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8 janvier 2022 par

Google devient progressivement plus riche qu’un état souverain

Il y a dix ans, cela aurait semblé inimaginable et pourtant : Google devient progressivement plus riche qu’un état souverain. Elle vaut aujourd’hui à travers Alphabet, la somme rondelette de 1 900 milliards  de dollars soit 1 564 milliards d’euros. Ce montant qui peut donner le vertige est aujourd’hui l’équivalent du PIB de l’Italie en 2020. Il est aussi dix-neuf fois plus élevé que le plan de relance que le gouvernement français se propose de mettre en place. Enfin, cela correspond à celui que le président des USA a présenté en mars 2021. Ce qui hier semblait astronomique et comme un plafond de verre infranchissable a été largement cassé. Les raisons d’un tel enrichissement sont multiples, mais surtout elles correspondent à la place de plus en plus importantes des technologies numériques. 

Sans le numérique nous sommes à poil

Sur un an, l’action Google, filiale d’Alphabet a augmenté de…. 65,97%. Une telle hausse n’est dû au hasard, mais à une concordance d’événements qui ont entraîné une plus grande dépendance aux produits numériques. 

Le cours de l’action Google valant 1750,05 USD au Nasdaq le 5 janvier 2021
Le cours de l’action Google valant 2887,99 USD au Nasdaq le 4 janvier 2022

Qu’il s’agisse d’utiliser un véhicule ou de se déplacer, de payer ses impôts ou simplement téléphoner, tout est numérique. Derrière cet adjectif se cache deux chiffres : le zéro et l’unité. À partir de là, il est possible de tirer des statistiques comme des modèles mathématiques. On peut aussi établir des calculs permettant ainsi d’informer sur la manière de se déplacer, avec des mesures différentes suivant les heures. Bref, nous sommes passés du boulier à quelque chose d’invisible et qui à pour nom le numérique. 

La faute au Covid-19 ?

Jusqu’au début de l’année 2020, la place de l’informatique bien qu’importante restait encore marginale, pour ce qui concerne le télétravail. En quelques semaines à cause des confinements, des millions d’entreprises ont dû basculer d’un taylorisme débordant de rigueur à une liberté complète donnée aux travailleurs. Il était fini les heures de bureaux cadencées par les pauses à la machine à café. Fini aussi les heures innombrables de transport. Comme les courses pour arriver à l’heure chez la nounou. On oubliait tout et l’on se retrouvait confiné dans un quarante mètres carrés parfois à quatre. Néanmoins, le goût de la liberté était là. 

Du jour au lendemain, il fallu équiper des millions de personnes d’outils informatiques permettant autant le travail en ligne que la communication sécurisée. Tout naturellement une grande majorité s’est tourné vers les Chromebook. Un lancement rapide, une sécurité dans les communications comme une facilité d’emploi, sans oublier un prix moindre comparé à un produit d’Apple ou sous Windows. Ce mécanisme dans la recherche du meilleur outil de communication a permis aux ventes de Chromebook de s’envoler comme bien sûr tous les services proposés par Google. Qu’il s’agisse de Google Meet, Google Duo ou même de Google Workspace, les entreprises comme les employés ont grandement apprécié les produits de la firme de Mountain View.

Pourrons-nous demain nous passer de Google ?

À quelques encablures de la capitalisation boursière des quarante valeurs vedettes françaises du CAC 40 réunies (2 700 milliards de dollars de capitalisation cumulée), Google ne peut que continué à s’enrichir. Ceci pour deux raisons : la place du numérique dans notre société, mais également par les investisseurs états-uniens qui boudent aujourd’hui les bons du Trésor Us avec des taux d’intérêt nuls (les taux à dix ans sont à 1,63 %). Ils se tournent plus volontiers vers les entreprises technologiques dont les rendements annuels sont plus importants.

Le numérique nous accompagne partout, 24/24 h en assurant même la surveillance de notre sommeil comme de notre rythme cardiaque. L’emploi de tels outils amène le consommateur à toujours en vouloir plus. Plus de surveillance, plus d’aide, plus d’informations. Toujours plus, et donc plus de dépendances aux machines. Les millions de données qui nous donnons gratuitement permettent d’établir un schéma général de notre vie. À partir de là, vient à l’esprit la question suivante : pourrons-nous demain nous passer de ces machines ? Je n’ai malheureusement pas la réponse, mais il est certain qu’au rythme où nous nous engageons dans le tout numérique, il est déjà peut-être trop tard pour pouvoir s’en passer. 

Google devient progressivement plus riche qu’un état souverain

La richesse des sociétés comme Google, Apple et bien d’autres est bien sûr toute relative, puisqu’elle ne repose en partie que sur le cours de leurs actions. Elle montre pourtant à quel point elles deviennent un levier important dans l’économie mondial et l’on pourrait assister demain à la création d’entités numériques délivrant aussi bien des passeports, créant sa monnaie que faisant payer des impôts. Et pourquoi pas avoir son armée ! Futuriste ? Pas tant que cela et nous ne sommes pas loin ou des sociétés auront autant de pouvoir, si ce n’est plus, qu’un État.

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