Tu as sûrement lu « environ 1 150 euros » quelque part. Le prix du bestiau appelé Googlebook. Moi aussi je l’ai écrit. C’était un arrondi de recopiage. Or le vrai chiffre affiché par le revendeur était 1 022 euros, avec un tarif public de 1 125 euros sur la même fiche. Soit un prix de grossiste, hors taxes, entreprise. Pas un prix de rayon. Mais il y a mieux. Ou pire, selon l’humeur. Que tu peux avoir joyeuse. Ou chagrine. Car on répétait que la machine avait été « relevée chez plusieurs revendeurs français ». Faux. Quatre de ces boutiques partagent la même structure d’adresse et le même libellé produit, au caractère près. Ce sont donc quatre devantures d’une seule plateforme professionnelle en marque blanche. Résultat, il n’y avait pas cinq sources. Il y en avait deux.
Et aujourd’hui ? Plus rien. Tout est vide. La première rend « Aucun résultat ne correspond à vos critères de recherche ». Les trois suivantes affichent « NO PRODUCT ». La cinquième rend une erreur 404. D’ailleurs, le ménage n’est même pas franco-français. Le listing canadien de l’ASUS a subi le même sort. Quelqu’un passe l’aspirateur chez les distributeurs. Et il y va fort. Quant au 8 novembre, souviens-toi d’où il sort : précisément de ces fiches-là. Google, lui, n’a jamais rien dit de mieux que « cet automne ».
La moitié de la fiche technique n’est pas une fuite
Écran OLED 2880 par 1800 à 120 hertz. Puce neuronale à 47 TOPS. Sécurité Titan C2. Barre lumineuse. Obturateur de webcam. Tu as vu passer cette liste partout, attribuée à l’Acer. Pour son Googlebook. Sauf que cette même liste apparaît, mot pour mot, dans toutes les fiches Googlebook, quelle que soit la marque. Lenovo, HP, Dell, ASUS. La totale. En clair, ce n’est pas une fuite sur la machine d’Acer. C’est le cahier des charges que Google impose à ses cinq partenaires. D’ailleurs, un responsable de Google l’a dit publiquement : des règles matérielles strictes, et une barre lumineuse « sur tous les Googlebook ».
De fait, dans tout ce paquet, il ne reste rien qui soit propre au GP714-91N. Rien. Ce que le code confirme, en revanche, tient sur une main : écran tactile, lecteur d’empreintes, rétroéclairage du clavier, touche assistant. Pas l’OLED. Encore moins les 120 hertz. Pas les 47 TOPS. Au fond, il y a un signe qui vaut mieux que toutes ces spécifications recopiées. Car deux puces de charge différentes sont déclarées à la même adresse électronique, puis le micrologiciel choisit celle qu’il veut au démarrage3. On appelle ça du double approvisionnement. Or on ne fait pas ça sur un produit figé. Ça, c’est un vrai indice de calendrier.
Et pendant ce temps, le rayon est vide
Voilà, enfin, le fait le plus solide de tout ce dossier. Le seul que tu peux vérifier en deux clics, sans lire une ligne de code. Va sur la boutique Acer France et cherche le Chromebook Plus Spin 714. C’est le prédécesseur naturel de la machine. La référence NX.KYNEF.003, en Core Ultra 7 155U, est affichée 1 299 euros. Épuisé. La NX.KYNEF.002, en Core Ultra 5 125U, est affichée 1 199 euros, après 250 euros de remise appliquée automatiquement. Épuisé également.
Ma préférée reste la bannière posée en haut de ces fiches en rupture : « 5 % de réduction supplémentaire », code WEEKEND5. Une remise de week-end sur une machine qu’Acer ne peut pas livrer. Un comparateur suit la même référence. Dernier prix marchand relevé chez Acer : 949 euros, indisponible depuis le 4 août, avec cette mention charmante : « Ce produit n’est plus en vente ! » Autrement dit, l’offre à 949 euros a disparu début août, et il ne reste qu’une fiche à 1 199 euros en rupture permanente. On est ainsi sûr qu’il n’y en a plus.
Donc le haut de gamme Chromebook d’Acer a disparu des rayons français il y a trois semaines. Et son remplaçant présumé est annoncé moins cher que lui. Reste la cerise. Google garantit des mises à jour au Spin 714 jusqu’en juin 2034. Huit ans encore. Et la page officielle qui gère ce calendrier, celle que consultent les écoles et les entreprises avant d’acheter, ne contient ni « Aluminium OS », ni « Googlebook », ni même « Android »4. À trois semaines de la présentation new-yorkaise, Google n’a toujours pas écrit une ligne sur ce que deviennent les Chromebook existants. Enfin si on le sait. Donc il a pas eu envie de se répéter. De peur, de lâcher une info. Sur le Googlebook. Pardi !
A lire également :
Six machines, cinq photos, et un fantôme
Terminons par le plus élégant. Le Lenovo Googlebook 15 a fuité début août avec son jeu complet d’images de presse, filigrane compris. Le HP Googlebook 14c a fuité le 19 août, par Evan Blass, la référence du genre. Et l’Acer ? Rien. Pas un rendu. Pas une photo. On a vérifié chaque illustration publiée par la presse depuis le 10 août. Toutes créditent « Google ». Ce sont des visuels génériques de la plateforme. Le média le mieux informé du dossier l’écrit lui-même, avec une candeur touchante : il n’a « pas les images les plus juteuses » de cette machine précise.
Neuf mois de fuites logicielles. Un nom commercial. Un prix au centime. Une date au jour près. Quatre références de modèle. Et pas un pixel. De ce Googlebook d’Acer. Mercredi, Acer aura donc un micro, une scène et une diffusion mondiale. Prêt à parier qu’il s’en servira ? Pas pour le Googlebook, en tout cas. Mais peut-être qu’il en parlera. Deux minutes ?
Notes de bas de page
- Capteur magnétorésistif. C’est la petite pièce qui détecte que l’écran s’est replié complètement contre le clavier, et qui bascule le système en mode tablette. Un aimant d’un côté, un capteur de l’autre. ↩︎
- L’USB Implementers Forum est l’organisme qui gère la norme USB. Chaque appareil certifié dépose un fichier de déclaration décrivant ses ports et sa gestion de l’alimentation. Ce fichier vit dans le dépôt de code, à côté des sources. ↩︎
- Le micrologiciel est le petit programme gravé dans le contrôleur embarqué de la machine, cette puce discrète qui gère le clavier, la batterie, les ventilateurs et l’alimentation, même quand le système principal est éteint. ↩︎
- La date de fin de support, appelée AUE, est la limite après laquelle un Chromebook ne reçoit plus de mises à jour de sécurité. Google publie la liste complète, machine par machine. ↩︎
Sources pour aller plus loin :
- Acer annonce sa conférence de presse mondiale du 2 septembre, sans un mot sur Google
- Google publie la date de fin de support du Spin 714 : juin 2034, et pas une ligne sur Aluminium OS
- Boutique Acer France : le Spin 714 en Core Ultra 7 à 1 299 euros, affiché épuisé
- Boutique Acer France : la version Core Ultra 5 à 1 199 euros après remise, épuisée aussi
- Notebookcheck relève le prix de 1 022 euros chez le revendeur français
- Digital Citizen publie le dossier de presse complet du Lenovo Googlebook 15, images comprises
- Le billet de Google du 12 mai 2026, qui annonce les Googlebook pour « cet automne » sans nommer un seul modèle
Questions fréquentes
Le Googlebook d’Acer est-il un convertible ou un portable classique ?
Les deux sont possibles. Le micrologiciel embarque toute la mécanique du pliage, avec un mode tablette, un capteur magnétique de rotation et deux accéléromètres. Mais le fichier d’options d’usine déclare un champ « facteur de forme » avec trois valeurs : inconnu, clamshell ou convertible. Le format est donc choisi à la fabrication, et aucune valeur par défaut n’est indiquée. Au moins une variante se plie, mais rien ne dit laquelle sera vendue en France.
Combien coûte le Googlebook d’Acer ?
Le seul relevé documenté est de 1 022 euros hors taxes chez un distributeur professionnel français, avec un tarif public de 1 125 euros sur la même fiche. Ce n’est pas un prix de rayon, et la fiche a depuis été effacée. Acer n’a jamais communiqué de prix. Les « environ 1 150 euros » qui circulent sont un arrondi de recopiage.
Quand sort le Googlebook d’Acer ?
La date du 8 novembre 2026 vient de listings de revendeurs français, tous retirés depuis. Elle n’a jamais été confirmée par Acer. Google, de son côté, n’a jamais dit mieux que « cet automne » dans son billet du 12 mai 2026, sans nommer un seul modèle.
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