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résumé de la semaine

6 juin 2020 par

Les réseaux sociaux “pousse-au-crime” vers les dictatures ?

Et si le comportement de modération de certains réseaux sociaux était le prétexte pour qu’un président élu démocratiquement devienne un dictateur ? Posée ainsi aujourd’hui une telle question peut sembler un peu étonnante et pourtant…. La haine qui habite D. Trump envers Twitter et consœurs pourrait faire qu’une démocratie comme les États-Unis devienne une dictature par la charge d’un seul homme. Alors, les réseaux sociaux “pousse-au-crime” vers les dictatures ? 

Les -pas si nouveaux nouveaux- médias sociaux….

Depuis un certain nombre d’années, il nous est proposé via l’Internet des outils appelé nouveaux médias sociaux ayant comme nom Twitter, Facebook, etc…. Ils ont envahi notre manière de vivre et permis de percevoir tel ou tel événement par des échanges qui touchent une partie de ces consommateurs.

Pourtant tout cela n’est pas très nouveau. Ainsi, les 17e et 18e siècles ont vu les Européens qu’ils soient penseurs, explorateurs ou simplement habitants d’un quartier, être envahis eux aussi de ce qu’aujourd’hui nous appellerions les médias sociaux. Tout le monde s’écrivait, d’un immeuble à un autre, d’un faubourg à un autre, d’une ville à une autre et d’un pays à un autre. Tout était sujet à écrire : les déconfitures d’un couple, l’avis sur une pièce de théâtre ou simplement une invitation à dîner, comme les conspirations contre telle ou telle personne ayant du pouvoir. Mais saviez-vous que Voltaire écrivait entre 10 et 15 billets par jour ? Racine ne suivait pas le rythme des courriers et se désolait de voir sa boite aux lettres pleine. Madame de Sévigné qui en dehors d’être longtemps une jeune veuve, a quand même écrit à sa fille 1220 lettres entre 1670 et 1696. Enfin, même si une partie de ces billets arrivait à destination, d’autres ont fini dans les caniveaux, pour être ensuite repris en partie dans des billets ou les phrases les plus diffamatoires au pouvoir en place étaient proposées au public. Possédés de tels écrits pouvait vous emmener à la Bastille ou autres cachots. 

Ce fut à cette époque que naissait le journalisme moderne, avec une recherche de l’information et sa distribution à des abonnés. Dans le même temps, salons et autres lieux où les traits d’esprits rivalisaient avec des discussions sur la littérature, idées, mais aussi sur les découvertes de l’époque, ont engendré ce qui aujourd’hui encore interpelle une bonne partie de la population “Comment gérer toute cette information ?” Celle que nous recevons autant sous forme d’emails, tweets, fils Rss, ….. 

Les réseaux sociaux “pousse-au-crime” vers les dictatures ?

Les réseaux sociaux pousse-au-crime vers les dictatures ?

Ce qui aujourd’hui avec les smartphones nous semble nouveau, n’est en fin de compte qu’un ressassé de ce qui hier existait déjà. Il n’est pas une application sociale qui ne soit le pendant de ce qui fut dans le passé. Avec comme point central l’écriture restée la même et ayant comme seule différence d’être aujourd’hui faite de zéro et de un, alors qu’hier elle se couchait sur un papier dans des pleins et des déliés. 

L’écriture d’aujourd’hui, le président des USA s’en est servi longtemps pour ne pas reconnaître la nationalité états-uniennes à un homme noir devenu président. Puis lui-même exerçant cette fonction, il a pu dicter sa Loi à travers le média social Twitter. 

Démissions comme prises de fonction de ses collaborateurs, ces nominations ont eu lieu via l’oiseau bleu dans un langage parfois coloré. Cet homme-là a tout dit, tout écrit, du plus vulgaire au plus présidentiel, avec en toile de fond une appropriation du pouvoir dans le seul but de satisfaire ses envies personnelles. Pas une seule fois, il n’a été le président du peuple états-unien dans son ensemble, mais seulement celui d’une partie des électeurs blancs qui l’ont porté à la Maison-Blanche. Pour le reste, aucune pitié ou avec un temps de retard pour ceux qui étaient morts, particulièrement les minorités, autant écrasés par des véhicules conduits par des blancs que tués par arme à feu par des policiers blancs. 

À chaque fois, le message publié était accepté sans aucune restriction par les modérateurs de Twitter. Mais tout a une fin. La modération s’est appliquée suite à un écrit où il mettait encore une fois en avant les bienfaits de la violence. « When the looting starts, the shooting starts » (« Si les pillages commencent, les tirs commencent »).

Fort de ses 80,6 millions d’abonnés reconnaissant chaque parole présidentielle comme étant une parole divine, cet homme qui n’a jamais vu quoi que soit lui être refusé, a piqué une colère d’homme vexé. Ainsi, il a signé un décret sur la prévention de la censure en ligne. Une sorte d’attaque personnelle envers Twitter qu’il voudrait voir brûler dans les feux de l’enfer. Cet outil qu’il utilisait hier, lui semble aujourd’hui être dirigé  par un ramassis de gangsters anti-états-uniens, prêts à renverser son pouvoir ou tout du moins empêcher qu’il puisse dire tout et n’importe quoi. 

Et maintenant ?

Les dirigeants de Twitter se trouvent donc devant un dilemme important : arrêter de censurer et c’est reconnaître le pouvoir quasi divin à D. Trump. Continuer de le censurer et c’est se faire bannir par une partie des électeurs de D. Trump et surtout être traité de système social anti-démocratique, avec comme menace de se faire racheter par des partisans du président actuel pour ainsi arrêter tout censure. Une dernière possibilité existe : celle de la prise de pouvoir par l’actuel président suite à une éventuelle guerre civile lui permettant ainsi de réguler les médias qui sont selon lui anti-démocratiques. Une telle menace existe au vu des événements ayant eu lieu dans les dernières semaines de mai, à la suite de la mort, qualifiée depuis de meurtre d’un homme noir par un policier blanc.  

Alors le comportement de certains réseaux sociaux peut-il faire basculer un pays de la démocratie vers la dictature ? Possiblement !!


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Comme chaque semaine, on finit en musique, avec aujourd’hui le cui-cui des petits oiseaux qui ne sont pas bleu.

Voilà c’est fini. Passez un bon week-end et n’oubliez pas….. à la semaine prochaine.

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