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Notre chromebook sera demain une lumière.

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Où il apparaît que la lumière qui, hier ne nous semblait pas lumineuse, prendra demain une place prépondérante dans nos communications.

Et si demain, nous devions passer par la lumière pour communiquer ? Utopique ? Pas du tout. Bien au contraire. Au rythme où la croissance d’échanges de données via les mobiles croît, il est certain que nous devrons d’ici une dizaine d’années, si ce n’est pas avant, être obligés d’utiliser des ondes lumineuses pour continuer à communiquer.

Depuis 2007, date de présentation du premier smartphone, le trafic mondial des données mobiles a explosé. Cet outil permet les envois/réceptions de fichiers aux supports différents. Un tel emploi des données fait tourner la tête. Ainsi le trafic mondial de données mobiles a atteint 7,2 exaoctets par mois à la fin de 2016, contre 4,4 exaoctets par mois à la fin de 2015. Pour vous donner une idée du “tonnage” des données échangées, un exaoctet équivaut à un milliard de gigaoctets et un millier de pétaoctets. Les chiffres étant posés, les opérateurs mais aussi les gestionnaires des communications nationales et internationales, se trouvent face à un dilemme important. En effet, comment assurer une transmission de données qui ne peuvent qu’être expansionnelles ? Car  selon Cisco, le trafic mondial de données mobiles sera multiplié par sept entre 2016 et 2021. Il progressera à un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 47% entre 2016 et 2021, pour atteindre 49,0 exaoctets par mois d’ici 2021. (1)

On comprend mieux, pourquoi en France, les gouvernements successifs ont lancé des plans fibre optique. Le dernier s’appelant Plan France Très Haut Débit. La gestion d’une telle masse de données pour un pays s’il ne l’anticipe pas, peut amener demain à une paralysie partielle des communications civiles, mais aussi détériorer les communications à usages militaires. Ce qui reconnaissons-le serait plus grave, pouvant entraîner éventuellement un conflit aussi bien intérieur qu’extérieur.

il y a donc obligation pour tous, gouvernements comme gestionnaires de communications, de rechercher de nouvelles manières de communiquer. Même si les réseaux de transmission de données filaires (fil de cuivre ou fibre optique) assurent une très grande part des transmissions de données, la partie dite sans-fil arrive (presque) à saturation. On peut le constater dans les villes où l’emploi du GSM est beaucoup plus important. Ils sont nombreux les utilisateurs aux abords de gare, stade, etc…. à se plaindre de ne pas pouvoir contacter la personne désirée. Et pourtant… les bornes sont là, les répétiteurs aussi, mais le trop grand nombre de GSM voulant borner sature les relais. Et puis les chiffres sont une nouvelle fois là aussi. Ils montrent que près d’un demi-milliard (429 millions) d’appareils mobiles et de connexions ont été ajoutés en 2016 . Les smartphones ont représenté la majeure partie de cette croissance, suivis par les modules M2M. En 2016, les appareils mobiles et les connexions mondiales ont atteint 8,0 milliards, contre 7,6 milliards en 2015. Face à une telle montée en puissance d’une telle “consommation” on peut alors comprendre qu’il est urgent de rechercher d’autres moyens de communiquer.

Et la lumière fut.

Dieu dit : “Que la lumière soit !” Et la lumière fut.(Genèse 1:3 – Bible à la Colombe 1978).
La lumière produite par l’homme aujourd’hui, par le biais entre autres de centrales éléctriques, va permettre demain, de continuer à communiquer. C’est par le biais de diode électroluminescente (abrégé en DEL en français, ou LED, de l’anglais : light-emitting diode), permettant d’utiliser la lumière sur des longueurs d’ondes comprises entre 480 nm – soit 670 THz – (bleue) et 650 nm – soit 460 THz – (rouge) qu’auront  lieu les communications. Une telle transmission a pour nom le  Li-Fi ou Light Fidelity. Les acronymes Li-Fi et Wi-Fi trouvent leur origine dans le mot Hi-Fi qui est l’abréviation du terme anglophone pour High Fidelity et qui signifie en français « Haute Fidélité ». Le terme Wi-Fi a été utilisé pour Wireless Fidelity où le terme Wireless (sans fil) se réfère à l’usage des ondes radio. L’acronyme Li-Fi signifie Light Fidelity où Light se réfère à la lumière. Ce terme a été proposé pour la première fois par Harald Haas, professeur de communication mobile à l’université d’Édimbourg, lors de la conférence TED en 2011, comme l’indique le site Wikipédia.

Le premier appareil de transmission de la voix par ondes lumineuses

Comme le rappelle le site Wikipédia, la première démonstration de communication Li-Fi date de 1880 quand Alexander Graham Bell, connu pour l’invention du téléphone, montra son photophone capable de transmettre sur plusieurs centaines de mètres le son de sa voix en utilisant la lumière du soleil. Ce fut la première technique de communication sans fil mise au point, bien avant l’apparition des communications radio qui feront passer aux oubliettes le photophone. Alexander Graham Bell dira à propos de cette invention : « Can imagination picture what the future of this invention is to be? » (« Notre imagination peut-elle nous dire ce que sera le futur de cette invention ? »). Aujourd’hui, le futur de cette invention est présent. La preuve…..

Les avantages et inconvénients du Li-Fi

On voit donc que le Li-Fi va permettre demain d’avoir une sécurité dans la transmission entre l’émetteur (une borne) et le récepteur (un GSM, un ordinateur) puisque la distance entre les deux pourra être de quelques mêtres. Si la portée des ondes lumineuses est légèrement plus importante que le Bluetooth basse puissance et moins que le Bluetooth haute puissance ou Wi-Fi, ce système de communication va permettre un réel regain des outils communicants. Ainsi, pouvant être utilisable de jour comme de nuit, ce système ne transitant plus par une borne mais par exemple un lampadaire, il  n’y aura plus cette impossibilité de contact avec autrui. Chaque lampadaire muni de lampes Li-Fi, sera un émetteur/récepteur du signal. La triangulation pour la recherche d’une personne par des services de secours, sa surveillance par des services de Police sera alors plus fine et donc exploitable au mètre près, si ce n’est au décimètre. Mais les champs d’exploitation de ce type d’appareils ne s’arrête pas là.

Depuis quelques années, des constructeurs comme Apple et autres en collaborations avec des fabricants de vêtements réfléchissent sur la connectique de ceux-ci afin de nous indiquer par exemple l’heure, adaptation à la température extérieure, etc… Jusqu’à présent cela demandait un certain nombre d’outils techniques pour assurer ne serait-ce que l’émission et la réception du signal radio. Demain, par le biais d’un minuscule boitier inséré dans le vêtement, avec des capteurs installés dans celui-ci, il sera possible que le tissu passant près d’une borne lumineuse, reçoive des informations et s’adapte à celles-ci.

Premier GSM équipé du Li-Fi, construit par Samsung en collaboration avec pureLiFi.

Autre exemple : dans un tunnel routier, les communications GSM peuvent devenir difficiles sinon impossibles. Avec le Li-Fi, il n’y aura plus de barrières. Aussi bien dans le ciel, sous l’eau comme dans l’espace.Bref, une communication partout à moindre coût.

Le Li-Fi roue de secours des communications ? Pas tout à fait mais plutôt un moyen différent de communiquer. Sans que le communicant (FAI, etc…) soit obligé d’investir énormement pour porter le signal en des points innaccessibles ou sur une portée immense pour le cas d’un relais isolé. Car chaque point électrique, qu’il s’agisse d’un lampadaire, de feux clignotants à un carrefour même isolé, d’une lampe au fond d’une mine, ou tout simplement dans un ascenceur, pourra être un point Li-Fi. Mais s’il s’agit par exemple de modifier tous les lampadaires d’une ville, qui en sera l’exploitant ? Le maire ou l’opérateur du signal ? Qui paiera la note d’électricité ? L’utilisateur passant près de ce relais, l’exploitant ou la ville ? Il existera sûrement de nombreux points de friction entre les différentes parties pouvant se terminer devant les tribunaux, mais le Li-Fi devrait apporter le “bonheur de vivre” pour un certain nombres de personnes. Nous pensons  à ceux  souffrant de sensibilité electromagnétique qui vont pouvoir retrouver une vie normale. Grâce à la lumière.

Il s’agit maintenant d’espérer que tous les acteurs du Li-Fi, les constructeurs, les exploitants comme les utilisateurs sauront comprendre que ce moyen de communication va bousculer nos habitudes. Nous ne bannirons plus la lumière mais plutôt nous la chercherons. Jusqu’au jour où….

Que pensez-vous de ce nouveau moyen de communication ? Seriez-vous prêt à l’adopter ? N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez dans les commentaires de cet article.

 

(1)  Mise à jour de la prévision du trafic de données mobiles dans le monde, Livre blanc 2016-2021 par Cisco.

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