Vous écoutez l’épisode 10 de l’after show, votre rendez-vous Quinzomadaire aborde des sujets de fond autour de la tech.

Depuis quelques jours, Google a annoncé la fin d’une nouvelle application. En effet, Google Meet ne sera plus, enfin pour un temps. À cette annonce, toute la stratosphère journalistique tech a commencé à crier à l’assassin, Google recommence à tuer ses applications, c’est insensé, inadmissible. Mais doit-on réellement jeter la pierre à la filiale d’Alphabet ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode de l’after show.

Je suis Nicolas, facilitateur numérique et je suis accompagné de Laurent. 

Aujourd’hui, Laurent et moi-même dédions tout particulièrement cet épisode nos deux derniers soutiens sur Patreon Yann. A et Vinciane. Grâce à votre aide et à tous les autres Patreon, nous avons pu renouveler l’abonnement à la plateforme qui nous permet d’enregistrer ce nouvel épisode. Alors, Merci beaucoup. Si comme eux vous aimez notre travail et que vous souhaitez nous soutenir, rendez-vous sur

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Google créateur et tueur de ses applications

Chaque année Google propose de nouvelles applications à ses utilisateurs. ‭Elles nous semblent à chaque fois merveilleuse, indispensable et l’on se demande même comment la firme de Mountain View n’a pas proposé plus tôt un tel outil. Pourtant, quelques années après, elle nous informe la fin de celles-ci. Comme si elles n’avaient pas rempli la mission demandée. Mieux, Google ne nous propose pas d’alternative aux produits qu’elle vient d’enlever. Mais est-elle la seule à proposer un produit pour ensuite le tuer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, nombreuses sont les sociétés éditrices à le faire.

Microsoft a tué des applications 

Avant de nous intéresser à Google, voyons ce qu’hier nous ont proposé d’autres éditeurs. Allez, on saute le pas et on commence avec … Microsoft. Il en est ainsi de Cortana, assistant numérique pour Android et iOs. De même, si vous avez utilisé Windows, depuis les premières versions, vous avez dû employé Paint. Pourtant, il a disparu en 2017. Je n’oublie pas Windows Phone qui a fini aux oubliettes lui aussi. C’était le système d’exploitation pour mobile qui était promis à un bel avenir.

Apple a tué des applications

Comme j’ai vécu longtemps dans l’univers d’Apple, je ne peux pas passer à côté de tout ce que nous a proposé la firme de Cupertino dans le passé et qu’elle a tuée. On commence avec une pensée émue pour Aperture. Destiné à assister les photographes, il permettait le développement des images RAW, traitements simples de photographies et classement. Deux services basés sur le cloud ont, eux aussi, disparu. Leurs noms vous diront sûrement quelque chose puisqu’il s’agissait de .Mac et bien sûr MobileMe. Pour la petite histoire, sachez que j’ai encore une adresse électronique en fonction pour chacun de ces services. 

Et toi @nicolas est-ce que tu as  une application développée autant par Microsoft ou Apple qu’aujourd’hui encore tu regrettes ? 

Apple a tué des produits

Il existe d’autres applications tuées par Apple, mais intéressons-nous maintenant aux produits aujourd’hui disparus, car elles ont marquées plus durablement les utilisateurs. Je commencerai par les bornes Airport présentée en juillet 1999 en même temps que le premier iBook. Elles ont permis de créer les premiers réseaux internes sans fil autant pour un usage privé que professionnel. Proposées autant au format de poche que de la grosseur d’un MacMini, elles ont données en quelque sorte les lettres de noblesse du Wifi, pouvant même être routeur. C’est en avril 2018, qu’Apple a décidé d’arrêter leurs fabrications. 

@Nicolas connaissais-tu ce type de produit et as-tu l’occasion d’en utiliser. ?

Adieu l’iPod qui a permis de se balader en musique

Autre produit, mais le mondialement connu, je veux bien sûr parler de l’iPod. Premier baladeur numérique, il a été lancé en octobre 2001. En mai 2022, soit après vingt-et-un ans de bons et loyaux services, Apple a annoncé l’arrêt de la production de ce produit, qui a démocratisé la musique pour tous. Il s’est montré sous des modèles divers allant à celui qu’on lui connait appelé plus communément iPod Classic, mais également iPod Schuffle, Nano et Touch. Il s’est décliné sous différentes formes allant de la clé USB en différentes tailles, au clip mais également à celui de l’iPhone mais en plus allégé au niveau poids. Bref, l’iPod a été un marqueur important pour un certain nombre de générations. Je n’oublierais pas qu’on pouvait suivant les modèles y jouer à des jeux vidéos et même faire des photos et même faire des vidéos pour certains. 

@Nicolas, je suis sûr que tu as dû avoir un iPod. Je me trompe ou non ? Pourquoi d’après toi cet outil a été arrêté par Apple ? 

D’autres marques ont tuées aussi leurs produits 

La liste des outils technologique proposé à une époque par des sociétés qui aujourd’hui ne sont plus vendues est longue. Je pense à Sony et ses smartphones, Sagem et ses téléphones mobiles. Dans un autre registre technologique, je pense à Kodak qui n’est plus que l’ombre que d’elle-même. Quand on pense qu’il y a une vingtaine d’années encore, elle régnait en maître absolu sur la photographie. Mieux, même chez le buraliste du plus petit village de France, on pouvait acheter l’un de ses produits. Aujourd’hui, il n’y a plus rien de son passé.
Je ne peux pas faire l’impasse sur Nokia, qui jusqu’en 2007 était le numéro un mondial des téléphones mobiles. Elle aussi proposait des produits qui du jour au lendemain, n’ont plus été acceptés par les consommateurs car devenu ringard. 

Mais dis moi @Nicolas, tu as du connaître la belle époque de la firme suédoise. Aurais-tu un souvenir à nous raconter sur l’un de ces produits que tu as du je suis sûr utiliser ? 

Google tueuse de ses produits 

Et Google dans cette longue litanie d’applications ou d’objets tués par la firme, de qui nous nous souvenons ? 

Je commencerai par les Google Glass. Présentées en 2012, elles ont été retirées en 2015. Le motif de l’époque étant un succès mitigé, mais aussi un refus du public de ne pas être filmé sans son consentement par cet outil connecté. Les temps changent, puisque Facebook nous promet prochainement des lunettes connectées et donc présentant certaines similarités avec les Google Glass.

As-tu eu l’occasion @nicolas de tester ce type de produit ? Même si ce n’est pas le cas, que penses-tu du concept de l’époque ? 

Toujours du côté des produits, j’ai une pensée émue pour les Google DayDream View achetées sur le site du store Us. Il m’était possible de lire à l’époque les articles du site mychromebook en réalité augmentée. C’était géant.

Tournons-nous vers les logiciels que Google a créés pour les tuer ensuite. Je commencerais tout naturellement par Google+, le premier réseau social de la firme de Mountain View qui avait ses adorateurs. Créé en 2011, il a été fermé en avril 2019, laissant sur le carreau des millions d’utilisateurs. 

Alors pourquoi il a fermé ? Différentes informations avancent la thèse de la sécurité comme du nombre peu important d’utilisateurs. Pour toi @Nicolas, il s’agit de tout autre chose. Pourrais-tu nous expliquer ta théorie sur cette fermeture, si théorie existe puisque cela sera sûrement la réalité ? 

Le cimetière des applications n’est pas si grand 

Il est comptabilisé pas moins de 267 projets qui ont fini au fameux cimetière des applications. On peut toutes les retrouver sur le site Internet appelé tout simplement KilledByGoogle. Mais quel est le but réel de ces applications créé puis tuées par Google ?  Justement @nicolas pour toi chaque projet est un test en grandeur nature pour telle ou telle fonction. Comme tu l’expliques dans un de tes derniers articles, l’application Send to Phone n’a eu qu’une durée de vie de 2 ans, de 2006 à 2008, mais la fonctionnalité est à présent intégrée à Android et Chrome, sous le nom de Partage à proximité

Pourrais-tu @Nicolas nous expliquer en quoi pour toi chaque projet créé et tué par Google n’est enfin de compte qu’une manière de tester une fonctionnalité ? 

Il faut tenter, même si cela ne fonctionne pas 

Un dicton dit qui ne tente rien n’a rien. Google a mis en pratique ce principe, puisqu’elle peut se le permettre. N’autorise-t-elle pas ses employés à prendre un certains nombres d’heures de travail pour développer personnellement une application ou simplement une fonction qui devra être validée par le comité de contrôle ? Si c’est le cas, cela pourra devenir une application ou s’intégrer à un autre projet.  Il y a donc de la part de la firme de Mountain View une volonté d’explorer toutes les pistes technologiques auquel nous ne pensons pas aujourd’hui, mais qui demain deviendront des atouts autant pour la firme que pour l’utilisateur. Comme me disait @nicolas lors de la préparation de cet after, “une application que tu utilises aujourd’hui, la connaissais-tu il y a six ans ?” La réponse est bien sûr non, pourtant je suis certain qu’actuellement se développent des outils qui seront opérationnels que dans quelques mois/années. 

En 2015, je découvrais les premiers smartphones Pixel de Google ainsi que le système d’exploitation Android, alors que je venais du monde d’Apple. Jamais je n’aurais pensé en 2022, continué a apprécié autant ces smartphones que l’OS. Et toi @nicolas qu’imaginais-tu à cette époque dans les prochaines années à venir ? 

Google créateur et tueur de ses applications

Pour finir, il me vient à l’esprit deux questions. Tout d’abord qu’appelle-t-on créer et tuer une application ou un outil tel que les lunettes Google Glass ? Arrêter la production comme on a pu le voir avec l’iPod d’Apple ou simplement ne plus assurer la distribution de l’application ? Ou simplement ne plus permettre à l’utilisateur d’employer ce qui auparavant était permis. Ma seconde question concerne la durée de vie d’une application ou d’un outil technologique. Je prendrai un exemple simple : le réveil-matin tel que l’on a connu celui-ci est de moins en moins utilisé si ce n’est plus tout. Il est  remplacé par le smartphone permettant de vous réveiller en douceur. Pourrait-on alors considérer le réveil-matin comme étant mort ou disparu ? Pour revenir au sujet, combien de temps après sa sortie une application est considéré comme morte ? Deux jours ? Deux ans ? Dix ans ?

Je ne dirais pas que tu as une théorie fumeuse là-dessus @nicolas, mais que t’inspire cette question, qui est aussi importante que celle sur l’œuf et la poule ? 

Voilà, c’est fini pour moi, vous pouvez de nouveau respirer !

Les applications coup de cœur

Audible: L’application qui nous lit des livres audio d’Amazon. Actuellement, il y a une offre pendant 6 mois. 2,95 € / mois à la place des 9€95 avec un crédit par mois. Lorsque nous n’avons pas les mains libres et que nous souhaitons quand même lire un livre. 

Adobe Express : Je vous rassure, il s’agit d’une web application, donc accessible en ligne. En tout cas, si vous avez l’envie de profiter de cet outil Adobe, je vous rappelle qu’il est gratuit pendant deux mois. Pour cela il vous suffit d’ouvrir l’application Explorer, d’aller dans Avantages et si vous êtes éligible à ce produit, vous allez ainsi économiser 23,98 € durant deux mois. 

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